[HGGSP] Les services secrets pendant la Guerre Froide

Thomas Gilbert - Mis à jour le 08/06/2022
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Dans l’ombre la Guerre Froide se tient un nouveau genre de conflit : une guerre du renseignement. La connaissance est désormais un enjeu géopolitique et stratégique. Le but ? Savoir ce qu’il se passe dans la tête de l’ennemi !

Taupe, agent double, espions, ces notions sont souvent capillotractées dans les films d’action, pourtant elles ont une grande part de réel ! On t’explique tout ça dans cet article ! C’est parti ! 🕵️‍♂️

Les services secrets, qu’est-ce c’est ? 🤔

Non, ce n’est pas quand tu payes quelqu’un en douce pour qu’il te rédige ta disserte ! Les services secrets ou les services de renseignement sont des administrations publiques qui travaillent pour un État. Leur existence est souvent inconnue, à la fois des ennemis, des citoyens et de l’administration de leur propre pays.

Les services de renseignement  existent depuis la première guerre mondiale, mais on a progressivement choisi de garder le nom « services secrets » ou « services d’espionnage » pour leur connotation moins péjorative.

Les services de renseignement  de l’époque étaient très bureaucratiques et publiques. Ils étaient créés dans le but de rassembler de l’information et trouver la vérité tandis que les services d’espionnage, comme leur nom l’indique, avaient pour mission de révéler les secrets de l’ennemi.

💡 Le savais-tu ?

L’ère des espions est véritablement née durant la guerre froide puisque les deux géants ont tous les deux eu recours à l’espionnage technologique pour le développement de l’arme nucléaire.

👉 Ces services secrets sont chargés de collecter des informations jugées stratégiques ou sensibles. Pour cela, ils utilisent de l’information dite « ouverte », c’est-à-dire accessible à tous (le JT de 20H par exemple).

👉 Ils ont également la capacité de chercher de l’information « fermée », de l’information protégée physiquement ou par des moyens juridiques (genre secret-défense) en contournant les protections grâce à des moyens illégaux, non seulement sur leur sol mais également au-delà de leurs frontières !

💡 Leurs activités en bref :

📌 Collecter des infos

📌 Les analyser

📌 Agir : Anticiper, contrôler, protéger & contrer l’ennemi

Leurs activités sont en partie  clandestines et requièrent la plus grande discrétion.  Leur mission est basée sur la devise « savoir, comprendre, agir ». C’est une forme de prévention en temps de paix si tu préfères, les services secrets sont chargés d’anticiper les crises, les attentats ou les guerres futures ! 

Création et organisation des services secrets pendant la guerre froide 🔎

Les services secrets américains 🇺🇸

Les États-Unis sont un des derniers  pays à se doter d’une agence d’espionnage permanente. En 1908, est créé le Bureau of investigation (BI) qui deviendra par la suite le Federal Bureau of Investigation en 1935. Officiellement, c’est une police fédérale dont les missions sont la lutte contre le banditisme et assurer un contre-espionnage.

La Central Intelligence Agency (CIA) est créée un peu plus tard 1947. Elle est placée directement sous l’autorité du Président des États-Unis, son objectif est la collecte et l’analyse de renseignements à l’extérieur des États-Unis, notamment des infos sur l’Union soviétique. En 1949, la CIA obtient l’autorisation de dissimuler son organisation, ses membres, son budget et ses activités.

And ye shall know the truth and the truth shall set you free

Devise de la CIA

En 1952, pour venir compléter les missions de la CIA, est fondée la National Security Agency (NSA). L’agence dépend du ministère de la Défense et s’occupe du renseignement électronique et de la sécurité des systèmes d’information du gouvernement américain.

💡 Le savais-tu ?

Contrairement à la CIA qui a été reconnue officiellement à sa création, la NSA a été créée en secret, l’agence gouvernementale n’a été reconnue officiellement qu’en 1957.

Les services secrets soviétiques ☭

Au début de la guerre  Froide, l’URSS ne dispose que du NKVD, sa police politique chargée de la sécurité intérieure, c’est un peu l’équivalent du FBI à l’époque.

Joseph Staline décide s’inspirer des Américains et fonde le KGB (le Comité soviétique de la sûreté de l’État) en 1954 pour remplacer le NKVD. L’organisme dépend directement du Politburo soviétique.

💡 Point Def’

Le Politburo était l’organe suprême du parti communiste de l’Union Soviétique, c’est lui qui déterminait les politiques de l’URSS.

Après sa création le KGB remplace peu à peu tous les organes de renseignement soviétiques, il dispose de prérogatives qui lui permettent de collecter des infos à la fois dans les domaines militaire et civil. Pendant toute la période de guerre froide, une des missions du KGB a été d’éliminer tous les dissidents internes à l’URSS, les plus chanceux ont atterri au Goulag.

