Géopolitique du monde à la fin de Guerre Froide

Thomas Gilbert - Mis à jour le 06/06/2022
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Alors que les États-Unis sont lancés dans un duel contre l’URSS, le début des années 1970 marque le déclin de la période des « Trente Glorieuses », théorisée par l’économiste français Jean Fourastié. À la fin du siècle, le monde s’enlise dans une série de crises économiques aux multiples conséquences qui ont contribué à transformer les économies et le paysage géopolitique mondial.

Dans cet article, on te propose un tour d’horizon du contexte géopolitique de la fin de la guerre froide. Let’s go ! 👊

Fin de la guerre froide : succession de crises 

La crise de l’Occident 🌩️

Dans les années 60, une période de « détente » s’installe entre les deux puissances de la Guerre Froide. En 1963, les Américains s’engagent dans la guerre du Vietnam. Les accords de Genève de 1954 avaient divisé le pays en deux, le nord Communiste et le Sud soutenu par les États-Unis.

Après la signature des accords, le Nord Vietnam souhaitait reprendre le contrôle de la partie Sud. Les États-Unis se sont embarqués dans cette guerre parce qu’ils craignaient « l’effet Domino », une théorie selon laquelle le basculement d’un pays dans le communisme ferait également basculer ses pays voisins. 

Cette guerre est très impopulaire, ce qui contribue en partie à l’élection du président Richard Nixon qui prend la suite de Lyndon B. Johnson en 1968.
Il engage alors des pourparlers et la désescalade du conflit.

Le retrait des troupes marque la défaite américaine, les États-Unis subissent une humiliation totale et tombent de leur piédestal. En conséquence, le pays de l’Oncle Sam subit une importante période de crise financière. 😬

L’économie américaine était essoufflée par les énormes dépenses pour la course à l’espace et l’effort de guerre au Vietnam. Les États-Unis n’arrivent plus à tirer l’économie mondiale vers le haut.

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Le système financier des accords de Breton Woods qui instaure le dollar comme seule monnaie convertible en or devient un véritable fardeau pour les États-Unis en raison de l’inflation.

👉 Le président Nixon décide alors de suspendre ces accords pour dévaluer le dollar, ce qui contribue à l’émergence d’une crise financière à l’échelle planétaire. Les taux de change entre les différentes monnaies du monde ne connaissent plus de stabilité et deviennent volatiles.

Des crises au Moyen-Orient ⚡️

Les chocs pétroliers ⛽️

Au-delà des États-Unis et de l’Europe, la période de Guerre froide voit apparaître des tensions au Moyen-Orient, qui devient rapidement le centre du monde : révolution iranienne, la guerre du Kippour, la guerre Iran-Irak…

Les deux chocs pétroliers des années 1970 qui vont grandement fragiliser l’économie mondiale. Entre les années 1945 et 1975, le pétrole est bon marché, c’est le principal facteur de croissance économique en Amérique et dans le reste du monde. C’est la période des fameuses trente glorieuses. La croissance américaine connaît une augmentation fulgurante en étant dopée par une importation massive de pétrole depuis les pays du Golfe Persique.

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Le Moyen-Orient, comme on l’évoquait plus haut, est également le théâtre de plusieurs guerres pendant à la fin de la guerre froide, notamment celle liée à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. Alors que les blocs de l’Ouest et de l’Est s’affrontent pour savoir qui domine le monde, le Moyen-Orient connais un autre type d’opposition, l’Islam contre l’Occident. 

L’invasion de l’Afghanistan 🪖

De 1979 à 1989, soit pendant près de 10 ans, une guerre opposait la puissance du géant soviétique aux résistants afghans. Pourtant, Russie et Afghanistan ont longtemps été de proches alliés. La Russie était notamment le premier pays à reconnaître officiellement l’état d’Afghanistan en 1919.  

Carte du Moyen-Orient

💡 Le savais-tu ?

Le pays est souvent considéré comme le carrefour du monde et des invasions. Avant notre ère, la région est d’abord envahie par Cyrus le grand et l’armée Perse, puis Alexandre le Grand en 331 av. J-C. Au Moyen Âge, région est ensuite conquise par les peuples Arabes venus de l’Ouest, ensuite par les Turcs et les Mongols venus du Nord.

