NapolĂ©on, pĂ©riode des Cent-Jours, Waterloo, ce sont des termes qui te parlent ? Laisse-nous te rafraĂźchir la mĂ©moire ! Aujourdâhui, on te dit tout sur lâaffrontement de Waterloo, une bataille importante et dĂ©cisive dans une petite commune belge, qui sâest achevĂ©e (spoiler alert đš) par une lourde dĂ©faite. PrĂȘt ? Câest parti ! đ
Contexte historique đ§âđ«
Avant de plonger directement dans cette bataille désastreuse, remettons-nous dans le contexte historique.
Dans les annĂ©es 1800, NapolĂ©on 1á”Êł, Ă la tĂȘte de lâEmpire français, prend dâassaut lâEurope pour Ă©tendre son territoire. Ce sont au total sept coalitions qui se sont formĂ©es contre la France, de 1804 Ă 1814. Le Royaume-Uni, la Prusse, l’Autriche et la Russie ont toutes tentĂ© de contenir l’avancĂ©e du fougueux empereur français.
â±ïž En 1814, NapolĂ©on est contraint dâabdiquer et de sâexiler sur lâĂźle dâElbe. Câest Louis XVIII qui monte alors sur le trĂŽne. Mais pas pour longtemps ! En effet, NapolĂ©on fait un retour fulgurant Ă partir du 1er mars 1815, et atteint Paris en 20 jours.
Le savais-tu ? đ§
La RĂ©volution française a commencĂ© en 1789, menant Ă l’ascension de NapolĂ©on en 1799. Les monarques europĂ©ens, inquiets de l’effervescence rĂ©volutionnaire en France, ont formĂ© des alliances pour la contrer. Ils craignaient que les idĂ©es rĂ©volutionnaires, telles que la dĂ©mocratie et l’Ă©galitĂ©, ne se propagent dans leurs propres pays.