💡 Le savais-tu ?

Le KGB menait avant tout des missions d’espionnage technologique. Ils avaient aussi des espions en France ! À titre d’exemple, Sergueï Pavlov, le directeur du bureau d’Aeroflot (l’équivalent d’Air France en Russie) est arrêté par la police française en 1965 avec les plans du Concorde !

Jusqu’à la fin des années 80, on estimait que le KGB employait près de 700.000 personnes à la fois sur le territoire soviétique et à l’étranger. Le KGB est dissous après la chute de l’URSS en 1991.

Les services secrets anglais 🇬🇧

Les Anglais sont sans doute les premiers à s’être doté d’un service de renseignement. La première administration de ce genre remonte au XVIème siècle pendant le règne d’Elisabeth Ier. De nombreux agents de la reine avaient infiltré le royaume d’Espagne.

Le Secret Intelligence Service (SIS) a été créé en 1909 pour surveiller l’Allemagne, sa mission s’est poursuivie au cours de la Seconde Guerre mondiale et durant la guerre froide. Le SIS a notamment coopéré avec les États-Unis afin de partager leurs réseaux d’informations.

👉 Cette coopération anglo-américaine a permis de nombreux succès notamment l’opération « Overlord » qui a permis de tenir secret le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 !

👉 On peut également citer l’opération « Fortitude », une mission de désinformation qui avait pour but de faire croire aux Allemands que le véritable débarquement aurait lieu en Pas-de-Calais et non en Normandie.

Les services de renseignement britanniques ont notamment mené de nombreux travaux de décryptage pendant la Seconde Guerre mondiale  en utilisant les premiers ordinateurs conçus par Alan Turing pour déchiffrer les codes de la machine allemande Enigma.

Leur coopération avec les Américains  a perduré durant la guerre froide  quand « le mur de Fer » s’est installé en Europe. Les Anglais ont fait les frais du savoir-faire soviétique en espionnage puisqu’ils ont été infiltrés par de multiples espions russes.

💡 Le point def’

Un agent double est agent secret qui travaille pour un autre service de renseignements que le sien. Il trahit son pays pour des raisons variées (argent, idéologie, ego ou contraintes). On l’appelle communément une « taupe » en référence au mammifère qui vit et se cache sous terre.

De gauche à droite : John Cairncross ; Kim Philby ; Donald Maclean ; Guy Burgess ; Anthony Blunt

Les agents doubles les plus connus sont « les Cinq de Cambridge. » Ils avaient été recrutés par le NKVD durant les années 1930, puis travaillèrent pour le compte de l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide qui la suivit. Les Soviétiques partent ainsi avec un atout majeur. Ces espions ont transmis environ 20 000 pages de documents à l’URSS.

Les informations données par les agents doubles Kim Philby et George Blake dans les années 1950 permettent aux soviétiques d’éliminer plusieurs centaines d’agents occidentaux qui opéraient en secret dans les pays du bloc soviétique.

Le renseignement au service des États 😎

La guerre froide: une guerre entre espions 🧐

Dans les années 1950, les États-Unis adoptent la stratégie de l’endiguement. C’est une politique qui vise à limiter l’expansion de la zone sous influence soviétique après la Seconde Guerre mondiale, le tout sans avoir à recourir à un affrontement direct avec l’URSS.

La CIA et le KGB œuvraient chacun de leur côté, dans le secret le plus total pour déjouer les opérations de l’autre. Cette volonté de percer à jour les secrets de l’adversaire s’explique aussi par le fait que pour les deux camps, il était presque impossible d’effectuer des missions de survol du territoire ennemi.

👉 En guise d’exemple, on peut prendre le crash  d’un avion de reconnaissance américain (Lockheed U-2) en territoire soviétique en 1960, l’incident a créé une crise diplomatique entre les deux pays.

Les services secrets […] sont les seuls à pouvoir agir sans provoquer la guerre.

Constantin Melnik

Ancien coordinateur des services secrets français

La CIA profite de sa dissimulation dans les années 50 pour mener plusieurs autres missions qui ne sont pas liées au KGB :

  • 1953 : Le renversement du premier ministre Mohammad Mossadegh en Iran
  • 1954 : l’organisation d’un coup d’État contre le dirigeant du Guatemala Jacobo Arbenz
  • 1961 : L’intervention dans la Baie des Cochons à Cuba pour renverser Fidel Castro
  • 1973 : L’organisation d’un coup d’État au Chili contre Salvador Allende.
  • De son côté, le KGB avait lui aussi d’autres missions. Le KGB est passé maître dans l’infiltration des services étrangers ! Avec ce savoir-faire, le KGB avait recours à la création de fausses rumeurs grâce à un service de désinformation chargé de répandre de fausses nouvelles pour affaiblir l’ennemi. 

