L’épreuve du Grand Oral : 5 conseils pour le réussir 🗣️

Thomas Gilbert - Mis à jour le 13/04/2022

Si tu lis cet article, c’est que tu es certainement en terminale et qu’en juin prochain tu vas passer l’ultime épreuve du Grand Oral pour avoir ton bac. Le coef’ a de quoi faire peur, 10 pour le baccalauréat général et 14 pour un baccalauréat technologique. Dans cet article, on te révèle nos meilleurs conseils pour devenir un pro du Grand Oral ! 👊

Conseil N°1 : fais connaissance avec l’ennemi 🧐

Renseigne-toi sur l’épreuve du grand oral 📖

Chez les Sherpas quand on doit faire une présentation à l’équipe ou que William et Etienne doivent tourner une vidéo YouTube, on est toujours bien préparé pour faire notre speech ! Eh oui, dans les deux cas, ça ressemble aussi à une sorte de Grand Oral !

Prépare-toi à tout mettre par écrit ! Voilà notre premier conseil : renseigne-toi au maximum sur l’épreuve et ce qu’on attend de toi. De manière général, on a peur de l’inconnu justement parce qu’on ne connaît pas assez le sujet dont il est question ! 

C’est comme si tu rencontrais un énorme chien, souvent il peuvent être intimidant et faire peur… puis quand tu apprends à le connaitre, tu te rends compte que c’est juste un chien comme les autres, très joueur et avide de caresses ! 🐶

👉 L’objectif, c’est donc de désacraliser l’épreuve en n’ayant plus peur de sa forme et de ce qui t’attend. Pour ce faire, rien de plus simple tu dois faire connaissance avec l’ennemi !

Le Grand Oral, c’est finalement qu’une petite épreuve de 20 minutes (40 min si tu comptes la préparation). Au pire, tu te dis que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, et qu’après tu es en vacances. Encore mieux, tu appliques nos conseils et tu passes un moment agréable et tu obtiens une super note. 😎

C’est pas pour rien que la Terminale s’appelle comme ça, après le lycée c’est fini ! C’est comme arracher un pansement, ce n’est pas agréable quand t’es en plein dans l’action, mais ça va tout de suite mieux après !

L’organisation de l’épreuve du grand oral au bac 📏

Le Grand Oral est organisé de la manière suivante :

  1. Tu arrives devant ton jury (composé de deux personnes). Bien sûr, fais attention d’arriver à l’heure ! Tu leur dis bonjour avec un grand sourire et tu leur soumets les deux grandes questions sur lesquelles tu as travaillé toute l’année pour qu’ils choisissent celle sur laquelle tu seras évalué.
  2. Une fois leur choix, tu disposes de 20 minutes pour te préparer (et te détendre un maximum !) 
  3. L’entretien dure ensuite 20 minutes. Il est découpé en 3 parties : 

    👉 5 minutes pour présenter ta question
    👉 10 minutes pour répondre aux questions du jury sur ta prestation
    👉 5 minutes pour discuter de ton projet pro et en quoi il est lié à ta question.

Comme tu peux le voir, l’épreuve est très standardisée. Le but, pour avoir une bonne note, est donc de respecter le cadre et de ne pas déborder sur le temps qui t’est imparti !

Les critères d’évaluation 📈

Pour t’évaluer, le jury prêtera surtout très attention à la forme de l’entretien, c’est-à-dire ta capacité à t’exprimer à l’oral dans un français correct devant un public même restreint. 

En gros, ils vont déterminer :  

  • la qualité de ton expression, si ton français est impeccable et que tu parles de manière claire et distincte 
  • la maîtrise de ta voix et de ta gestuelle
  • ta capacité d’écoute et d’analyse pour mener un dialogue avec tes interlocuteurs
  • l’envergure de tes connaissances 

👉 Ta note finale repose autant sur la qualité de ton français que sur le fond de ton propos, ce que tu dis doit avoir du sens, et tes arguments doivent être convaincants, si tu montre que tu ne crois pas toi-même à ce que tu dis, tu es bien loin du 20/20 !  

Ce qu’il faut retenir, c’est que tu dois de montrer ta capacité à t’exprimer, faire preuve de charisme et mettre en avant les connaissances que tu as apprises toute l’année ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un charisme naturel comme Barack Obama par exemple, mais ça se travaille, don’t worry ! 