đŠ Cette traversĂ©e du territoire, appelĂ©e « le vol de lâaigle » par ses partisans, lui rallie de plus en plus de soutien, dont lâarmĂ©e. Câest le dĂ©but des Cent Jours, pĂ©riode qui dĂ©marre lors du retour de lâexil de NapolĂ©on sur lâĂźle dâElbe en mars 1815, et qui sâarrĂȘte Ă sa chute la mĂȘme annĂ©e. Courte pĂ©riode !
ArrivĂ© Ă Paris, il contraint Louis XVII Ă quitter la ville, qui sâenfuit alors pour Gand. Les forces europĂ©ennes alliĂ©es contre lâEmpire lors du CongrĂšs de Vienne dĂ©cident de lancer leurs troupes pour anĂ©antir dĂ©finitivement les ambitions de lâempereur. Il sâagit lĂ de la septiĂšme coalition ! Ces forces comprennent le Royaume-Uni, la Prusse et lâAutriche.
Le CongrÚs de Vienne, kézako ?
Il sâagit dâune confĂ©rence organisĂ©e Ă Vienne du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815. Son but Ă©tait de rĂ©organiser lâEurope aprĂšs la chute de NapolĂ©on. Les dĂ©cisions y ont Ă©tĂ© prises par les quatre pays vainqueurs : lâAutriche, la Russie, le Royaume-Uni et la Prusse.
Les personnages principaux đ§
Avant dâentrer dans le vif du sujet, laisse-nous te faire un petit topo de nos protagonistes !
đ§ NapolĂ©on : militaire et homme d’Ătat français, premier empereur des Français de 1804 Ă 1814 et du 20 mars au 22 juin 1815. Un grand rĂ©volutionnaire !
đ§ Louis XVIII : frĂšre cadet de Louis XVI, il devient roi de France lors de la Restauration qui suit la chute de NapolĂ©on en 1814 avant dâĂȘtre destituĂ© au retour de NapolĂ©on lâannĂ©e suivante ;
đ§ Duc de Wellington : militaire et homme d’Ătat britannique, Arthur Wellesley est le commandant des troupes alliĂ©es ;
đ§ MarĂ©chal BlĂŒcher : marĂ©chal prussien, il se bat aux cĂŽtĂ©s des troupes alliĂ©es ;
đ§ MarĂ©chal Ney : marĂ©chal et cavalier de France, commandant dâune partie des troupes françaises ;
đ§ MarĂ©chal Grouchy : marĂ©chal français, aussi commandant dâune partie des troupes françaises.
đ NapolĂ©on rassemble alors une armĂ©e et gagne la Belgique, pays par lequel les Prussiens et Anglais vont passer pour attaquer la France par le nord. Ils traversent ainsi la Sambre, riviĂšre franco-belge situĂ©e dans la rĂ©gion de Charleroi.
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Une bataille dĂ©cisive âïž
Câest donc Ă Waterloo, Ă une vingtaine de kilomĂštres de Bruxelles en Belgique, quâa lieu la confrontation. Mais lâaffrontement commence dans la campagne belge, quelques jours avant la bataille de Waterloo ! Face aux soldats impĂ©riaux sâĂ©lĂšvent les armĂ©es prussienne et britannique, NapolĂ©on sait quâil doit anticiper l’arrivĂ©e des renforts autrichiens et russes. Pour Ă©viter que la coalition ne renforce une puissance Ă©crasante, il se projette au-devant des premiĂšres troupes Ă©trangĂšres Ă Waterloo !
Les batailles de Quatre-Bras et de Ligny
De son cĂŽtĂ©, le commandant Ney est chargĂ©, avec les troupes françaises positionnĂ©es Ă gauche du dispositif, de sâemparer de la position des Quatre-Bras, un hameau belge Ă lâintersection des routes de Charleroi Ă Bruxelles et de Nivelles Ă Namur. Câest Ă cet endroit que les deux AlliĂ©s communiquent ! Le but est donc de sây installer face aux Anglais. La premiĂšre attaque a lieu le 16 juin, mais elle nâest pas dĂ©cisive et les Anglais ont le temps de se replier.
Ce mĂȘme jour, le marĂ©chal Grouchy, commandant dâune partie de la troupe française Ă©galement, est chargĂ© de poursuivre lâarmĂ©e prussienne, dirigĂ©e par le marĂ©chal BlĂŒcher, afin de les empĂȘcher de rejoindre le duc de Wellington. Les Français obtiennent la victoire.
LâarmĂ©e britannique, quant Ă elle, est prĂȘte Ă livrer bataille. Wellington, prudent, opte pour une formation dĂ©fensive. Les soldats britanniques sont rĂ©partis sur les 3 km du Mont Saint-Jean pour se protĂ©ger de la puissante artillerie française, juste derriĂšre la ligne de crĂȘte. LĂ -bas se trouve lâartillerie britannique. Pour briser lâĂ©lan de ces colonnes dâassaut, le duc positionne des troupes autour de trois fermes-chĂąteau :
đ A lâouest, la ferme dâHougoumont ;
đ Au centre, la ferme de la Haye Sainte ;
đ A lâest, la ferme de Papelotte.
Le 18 juin 1815 : la bataille finale
đïž La bataille Ă Waterloo a lieu le 18 juin 1815 et oppose donc lâarmĂ©e française Ă lâarmĂ©e des AlliĂ©s, dirigĂ©e par le duc de Wellington. BlĂŒcher, vaincu deux jours plus tĂŽt, mais pas abattu, rĂ©ussit finalement Ă rejoindre son alliĂ©. Ce sont ainsi 50 000 soldats prussiens qui sâajoutent aux 68 000 dĂ©ployĂ©s par Wellington. Les forces françaises, en face, ne comptent que 72 000 soldats.

Mais, comme le dit si bien Napoléon :
Ce nâest pas possible ; cela nâest pas français
âČïž Le combat commence Ă 11h30, aprĂšs une nuit pluvieuse qui a rendu le champ de bataille boueux et mouillĂ© la poudre des fusils. LâarmĂ©e de Wellington est alors rĂ©partie sur la crĂȘte de 4 km de long.
1ïžâŁ Dans un premier temps, les Français concentrent leurs forces sur Hougoumont, afin de dĂ©tourner lâattention des Britanniques avant dâattaquer le centre. La bataille est sanglante. Wellington envoie des renforts pour dĂ©fendre la ferme, et lâaile gauche française sâĂ©puise. Ce sont en tout 5 000 soldats qui y pĂ©rissent contre Ă peine un milieu du cĂŽtĂ© adverse. Le tas de cadavres qui se forme est surnommĂ© plus tard par les Britanniques le « killing ground ».
2ïžâŁ Vient ensuite la seconde phase de cette bataille : lâattaque par le centre. Lâassaut commence vers 13h30 par un violent duel dâartillerie avant que lâinfanterie française ne monte sur la crĂȘte. Les alliĂ©s prĂ©sents sur la pente sont alors obligĂ©s de se retirer sur le plateau et les dĂ©fenseurs de la Haye Sainte se barricadent dans la ferme. Les troupes britanniques mitraillent lâarmĂ©e française, essoufflĂ©e par la montĂ©e du plateau, et envoient leur cavalerie. Les Français reculent alors.
3ïžâŁ Vers 15h30, lâartillerie française bombarde la Haye Sainte. MalgrĂ© la charge de la cavalerie du marĂ©chal Ney, qui comptait 10 000 chevaux, et de la garde impĂ©riale (une troupe dâĂ©lite), lâinfanterie alliĂ©e, en particulier les Britanniques, fait preuve dâune rĂ©silience dĂ©terminĂ©e. La ligne de front est impĂ©nĂ©trable, malgrĂ© les efforts des Français.