    👉 C’est le cas de l’opération Infektion qui répand la rumeur que la fabrication et la diffusion du SIDA serait de la responsabilité d’un laboratoire américain, rumeur qui s’est largement diffusée en Afrique.

    L’espionnage au cours de la Seconde Guerre mondiale était également une nécessité : dans les années 1930, la seule puissance en mesure de pouvoir s’opposer à l’Allemagne nazie était l’URSS.

    Au début de la guerre Froide, les Soviétiques sont très en avance dans le domaine des renseignements par rapport aux États-Unis puisqu’ils bénéficient de deux atouts majeurs : 

    📌 Une connaissance de l’adversaire de l’intérieur par l’efficacité de leur service de renseignement (NKVD puis KGB) ;

    📌 Le caractère totalitaire de l’URSS : il est plus facile pour un pays d’espionner un régime politique ouvert comme une démocratie qu’inversement. 

    La découverte de la fission nucléaire : une prise de conscience 🤯

    À l’aube de la Seconde  Guerre mondiale, trois scientifiques Allemands découvrent la fission nucléaire. Les scientifiques Fritz Strassmann, Lise Meitner et Otto Hahn présentent les résultats de leurs recherches à l’occasion de la remise du prix Nobel en Suède.

    Cette découverte fait beaucoup de bruit dans le monde scientifique et déclenche une prise de conscience du monde politique sur les enjeux du nucléaire dans l’optique d’une application militaire. Le Royaume-Uni et les États-Unis sont les premiers pays à investir dans ce domaine de recherche.

    Au début de la guerre, l’URSS est très en retard sur son programme nucléaire, c’est à cette période que les services secrets prennent véritablement de l’ampleur ! Les Soviétiques sont parvenus à faire infiltrer une taupe (un agent double) au sein de l’équipe de scientifiques qui participe au projet Manhattan.

    💡 Le savais-tu ?

    Le projet Manhattan est le nom de code attribué à l’opération secrète chargée de concevoir la première bombe atomique américaine. Le projet a démarré en 1942 après qu’Albert Einstein ait envoyé une lettre au président américain Franklin D. Roosevelt, pour l’alerter de l’intérêt de l’Allemagne nazie pour le nucléaire militaire.

    L’espionnage nucléaire 🧐

    Les Britanniques et les Canadiens se joignent aux États-Unis pour travailler en secret sur le projet Manhattan. Lors de cette coopération, de nombreux scientifiques prennent part au projet, notamment des physiciens qui se sont exilés d’Allemagne, mais certains d’entre eux ont été recrutés en cachette par les Soviétiques.

    Le plus célèbre de ces espions nucléaires est le physicien allemand Klaus Fuchs. Après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, il fuit pour la Grande-Bretagne.

    En 1941, les Britanniques l’envoient aux États-Unis pour participer aux travaux du projet Manhattan, cette même année il est recruté par le NKVD pour transmettre des informations sur la confection de la bombe atomique.

    💡 Le point Def’

    Le NKVD est l’équivalent du ministère de l’Intérieur Russe. C’est une administration qui sert également de police politique et de service de renseignement.

    On appelle « police politique » un service de police, généralement secret, qui a pour mission d’assurer la sécurité de la nation contre les menaces internes. Ce type de police est majoritairement en place dans les régimes totalitaires et n’existe pas dans un État de droit.

    La mission de Klaus Fuchs a été capitale pour le programme nucléaire russe. Les États-Unis avaient une très grande longueur d’avance dans le domaine, ils estimaient que les Soviétiques mettraient entre 10 et 15 ans pour concevoir leur premier prototype, tandis que le premier essai nucléaire russe aboutit en 1949.

    Les informations transmises par Fuchs ont permis à l’URSS de rattraper plusieurs années de retard sur le programme américain. Cet échec est en partie la cause de la stratégie anticommuniste appliquée aux États-Unis où on faisait la chasse aux sympathisants de l’idéologie soviétique, c’est une époque où on n’hésitait pas à dénoncer son voisin dès le moindre soupçon : c’est l’ère du Maccarthysme.

    💡 Le savais-tu ?

    Ce nom vient du Sénateur américain Joseph McCarthy qui dans un discours accusait tous les membres du parti communiste d’être des espions à la solde du régime soviétique. Son discours créa un mouvement d’opinion très fort qui instaura la peur du communisme dans tout le pays, on appelle également cette période « Red Scare » ou la Peur Rouge en français.

    On comparait ce « Red Scare » à une vaste chasse aux sorcières puisque les services de renseignements américains avaient pour mission de dénicher les espions soviétiques.

    Dans cette optique, les Américains ont lancé le projet “Venova”, un programme de décryptage des communications  radio des services de renseignements soviétiques pour découvrir les agents infiltrés dans leurs rangs.