Conseil N°2 : maîtrise ton sujet sur le bout des doigts 👌

Alors comment réussir à surmonter le stress de l’épreuve ? Avec une préparation en béton ! Tu crois qu’à chaque fois qu’on fais une vidéo YouTube, Will et Etienne arrivent devant la caméra en mode full-improvisation ? 😂

Pour aller plus loin on te propose d’aller voir notre vidéo qui t’apprend à gérer ton stress avant et pendant un examen ! 😇

Avant de tourner une vidéo, on respecte toujours le même petit rituel que tu pourrais reprendre pour préparer ton Grand oral :

Étape 1 : Choisis ton sujet 🤔

On essaie de faire en sorte que le sujet soit intéressant, qu’il y ait suffisamment de choses à dire et qui nous parle un minimum. C’est plutôt difficile de parler d’un truc qui ne nous intéresse pas. Surtout qu’on ne serait pas du tout légitime face à un expert qui a beaucoup de connaissances et on aurait encore moins envie de le faire !

C’est pareil pour toi quand tu choisis tes questions : il faut qu’elles soient originales, en rapport avec tes spécialités et tes points fort. Mais il faut aussi qu’elles soient personnelles et raccord avec ton projet professionnel. 

Le but du jeu, c’est de montrer pourquoi tu t’intéresses à ce sujet et que tu le maîtrises. C’est pas pour rien qu’on appelle ça une spécialité ! Il faut que tu montres en quoi ce travail de réflexion et de recherche t’a été utile pour ton choix d’orientation professionnel.

Si tu es touché par la thématique des sujets de tes deux questions et que tu es passionné, tu verras que c’est hyper simple d’en parler. Tu seras tout de suite plus à l’aise à l’oral ! 

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Étape 2 : fais des recherches sur ton sujet 🔍

Le principe est simple, que tu aies choisis une spécialité en français, en histoire ou en sciences, tu dois avoir un maximum de connaissances pour être certain de tout comprendre, même sur des aspects annexes !

C’est surtout un avantage si jamais on te pose des questions sur des thèmes connexes pendant l’entretien, tu pourras montrer que tu ne manques pas de ressources et que tu es incollables dans ta spécialité !

👉 Bien maîtriser ton sujet de spécialité t’aidera à te sentir légitime. Ça t’évitera de te liquéfier sur place face à une question que tu n’as pas vue venir ou si un membre du jury te demande d’approfondir un point que tu ne connais pas du tout… C’est un conseil à suivre toute ta vie et pour le restant de tes études : toujours être bien préparé. 😉

Étape 3 : rédige un plan détaillé ✍️

Quand on prépare une vidéo, on rédige un script qui nous guide pendant le tournage. Oui, oui, la majorité de nos vidéos sont pensées à l’avance ! Tu pensais qu’on était spontanés ? Eh bah non…

👉 La différence avec ta situation, c’est qu’elle est pire : tu n’as le droit qu’à une seule prise, tu dois faire du direct ! Bafouiller une fois ou deux, faire une erreur de français ou chercher tes mots, ça peut toujours passer, mais si tu lances des “euh” à tout va, le jury va rapidement le remarquer et ça pénalisera ta performance !

Étape 4 : entraîne-toi 🏋️‍♂️

Si on prend l’exemple de William, il a toujours besoin d’un peu de temps pour s’approprier le texte. Il le lit plusieurs fois à voix haute pour être sûr que les phrases sont bien tournées, qu’elles soient naturelles et qu’elles correspondent à sa manière de parler

Si c’est pas le cas, il modifie le texte et recommence jusqu’à ce que ça lui convienne ! Le principe, c’est de t’exercer pour adapter ton plan avec un vocabulaire clair et efficace, de faire des phrases orales naturelles, et pas trop longue !

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En clair, le registre de langue est à adapter. On t’en parle ! 👈

💡 Sur ce dernier point, fais attention à ne pas employer du vocabulaire trop technique ou trop soutenu, il faut que tu arrives à t’exprimer en utilisant tes propres mots. Et ça marche aussi dans le sens inverse, tu dois éviter de t’adresser au jury comme si tu parlais à tes potes. L’entraînement te permet de trouver ce juste milieu !