Les Anglais ont tenté à trois reprises de coloniser la région depuis l’Inde britannique. Les invasions prennent fin au XXème siècle quand les derniers soldats de l’Armée Rouge rejoignent l’URSS en 1989.

On dit souvent que l’Afghanistan est “le Vietnam de l’URSS”. Les deux guerres ont plusieurs points communs : un rapport de forces déséquilibré, un enlisement dans le conflit de plusieurs années, une guerre incompréhensible pour l’opinion publique…

En 1978, le parti communiste afghan fait un coup d’État et s’empare du pouvoir. On peut se dire cool, l’URSS est communiste, elle doit être contente !
Sauf qu’à l’époque, c’est Léonid Brejnev qui la dirige, c’est lui le représentant du communisme à l’international. Il voit ce coup d’État comme un affront parce qu’on ne lui a pas demandé son avis en amont. 

De leur côté les États-Unis ne voient pas cette annonce d’un très bon œil, ils avaient déjà perdu beaucoup d’influence dans la région, seul le Pakistan était encore de leur côté. 

👉 Pour se prémunir contre la montée du communiste, les États-Unis lancèrent le programme Afghan sous le nom de code “opération cyclone”. L’opération avait pour but de fournir aux rebelles afghans des armes, des services d’espionnage et un soutien stratégique militaire pour limiter la propagation du communisme dans la région.

De leur côté les Russes craignaient également la montée de l’Islam, notamment avec la révolution islamique d’Iran dans les années 80. Il faut savoir que sur les 300 millions d’habitants de l’URSS, 50 millions étaient des musulmans pratiquants. Le Kremlin avait surtout peur que la montée de l’Islam ne s’accompagne d’un mouvement révolutionnaire à son encontre. 

💡 Le savais-tu ?

Les communistes de l’URSS prônaient l’athéisme et s’opposaient aux religions. À ce titre, lorsque Youri Gagarine devint le premier homme à être allé dans l’espace, le Kremlin lui avait fait déclarer publiquement qu’il n’avait “pas vu de dieux dans le ciel”.

Vu le rapport de forces inégal, tous les pays du monde arabe se rallient aux rebelles Afghans, les “moudjahidines”. Finalement, cette guerre n’est plus simplement un conflit entre deux états, mais un conflit entre l’islam et l’athéisme ou plus largement entre l’athéisme de l’URSS et la liberté de religion des États-Unis.    

Ce dernier conflit de la guerre froide prend rapidement une envergure internationale dans la mesure où l’ensemble de la planète s’affiche contre l’URSS. Même ses proches alliés se retirent face à l’invasion d’un pays sans défense. C’est véritablement un combat à la David contre Goliath.

L’URSS perd cette guerre parce qu’elle pensait jouer avec les règles à l’européenne : deux armées s’affrontent, celle qui prend la capitale a gagné. Sauf qu’au Moyen-Orient, même avec le gouvernement dans la poche, la capitale, l’armée, la supériorité technologique, l’URSS échoue à cause des guérillas menées par des insurgés entrainés. 

👉 L’URSS signe finalement un traité de désarmement et de retrait de ses troupes avec les États-Unis en 1989, marquant la fin du conflit. 

L’émergence de nouveaux acteurs 🌏

L’effondrement du bloc soviétique 🧨

Dans le contexte géopolitique à la fin de la guerre froide, l’URSS fait face à de multiples tensions, la crise de Cuba, la course à l’armement, la crise des euromissiles, la Space Race, l’invasion de l’Afghanistan… Les dépenses de l’URSS n’arrivent plus à suivre. Sans compter que la Chine s’est laissée séduire par le libéralisme et les possibilités de se développer économiquement.

Pendant les années 1980, la Russie fait face à un nouveau contexte géopolitique, elle n’est désormais plus seule face aux États-Unis.

👉 L’économie mondiale est plus transparente et l’émergence des statistiques publiques révèle que des pays industrialisés comme le Japon et l’Allemagne de l’Ouest disposent d’une économie plus puissante que celle de l’URSS.

👉 La Chine connait une croissance économique rapide grâce à une « révolution structurelle » qui la fait entrer dans l’économie de marché.

👉 L’accélération des échanges et des informations permises par les débuts du numérique creuse l’écart avec les États-Unis, dont la domination économique et militaire s’accroît.