    C’est grâce à ce programme que Klaus Fuchs est démasqué en 1950. Il avoua avoir espionné pour le compte des Soviétiques et fut condamné à 14 ans de prison pour la divulgation d’informations concernant les bombes atomiques américaines. 

    👉 Au total le projet Venova a  permis d’établir que les Russes avaient bénéficié d’un total de 6 informateurs au sein du programme nucléaire américain. À ce jour, deux de ces sources n’ont pas été découvertes.

    Le pouvoir de l’information : une course technologique 🏃‍♂️

    En plein cœur de la course à l’espace, au-delà d’être le premier à asseoir sa puissance technologique, l’espace représente également un moyen pour les deux blocs de la guerre froide de mener une guerre de l’information.

    Après les premières mises en orbite réussies de la Russie avec Sputnik-1 et Sputnik-2 en 1957, les États-Unis découvrent que leurs grandes métropoles deviennent de potentielles cibles pour les missiles russes,  c’est l’avènement des satellites espions.

    En 1960, les Américains lancent le programme Corona. Afin de rester dissimulé, le programme prend le nom « Discoverer », les États-Unis présentaient le satellite comme une expérience scientifique avec à son bord du matériel biomédical. 

    👉 En réalité, il est équipé d’une caméra panoramique pour prendre des clichés de la Terre en HD. Il est envoyé en orbite le 19 août 1960 avec à son bord 9 kilos de bobine de films !

    Le satellite prend des photos de la surface de la terre puis une capsule contenant les films est éjectée et récupérée en vol par un avion. Au cours de ses 17 orbites, le satellite photographie près de 2,4 millions de Km² de terrain soviétique !

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    Il fournit notamment des renseignements cruciaux sur les missiles balistiques russes et le développement de leur énergie nucléaire. Avec la mission Discoverer-25, les US ont pu estimer que l’arsenal russe était composé de 10 à 25 missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

    L’avènement des satellites d’espionnage a offert aux États-Unis une meilleure connaissance de l’URSS. Au-delà de prendre des photos pour le compte Insta de la NASA, ces satellites avaient des tonnes de missions dont :

    • L’observation infrarouge pour intercepter les transmissions radio
    • L’alerte avancée pour détecter les départs de missiles balistiques ou les décollages d’avions
    • La surveillance des océans pour détecter les essais nucléaires

    Entre 1959 et 1992, les États-Unis ont lancé 266 satellites de reconnaissance. De leur côté les Soviétiques ont pété tous les scores avec 712 satellites entre 1962 et 1987 !

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    Que reste-t-il de la CIA et du KGB ? 🤔

    Après la chute de l’URSS, les Américains ont décidé de conserver la CIA pour détecter d’autres menaces potentielles. Pendant les années 1990, la CIA a connu beaucoup de difficultés et son fonctionnement a été plusieurs fois remis en cause.

    Les États-Unis ont notamment été victime d’attentats à la bombe en 1994 et 1998 sans que la CIA en ait eu vent, les attentats d’Al-Qaïda le 11 septembre 2011 étaient la cerise sur le gâteau. Cette série d’échecs a révélé le manque de préparation et d’efficacité de la CIA. À cette période, l’administration Bush a renforcé le budget de l’Agence pour accroître  ses effectifs dans l’optique de ne plus subir d’autres attentats aussi meurtriers.

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    Du côté russe, après la chute de l’URSS en 1991, le général Vladimir Krioutchkov qui dirigeait alors le KGB, utilisa les ressources internes du KGB pour aider la tentative de putsch de Moscou en août 1991. La manœuvre avait pour objectif de renverser M. Gorbatchev. Krioutchkov fut arrêté et son successeur Vadim Bakatine eut pour mission de dissoudre l’agence de renseignement.

    Le Service des Renseignements Extérieurs de la Fédération de Russie (SVR) succède à la Première direction générale du KGB. Son siège est situé à Iassenevo, un district de Moscou. Aujourd’hui, le SVR est un service fédéral sous les ordres directs du chef d’État russe !

    Conclusion sur les services secrets 🕵️‍♀️

    Pour conclure, entre 1947 et 1991, les États-Unis et l’URSS dominent deux blocs idéologiquement opposés et s’affrontent indirectement. Ce conflit intervient dans un monde bipolaire qui pousse les deux superpuissances à développer leurs services de renseignements.

    La supériorité économique des États-Unis ne peut empêcher des réussites technologiques et scientifiques soviétiques, qui font de l’URSS un rival redoutable tout au long de la guerre froide. La maîtrise de la connaissance est un enjeu politique, économique et géopolitique majeur entre puissances rivales. 

    La connaissance est un instrument de puissance qui permet de prévenir les atteintes aux intérêts du pays, à protéger ses citoyens et à défendre son modèle idéologique et politique, comme ce fut le cas durant la Guerre froide.

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