Conseil N°3 : évite d’apprendre ton texte par cœur 💔

Tu t’es sans doute déjà posé la question : faut-il apprendre par cœur son texte ou pas ? Quand on tourne une vidéo chez les Sherpas, Will et Etienne on un support puisque leur texte défile sur un prompteur comme à la TV, ils peuvent le suivre en improvisant avec.

Le problème, c’est que dans le cadre du Grand Oral, tu n’a pas accès à ce type de ressources, pas de prompteur, ni de notes. Le jour de l’examen, normalement, c’est zéro support ! Même dans le cas où tu y aurais droit, on ne te le recommande pas puisque tu risquerais de te cacher devant ta feuille et de te contenter de lire ce que tu as écrit. Tout le contraire de l’exercice !

💡 Le par cœur, c’est pas une bonne idée

 

📌 Ça te fais beaucoup de texte à retenir, c’est pas une petite poésie.

📌 Tu risques d’être tellement concentré sur ton texte, tu vas t’exprimer avec un ton monotone, pas du tout dynamique et tu va ennuyer ton auditoire. Ça donne pas envie au jury de t’écouter.

📌 Si tu as un trou de mémoire ou si quelque chose ne se passe pas comme prévu, tu risques de paniquer, de t’emmêler les pinceaux dans ton plan et de ne plus savoir quoi faire.

👉 La solution, c’est la technique d’Etienne. Il est très à l’aise devant la caméra et il n’utilise pas de prompteur ! Son secret ? Il fait des bullet points pour se rappeler ce qu’il doit dire ! Il ne garde que l’idée essentielle qu’il doit aborder, pour le reste il mise tout sur les recherches et la préparation de son sujet. Ça lui permet de savoir de quoi il parle et de garder un discours fluide et naturel !

Notre conseil, c’est d’apprendre ton plan par cœur avec l’intitulé de chaque partie, les grandes idées et les exemples qui y sont liés. À force de t’entraîner devant la glace, devant ton téléphone ou tes parents avec seulement ces quelques points en tête, tu devrais être capable de le ressortir sans problème le jour de l’épreuve du bac !

💡 Pour info’ !

On dit souvent qu’il faut s’entraîner au moins 10 fois en conditions réelles avant qu’une prestation orale soit complètement maîtrisée. Chez les Sherpas, on préfère te conseiller de t’entrainer un maximum de fois jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise avec ta prestation et que tu la maîtrises sur le bout des doigts !

Conseil N°4 : anticipe les questions du jury 🧐

Tout ce qu’on ta présente jusqu’ici concerne les deux parties prévisibles de l’entretien du grand oral au bac, soit les 5 minutes pour présenter ta question et les 5 minutes pour parler de ton projet pro. 

Maintenant la partie interrogatoire avec les questions que te posera le jury après ta prestation orale. En réalité, cette partie n’est pas aussi imprévisible.

👉 Pendant ta préparation et ta phase de recherche, tu peux déjà te faire une liste de 10 à 15 questions que le jury pourrait te poser pour approfondir ton sujet. Et derrière, tu vas pouvoir préparer des réponses adéquates !

Tout bon candidat au bac sait influencer son jury ! À partir de cette liste, tu peux orienter ta présentation pour tendre des perches. Par exemple, n’hésite pas de temps en temps à laisser entendre que tu serais capable de détailler un peu plus un aspect, mais que tu n’as pas le temps de le faire en 5 minutes. 

Le principe fonctionne bien avec la conclusion, c’est un bon moyen pour tendre une carotte à ton auditoire quand tu termines ton discours sur une ouverture. C’est une méthode que tu pourras appliquer pour le restant de tes études et suivant ton orientation pendant tes entretiens de motivation professionnel ou lors de concours d’entré dans les grandes écoles comme Sciences Po. 

💡 Ça va paraître évident, mais on préfère le préciser : ne tends pas des perches vers des questions auxquelles tu ne sais répondre. Te tirer une balle dans le pied ne va pas t’aider à réussir l’épreuve ! 😅

Pour les questions que tu n’aurais pas prévues, sois bien attentif, puis prends bien le temps d’y réfléchir quelques secondes avant de répondre. Mieux vaut éviter de se lancer dans une explication confuse alors que tu ne sais même pas quoi dire.

