Philosophe, Ă©conomiste et dĂ©fenseur des droits individuels, Mill a laissĂ© sa marque dans l’histoire et la pensĂ©e du XIXe siĂšcle. De son enfance Ă Londres Ă ses idĂ©es rĂ©volutionnaires sur la politique et l’Ă©galitĂ©, sa vie est une vraie aventure ! PrĂȘt Ă dĂ©couvrir les grandes idĂ©es de John Stuart Mill, l’homme qui a secouĂ© les idĂ©es de son Ă©poque ? C’est parti ! đ
Premiers pas đŁ
NĂ© Ă Londres, John Stuart Mill est le premier de neuf enfants. Son pĂšre, convaincu de lâimportance de l’Ă©ducation, en fait un enfant prodige. Ă trois ans, il commence le grec et Ă huit ans, il dĂ©vore les Ćuvres dâHĂ©rodote, XĂ©nophon et Platon. Pas de rĂ©crĂ©, pas de jouets, juste des promenades oĂč il doit rĂ©sumer ses lectures. Dur, non ? đŹ
Ă quatorze ans, il respire enfin en France, dĂ©couvrant une vie « libre et douce ». De retour, influencĂ© par Bentham, un philosophe anglais, cĂ©lĂšbre pour sa conception morale qui se repose sur le principe de lâutilitĂ©, il fonde l’Utilitarian Society. Il Ă©crit sur le radicalisme et intĂšgre la Compagnie des Indes sous les ordres de son pĂšre. Mais l’influence paternelle devient trop lourde. En 1826, crise de doute : il rejette alors le modĂšle utilitaire simple et se forge sa propre voie.

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La vision de Mill đ
John Stuart Mill a changĂ© sa façon de voir la vie. Il a commencĂ© Ă aimer la poĂ©sie, Ă ĂȘtre plus ouvert pour les dĂ©bats et Ă avoir de grandes ambitions, mais qui restent rĂ©alisables. Les dĂ©bats Ă la Debating Society, une association organisĂ©e autour de dĂ©bats politiques, ont attirĂ© des personnes intĂ©ressantes.
Bien qu’il ait arrĂȘtĂ© d’y participer en 1829, il a compris que la politique Ă©tait plus compliquĂ©e qu’il ne le pensait et qu’elle devait ĂȘtre guidĂ©e par des principes plutĂŽt que par des modĂšles fixes. AprĂšs un voyage Ă Paris en 1830, Mill a retrouvĂ© son optimisme, Ă©crivant des articles sur lâesprit de l’Ă©poque en 1831 dans The Examiner.
Lâutilitarisme âš
En quoi consiste vraiment lâutilitarisme ? Pour Mill, ce concept repose sur le principe du plus grand bonheur pour tous les individus au sein de la sociĂ©tĂ©. Autrement dit, une action est morale (ou utile) si elle contribue globalement Ă accroĂźtre le bonheur, ou Ă rĂ©duire le malheur, chez les ĂȘtres humains, et mĂȘme chez les animaux âsentientsâ, c’est-Ă -dire des animaux qui peuvent Ă©prouver des sentiments, comme la joie et la colĂšre.Â
Dans son ouvrage, Lâutilitarisme, publiĂ© en 1861, Mill nous rappelle la nature et lâimportance philosophique du souverain bien (ââactions morales individuelles). AprĂšs avoir abordĂ© le problĂšme logique du fondement dans les sciences, il sâintĂ©resse prĂ©cisĂ©ment Ă la question du Bien et du Mal. Il critique les morales âintuitionnistesâ, comme la morale kantienne et celle de Hume, qui considĂšrent la distinction entre le Bien et le Mal comme un fait inexplicable. đ€
Mill veut nous convaincre que lâutilitarisme, cette autre thĂ©orie, peut expliquer avec prĂ©cision la distinction entre le Bien et le Mal. Tu suis toujours ? Pour ĂȘtre sĂ»r dâavoir bien compris, prends des cours de soutien scolaire en philosophie ! đ
LâĂ©conomie et la politique đȘ§
En plus dâĂȘtre philosophe, notre cher John Stuart Mill est aussi un expert en Ă©conomie et en politique. Dâailleurs, il dĂ©crit son parcours en tant qu’Ă©conomiste politique en trois Ă©tapes. En 1844, il publie des essais sur des questions Ă©conomiques, principalement influencĂ© par David Ricardo, un Ă©conomiste britannique de son Ă©poque. En 1848, il rĂ©vĂšle son cĂŽtĂ© original et indĂ©pendant dans son ouvrage Principes dâĂ©conomie politique. Ă cette Ă©poque, il prĂ©conise Ă©galement la crĂ©ation de petites propriĂ©tĂ©s pour rĂ©soudre les problĂšmes en Irlande.
Plus tard, il se plonge dans les Ă©crits socialistes, estimant que la question sociale est aussi importante que la politique. Il remet en question la sacralitĂ© de la propriĂ©tĂ© et critique une distribution injuste. Bien qu’il n’adopte pas le socialisme, il apporte une contribution importante en repensant les fondements de la sociĂ©tĂ©, une Ă©volution qu’il attribue en partie Ă son Ă©pouse, Harriet Taylor Mill, quâil a Ă©pousĂ©e en 1851. đ

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Le fĂ©minisme â
Selon le philosophe, la situation oĂč les femmes Ă©taient complĂštement dĂ©pendantes lĂ©galement, Ă©conomiquement et socialement Ă©tait injuste et un vĂ©ritable scandale pour « une moitiĂ© du genre humain ». Il voyait la suppression de cette injustice comme un Ă©norme progrĂšs pour toute l’humanitĂ©, car il pensait que c’Ă©tait la principale cause des problĂšmes sociaux.
Mill ne se contentait pas de parler, il passait Ă l’action. En 1866, alors qu’il Ă©tait parlementaire, il a dĂ©posĂ© une pĂ©tition en faveur du droit de vote des femmes. Malheureusement, cette pĂ©tition a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le Parlement. MalgrĂ© cela, Mill n’a pas abandonnĂ©. En 1867, il a proposĂ© une modification des lois Ă©lectorales pour inclure le vote des femmes, mais cette proposition a Ă©galement Ă©tĂ© rejetĂ©e. En 1876, il publie son Ćuvre Lâassujettissement des femmes. đ

đ Il a fallu attendre fĂ©vrier 1918 pour que le Parlement britannique adopte le Representation of the People Act, qui a donnĂ© le droit de vote aux femmes de plus de 31 ans qui sont mariĂ©es Ă un homme propriĂ©taire inscrit sur les listes Ă©lectorales. C’Ă©tait une avancĂ©e, mĂȘme si les conditions Ă©taient un peu restrictives. En juillet 1928, les femmes britanniques ont finalement obtenu le droit de voter dĂšs l’Ăąge de 21 ans, comme les hommes. Pour les Françaises, cela a pris un peu plus de temps, jusqu’Ă la LibĂ©ration en 1944.
On arrive Ă la fin de ce portrait. Oui, on peut te dire plein de choses sur la vie de Mill, mais on ne tâa donnĂ© que le principal pour que tu aies une idĂ©e sur ce personnage historique. Et si tu veux aller plus loin, prends des cours de soutien de philosophie en ligne, le premier cours est gratos ! đ