En 1984, Mikhaïl Gorbatchev devient le dirigeant d’une Union soviétique au bord de la faillite. Pour essayer de réparer le déficit économique et le retard de l’URSS, il décide de mettre en place deux doctrines :

📌 La Perestroïka en 1985 : un ensemble de réformes économiques et sociales qui avait pour but de restructurer le pays qui avait pris un retard considérable sur ses voisins et ses ennemis.

Ces réformes permettent :

La restitution de la terre aux paysans sous forme de baux à long terme.
L’autorisation de création d’entreprises.
La libéralisation de l’activité économique des grandes entreprises d’État.
L’instauration d’un pluralisme politique.

📌 La Glasnost en 1986 : une politique qui promeut la liberté d’expression et une tentative de sortie du totalitarisme. Cette réforme permet notamment une libéralisation partielle de la presse alors très contrôlée à des fins de propagande.

Ces réformes ne prévoyaient pas la mise en place de véritables mécanismes de marché comme l’a fait le gouvernement chinois. Les réformes n’étaient donc pas complètes et leurs effets se sont retrouvés limités, contribuant au passage à la désorganisation de l’économie et une détérioration des conditions de vie des citoyens de l’Union soviétique.

Privés de soutien militaire, les régimes communistes d’Europe de l’Est s’effondrent un à un, entrainant une montée du nationalisme. S’ensuit une série de transitions démocratiques comme en Pologne, en Tchécoslovaquie et en Hongrie qui ouvrent leurs frontières à l’Occident.

👉 En 1989, la RDA s’effondre, elle aussi, après la chute du mur de Berlin, symbole de la guerre froide. L’Allemagne est réunifiée dans la foulée.

La chute du mur incarne l’étincelle qui a permis de déclencher une vague de contestation dans le reste des états annexés en 1945 par l’URSS. En 1991, les républiques de l’URSS proclament tour à tour leur indépendance.

Mikhaïl Gorbatchev quand il voit la chute du mur à la TV

Le développement de la contestation et la montée des revendications nationalistes ont rendu inéluctable le démantèlement de l’Union soviétique. Le 25 décembre 1991, Mikhaïl Gorbatchev annonce à la télévision la dissolution de l’URSS.

L’Usine du monde : un nouvel acteur de la mondialisation 🏭

En plus de profiter du libéralisme économique en vigueur aux États-Unis et Royaume-Uni, les entreprises occidentales profitent de la nouvelle politique de Deng Xiaping, l’homme à la tête de la République Populaire de Chine dans les années 1980.

👉 Il prône notamment une ouverture de la Chine sur le monde au travers d’un programme appelé « les quatre modernisations ».

Ce programme a pour objectif :

📌 Moderniser le secteur de l’agriculture

📌 Moderniser le secteur de l’armée

📌 Moderniser l’industrie chinoise

📌 Moderniser et développer le secteur de la recherche.

Après le divorce entre le gouvernement chinois et l’Union soviétique en raison d’idéologies divergentes, la politique de Deng Xiaping marque une rupture. Elle favorise l’instauration d’un capitalisme d’état au sein d’un pays au régime autoritaire et communiste.

💡  Alors que le libéralisme a le vent en poupe, Deng Xiaoping en profite pour jouer sa carte maîtresse et propulser la Chine dans le game de la mondialisation : Utiliser la main-d’œuvre peu chère et très nombreuse du pays.

Portrait de Deng Xiaoping en 1979

En 1980, la Chine procède à la création de Zones Économiques Spéciales, ce sont des villes nouvelles, conçues pour accueillir les usines de production d’entreprises internationales qui délocalisent massivement à cette période, les exemples les plus connus sont Shanghaï et Shenzhen.

👉 Aujourd’hui la figure de Deng Xiaoping est considérée comme à l’origine du développement économique de la Chine actuelle. Il est d’ailleurs surnommé comme « l’architecte en chef de la réforme et l’ouverture ».

À cette époque, la Chine est déjà une grande puissance militaire en possession de l’arme nucléaire et une puissance diplomatique siégeant au conseil de l’ONU. Les réformes de Deng Xiaoping ont permis à la Chine de bénéficier d’un développement fulgurant en devenant une nouvelle puissance économique sur la scène internationale.