👉 Tu peux te laisser un peu de temps en répétant la question ou même demander à ton jury de la reformuler et d’être un peu plus précis pour être sûr de bien comprendre.

Un conseil important 👇

Si on te pose une question très précise à laquelle tu n’as pas la réponse, il n’y a pas de honte à dire que tu ne sais pas. Pendant toutes tes études, l’honnêteté sera toujours valorisée. Mieux vaut être honnête plutôt que d’inventer une réponse qui n’a aucun sens, ce qui contribuera uniquement à te décrédibiliser. Si tu sors une énormité, c’est éliminatoire pendant un concours aux grandes écoles.

Conseil N° 5 : le jour J, fais l’acteur 🎭

Pour finir, on te propose de faire un point sur les comportements à avoir le jour de l’épreuve du grand oral. C’est un bon moyen pour faire croire à ton jury que tu maîtrises complètement la situation. (Même si dans ta tête c’est armageddon ! )

La communication non verbale 🙊

La première chose que le jury va remarquer, avant même que tu ouvres la bouche, c’est ce que dégage ta posture. C’est ce qu’on appelle la communication non verbale. 

👉 C’est un détail qu’il ne faut vraiment pas à négliger puisque ça correspond à 50 % du message que tu vas faire passer. Pour gérer cette communication non verbale, tu as plusieurs paramètres à prendre en compte :

Ta tenue vestimentaire

Le costard cravate n’est pas obligatoire, mais évite le jogging et le débardeur. Il faut que tu soigne un minimum ton apparence alors préfère une tenue correcte et sobre, mais dans laquelle tu te sens bien ! Si tu te ramène habillé comme un pingouin, tu seras forcément mal à l’aise et ça contribuera uniquement à augmenter ton stress !

Ta position

Pendant ta présentation, en tant que candidat tu seras forcément debout face à ton jury. Ancre bien tes pieds au sol pour éviter de te balancer et te tenir droit. Ne garde pas les bras inertes le long du corps, pense à utiliser tes mains pour apporter du dynamisme et de la vie à ton propos. 

Évite tout de même de tout mimer ou le langage des signes, sinon ça risque d’être désagréable. L’idée, c’est d’utiliser des gestes simples pour appuyer certains mots et de ne surtout pas mettre tes mains derrière ton dos ou dans tes poches ! 🤝

Évite les gestes parasites 

Remettre ta mèche de cheveux en place alors qu’elle n’a pas bougé, te gratter le bout du nez, te frotter le menton, ce sont des gestes qui font transpirer ton malaise, arrête tout de suite

👉 Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, tu peux prendre un stylo pour canaliser tout ça, mais à condition de ne pas faire mumuse ou de sarbacane avec !

Le regard 

Pour montrer que tues un candidat sérieux, c’est important. Tu n’auras pas le même impact si tu parles les yeux rivés sur tes pompes ou si tu regardes ton jury dans les yeux. Pas besoin de fixer de manière malaisante la personne en face de toi. 

👉 Transfères ton regard d’un membre du jury à l’autre pour montrer que tu leur parles à tous les deux et que tu souhaites les inclure dans ton discours. 

La communication verbale 📣

Maintenant que tu gère ta posture, tu dois faire attention à ta voix, son rythme et son niveau sonore. Quand on est stressé, on a tendance à parler vite et sans bien articuler.

👉 Prends ton temps. Pense à respirer profondément et à faire des pauses entre chaque partie de ton plan. Les silences ne seront pas gênants, au contraire ! Ça t’évitera d’être en apnée pendant 5 minutes ton auditoire aura plus de facilité à bien assimiler ce que tu énonces. 

Et voilà, il ne te reste plus qu’à appliquer tous ces conseils pour obtenir une super note au Grand oral ! 😉

Dernier conseil, pour la route !

Gardes le sourire ! C’est comme le bâillement qui fait appel aux neurones miroirs. Quand quelqu’un sourit, ça donne le sourire aux autres. Alors si tu n’as pas envie de te retrouver face à deux portes de prison, tu sais ce qu’il te reste à faire ! Montre que tu as plaisir à être là ! 😁

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