La bataille se prolonge toute la journĂ©e, les Français perdent beaucoup de soldats et les corps sâaccumulent sur le sol. Au vu de la nĂ©cessitĂ© absolue de gagner la bataille, politiquement et stratĂ©giquement, NapolĂ©on ne peut que tenter un dernier assaut. Il engage ainsi la Vieille Garde.
Les grognards de la Vieille GardeÂ
Il sâagit de lâunitĂ© dâĂ©lite de la Garde impĂ©riale de la Grande ArmĂ©e durant les guerres napolĂ©oniennes ! Les soldats Ă©taient surnommĂ©s les grognards par NapolĂ©on, car ils ne cessaient dâexprimer leur mĂ©contentement.
Mais, face Ă la contre-attaque des ennemis, renforcĂ©s par les soldats prussiens du commandant BĂŒlow, pour la premiĂšre fois de son histoire, la Vieille Garde recule. Les Français paniquent, câest la dĂ©bandade, et aprĂšs 10 h de combat et des milliers de morts, NapolĂ©on ordonne la retraite et rentre Ă Paris. Câest la victoire pour les AlliĂ©s aprĂšs une trĂšs longue journĂ©e.
Dans cette carte, on retrouve les différents mouvements de la bataille !

Les consĂ©quences de cette dĂ©faite cuisante đ„
Mais alors quelles en sont les consĂ©quences ? Conscient du coup fatal qui vient de lui ĂȘtre portĂ©, NapolĂ©on, une fois rentrĂ© Ă Paris, abdique en faveur de son fils le 22 juin 1815.
Abdiquer, kĂ©zako ?Â
Ce verbe signifie renoncer Ă une fonction, un pouvoir, et en particulier renoncer Ă lâautoritĂ© souveraine, selon le Larousse.
Cette bataille Ă Waterloo marque ainsi la fin des Cent Jours. NapolĂ©on est exilĂ© de force sur lâĂźle de Sainte-HĂ©lĂšne, une Ăźle perdue au beau milieu de lâAtlantique, oĂč il meurt le 5 mai 1821. Son corps sera finalement transfĂ©rĂ© aux Invalides en 1840, oĂč il y est dĂ©sormais enterrĂ©.
Durant son exil, il commence dâailleurs Ă Ă©crire ses mĂ©moires, MĂ©morial de Saint-HĂ©lĂšne dans lesquelles les bases du bonapartisme sont posĂ©es !
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Les pertes sont nombreuses de tous les cÎtés :
đ Wellington perd 15 000 hommes ;
đ BlĂŒcher en perd 8 000 ;
đ NapolĂ©on : 25 000 morts et 9 000 prisonniers.
Câest sans compter les milliers de blessĂ©s ! Cette courte est lâun des affrontements les plus sanglants des guerres de la RĂ©volution et de lâEmpire.
Le fils de NapolĂ©on est finalement Ă©cartĂ© et câest Louis XVIII qui revient sur le trĂŽne le 8 juillet 1815. La monarchie est instaurĂ©e une nouvelle fois.

La Sainte Alliance, composée des puissances européennes qui ont battu Napoléon, se forme le 26 septembre 1815 dans le but de maintenir la paix et de combattre les idées révolutionnaires.
Cette mĂȘme annĂ©e, en novembre, a lieu le traitĂ© de Paris. Il consacre la paix europĂ©enne, mais la France est durement traitĂ©e :
- Amputée de nombreux territoires ;
- doit entretenir une armĂ©e dâoccupation ;
- doit payer une lourde indemnité de guerre.
La bataille de Waterloo marque ainsi la fin de lâĂ©popĂ©e napolĂ©onienne et met fin Ă 7 siĂšcles dâhostilitĂ© entre la France et le Royaume-Uni !
Cette bataille, devenue mythique dans lâhistoire de la France, a inspirĂ© de nombreux artistes.
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La bataille de Waterloo, 18 juin 1815 est une huile sur toile rĂ©alisĂ©e en 1852 par ClĂ©ment-Auguste Andrieux. On y voit lâattaque des 3 000 cuirassiers du gĂ©nĂ©ral Milhaud lors de lâaction visant Ă dĂ©sorganiser le centre des lignes ennemies. On tâinvite Ă y jeter un coup dâĆil !
Et voilĂ , tu en sais maintenant un peu plus sur cette bataille Ă©pique de lâhistoire française ! On te laisse faire un tour sur le blog et prendre un cours particulier d’histoire en ligne si tu dĂ©sires en apprendre plus sur des thĂšmes historiques ! Ă trĂšs vite âš