Naissance d’une tradition en Amérique latine : les coups d’État 💥

En 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis préparaient déjà le terrain de la Guerre Froide face à l’URSS. Les pays d’Amérique Latine signent avec les États-Unis le traité interaméricain d’assistance réciproque, aussi connu comme le traité de Rio. Cet accord prévoit qu’une attaque armée ou une simple menace d’un pays du continent américain est une attaque contre tous.

L’année suivante est créée l’Organisation des États Américains (OEA), dominée par les États-Unis, l’organisation adopte une résolution qui établit que le communisme est incompatible avec la démocratie. Le pays de l’Oncle Sam considérait que les pays d’Amérique du Sud étaient des proies faciles pour l’instauration de régimes pro-soviétiques

Dans cette optique, ils portèrent une assistance militaire aux pays d’Amérique latine tout au long des années 1950 pour renforcer leurs armées avec un programme d’entrainement “contre-révolte”

Le but de cette manœuvre était de renforcer et de favoriser les régimes anticommunistes face à la montée de l’URSS, même si ces régimes était à l’extrême opposé de la démocratie. Aux yeux des États-Unis, la dictature était devenue la forme la plus efficace de gouvernement pour lutter contre le communisme. 

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Le seul échec de cette politique est la crise de Cuba menée par Fidel Castro, vient lire notre article pour en savoir plus ! 😉

Ainsi dans les années 1960, on voit une montée des régimes autoritaires en Amérique Latine. La politique étrangère américaine a surtout contribué à fragiliser ces pays provocants guerres civiles et coups d’État en chaîne : 

  • Salvador en 1960 : Motivé par le contexte de Cuba, les militaires prennent le pouvoir, le lieutenant Julio Rivera devient président.
  • Argentine en 1962 et 1966 : Le gouvernement argentin est renversé à deux reprises par des coups d’État.
  • Équateur en 1963 : L’armée renverse le président Carlos Arosemena et l’accuse d’être communiste
  • Bolivie en 1964 : Le Colonel Barrientos prend le pouvoir, c’est le début d’une succession de régimes autoritaires.
  • Brésil en 1964 : Un coup d’État militaire renverse le président élu Joao Goulart, au profit d’un régime anti-communiste très violent.
  • Panama en 1968 : À la suite d’un coup d’État, le général Omar Herrera prend le pouvoir, il y restera jusqu’en 1981.
  • Pérou en 1968 :  Le commandant Juan Alvarado renverse le président élu et instaure un régime militaire nationaliste.
Les États-Unis pendant la Guerre Froide :

Jusqu’à la chute de l’URSS, l’Amérique Latine vit une période de dictature violente et néolibérale. La politique étrangère des États-Unis qui a entraîné la chute de l’URSS aura surtout contribué à la montée des dictatures sur le continent sud-américain, au prix des libertés fondamentales pour les populations. 

💡 Le savais-tu ?

Tout au long du XXème siècle, l’Amérique Latine a été le théâtre de crises politiques. La dernière en date est survenue en Équateur en 2010 quand la police et l’Armée ont pris le contrôle de l’assemblée nationale pour ensuite renverser le gouvernement. Au cours de la Guerre Froide, seul l’Uruguay a réussi à rester une démocratie.

Une décolonisation sous pression en Afrique 🌍

La guerre froide en Afrique est un passage méconnu de l’histoire. Il faut retenir essentiellement que l’arrivée de l’URSS sur le continent est liée au mouvement de décolonisation des États africains après la Seconde Guerre mondiale. 

L’exemple le plus marquant est celui du Congo. Ancienne colonie Belge, le pays obtient l’indépendance le 30 juin 1960 au prix de beaucoup de difficultés. Mécontent de devoir restaurer la région agricole du Katanga, très riche en gisement de minerai, le Roi belge a envoyé des troupes pour protéger ses ressortissants. 

En réponse à cet envoi de renforts militaire, le Congo s’est tourné vers l’URSS pour recevoir de l’aide militaire, ce qui a permis au bloc soviétique de faire un premier pas sur le continent. Fin juillet, les Soviétiques s’étaient emparés de la capitale Léopoldville.  

La construction d’un projet européen 🇪🇺

À partir des années 1970 et jusqu’au milieu des années 1980, la Communauté Économique Européenne (CEE) fait face aux successives crises économiques à des tensions entre les pays en négociation pour la création de l’Europe.

💡 L’Europe fait face à 5 défis principaux :

📌 L’élargissement : la CEE intègre en 1973 le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark. En 1981 elle s’agrandit encore en intégrant la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Trois pays qui sont en pleine transition démocratique.

📌 La démocratisation : À cette période le parlement européen est une simple assemblée consultative qui permet à chaque pays d’avoir son mot à dire. Elle gagne en légitimité avec la première élection des députés au suffrage universel en 1979.

📌 La coopération économique : la CEE s’illustre comme un échec puisque les états membres n’arrivent pas à s’entendre sur les orientations économiques à adopter, notamment à cause de la montée du libéralisme et la fonte du bloc communiste.

📌 L’euroscepticisme : Une pensée développée par Thatcher qui cherche à réduire la contribution du Royaume-Uni au budget communautaire.

📌 La politique : la CEE n’arrive pas à trouver un modèle politique durable. Les membres sont partagés selon trois idées :

  • Le confédéralisme : les membres qui préfèrent une coopération entre États souverains
  • Le fédéralisme : les membres qui souhaitent un État fédéral aux dessus des états-nations, un peu sur le modèle des États-Unis
  • Le fonctionnalisme : les membres qui préfèrent favoriser une coopération uniquement économique.

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On ne s’étend pas trop, on a déjà un article complet sur le sujet ! 😉

✅10 dates clefs de la construction européenne (de 1948 à 1992)

À la fin des années 1980, l’intégration européenne se poursuit finalement dans la perspective fédéraliste.

Les accords de Schengen sont signés en 1985, en plus de la libre circulation des marchandises et des capitaux permise par la CEE s’ajoute la libre circulation des personnes, une situation alors unique au monde sur la question des frontières.

Enfin, en 1992, le traité de Maastricht donne naissance à l’Union Européenne et aboutira à la création de l’euro en 1999.

Après la chute successive des régimes communistes et l’effondrement de l’URSS, on commence ainsi à envisager une intégration européenne pour tout le continent. Beaucoup de pays de l’Est déposent leur candidature.

Au lendemain de la chute du mur de Berlin en 1990, la CEE intègre automatiquement l’ex-RDA et lance des programmes d’aides pour encourager la transition économique des anciens pays de l’Est.

En 1993, l’Union Européenne définit les critères d’adhésion lors du sommet de Copenhague. Pour intégrer l’Europe il faut donc :

  • Accepter l’acquis communautaire
  • Être un État démocratique
  • Avoir une économie de marché

Au-delà d’avoir entrepris son élargissement et d’avoir surmonté tout ou partie des défis qu’elle devait surmonter au sortir de la guerre froide, quelques problèmes persistent en Europe.

La politique extérieure 🗺️

Dans ce domaine, chaque état agit comme il l’entend, le problème qui se pose, c’est de trouver de quelle façon l’Union Européenne pourrait être unanime et se prononcer d’une seule voix.

C’est une des raisons qui entravent l’Europe à cette période et l’empêchent de s’affirmer comme une véritable puissance politique à l’international.

L’espace Schengen est critiqué 🤬

De nombreux membres de l’Europe ont repris le contrôle de leurs frontières en raison de la question de l’accueil des migrants qui favoriserait une immigration non contrôlée. Une problématique toujours d’actualité aujourd’hui.

En 2020, la crise de la Covid-19 a poussé les 26 États membres de l’espace Schengen à restreindre la circulation des personnes aux frontières extérieures de la zone, mais aussi en son sein.

Ces mesures ont eu des implications politiques, économiques et juridiques telles qu’elles menaçaient l’avenir de l’espace de libre circulation. Son fonctionnement n’avait jamais été aussi impacté depuis son entrée en vigueur en 1995 !

Conclusion sur le contexte géopolitique à la fin de la guerre froide 🤔

La chute du mur permet les retrouvailles entre deux parties du continent longtemps séparées. L’effondrement du bloc communiste et l’enchaînement de réformes politiques et économiques liées aux contextes de crise ont permis l’émergence d’une économie de marché et une vague de transition démocratique en Europe.

La levée du rideau de fer et la fin d’une ère bipolaire permet au vieux contient d’entamer la construction de l’Europe dans un monde où les cartes ont été redistribuées après l’arrivée de nouveaux joueurs.

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