La bataille de Waterloo, une dĂ©faite cuisante ⚔

Clémence - Mis à jour le 04/12/2023
La bataille de Waterloo, 1915 par Clément-Auguste Andrieux

NapolĂ©on, pĂ©riode des Cent-Jours, Waterloo, ce sont des termes qui te parlent ? Laisse-nous te rafraĂźchir la mĂ©moire ! Aujourd’hui, on te dit tout sur l’affrontement de Waterloo, une bataille importante et dĂ©cisive dans une petite commune belge, qui s’est achevĂ©e (spoiler alert 🚹) par une lourde dĂ©faite. PrĂȘt ? C’est parti ! 🚀

Contexte historique đŸ§‘â€đŸ«

Avant de plonger directement dans cette bataille dĂ©sastreuse, remettons-nous dans le contexte historique. 

Dans les annĂ©es 1800, NapolĂ©on 1á”‰Êł, Ă  la tĂȘte de l’Empire français, prend d’assaut l’Europe pour Ă©tendre son territoire. Ce sont au total sept coalitions qui se sont formĂ©es contre la France, de 1804 Ă  1814. Le Royaume-Uni, la Prusse, l’Autriche et la Russie ont toutes tentĂ© de contenir l’avancĂ©e du fougueux empereur français. 

⛱ En 1814, NapolĂ©on est contraint d’abdiquer et de s’exiler sur l’üle d’Elbe. C’est Louis XVIII qui monte alors sur le trĂŽne. Mais pas pour longtemps ! En effet, NapolĂ©on fait un retour fulgurant Ă  partir du 1er mars 1815, et atteint Paris en 20 jours.  

Le savais-tu ? 🧠

La RĂ©volution française a commencĂ© en 1789, menant Ă  l’ascension de NapolĂ©on en 1799. Les monarques europĂ©ens, inquiets de l’effervescence rĂ©volutionnaire en France, ont formĂ© des alliances pour la contrer. Ils craignaient que les idĂ©es rĂ©volutionnaires, telles que la dĂ©mocratie et l’Ă©galitĂ©, ne se propagent dans leurs propres pays.

Homer Simpson qui se la coule douce à la mer sur une bouée !
NapolĂ©on sur l’üle d’Elbe qui prĂ©pare tranquillement son retour en force 

🩅 Cette traversĂ©e du territoire, appelĂ©e « le vol de l’aigle » par ses partisans, lui rallie de plus en plus de soutien, dont l’armĂ©e. C’est le dĂ©but des Cent Jours, pĂ©riode qui dĂ©marre lors du retour de l’exil de NapolĂ©on sur l’üle d’Elbe en mars 1815, et qui s’arrĂȘte Ă  sa chute la mĂȘme annĂ©e. Courte pĂ©riode ! 

ArrivĂ© Ă  Paris, il contraint Louis XVII Ă  quitter la ville, qui s’enfuit alors pour Gand. Les forces europĂ©ennes alliĂ©es contre l’Empire lors du CongrĂšs de Vienne dĂ©cident de lancer leurs troupes pour anĂ©antir dĂ©finitivement les ambitions de l’empereur. Il s’agit lĂ  de la septiĂšme coalition ! Ces forces comprennent le Royaume-Uni, la Prusse et l’Autriche.

Le CongrÚs de Vienne, kézako ?

Il s’agit d’une confĂ©rence organisĂ©e Ă  Vienne du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815. Son  but Ă©tait de rĂ©organiser l’Europe aprĂšs la chute de NapolĂ©on. Les dĂ©cisions y ont Ă©tĂ© prises par les quatre pays vainqueurs : l’Autriche, la Russie, le Royaume-Uni et la Prusse.

Les personnages principaux 🧑

Avant d’entrer dans le vif du sujet, laisse-nous te faire un petit topo de nos protagonistes ! 

🧑 NapolĂ©on : militaire et homme d’État français, premier empereur des Français de 1804 Ă  1814 et du 20 mars au 22 juin 1815. Un grand rĂ©volutionnaire ! 

🧑 Louis XVIII : frĂšre cadet de Louis XVI, il devient roi de France lors de la Restauration qui suit la chute de NapolĂ©on en 1814 avant d’ĂȘtre destituĂ© au retour de NapolĂ©on l’annĂ©e suivante ;

🧑 Duc de Wellington : militaire et homme d’État britannique, Arthur Wellesley est le commandant des troupes alliĂ©es ;

🧑 MarĂ©chal BlĂŒcher : marĂ©chal prussien, il se bat aux cĂŽtĂ©s des troupes alliĂ©es ;

🧑 MarĂ©chal Ney : marĂ©chal et cavalier de France, commandant d’une partie des troupes françaises ; 

🧑 MarĂ©chal Grouchy : marĂ©chal français, aussi commandant d’une partie des troupes françaises. 

👉 NapolĂ©on rassemble alors une armĂ©e et gagne la Belgique, pays par lequel les Prussiens et Anglais vont passer pour attaquer la France par le nord. Ils traversent ainsi la Sambre, riviĂšre franco-belge situĂ©e dans la rĂ©gion de Charleroi

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Si tu veux en savoir plus sur les guerres napolĂ©oniennes, c’est par ici !

Une bataille dĂ©cisive ⚔

C’est donc Ă  Waterloo, Ă  une vingtaine de kilomĂštres de Bruxelles en Belgique, qu’a lieu la confrontation. Mais l’affrontement commence dans la campagne belge, quelques jours avant la bataille de Waterloo ! Face aux soldats impĂ©riaux s’élĂšvent les armĂ©es prussienne et britannique, NapolĂ©on sait qu’il doit anticiper l’arrivĂ©e des renforts autrichiens et russes. Pour Ă©viter que la coalition ne renforce une puissance Ă©crasante, il se projette au-devant des premiĂšres troupes Ă©trangĂšres Ă  Waterloo ! 

Les batailles de Quatre-Bras et de Ligny 

De son cĂŽtĂ©, le commandant Ney est chargĂ©, avec les troupes françaises positionnĂ©es Ă  gauche du dispositif, de s’emparer de la position des Quatre-Bras, un hameau belge Ă  l’intersection des routes de Charleroi Ă  Bruxelles et de Nivelles Ă  Namur. C’est Ă  cet endroit que les deux AlliĂ©s communiquent ! Le but est donc de s’y installer face aux Anglais. La premiĂšre attaque a lieu le 16 juin, mais elle n’est pas dĂ©cisive et les Anglais ont le temps de se replier

Ce mĂȘme jour, le marĂ©chal Grouchy, commandant d’une partie de la troupe française Ă©galement, est chargĂ© de poursuivre l’armĂ©e prussienne, dirigĂ©e par le marĂ©chal BlĂŒcher, afin de les empĂȘcher de rejoindre le duc de Wellington. Les Français obtiennent la victoire

L’armĂ©e britannique, quant Ă  elle, est prĂȘte Ă  livrer bataille. Wellington, prudent, opte pour une formation dĂ©fensive. Les soldats britanniques sont rĂ©partis sur les 3 km du Mont Saint-Jean pour se protĂ©ger de la puissante artillerie française, juste derriĂšre la ligne de crĂȘte. LĂ -bas se trouve l’artillerie britannique. Pour briser l’élan de ces colonnes d’assaut, le duc positionne des troupes autour de trois fermes-chĂąteau

👉 A l’ouest, la ferme d’Hougoumont

👉 Au centre, la ferme de la Haye Sainte

👉 A l’est, la ferme de Papelotte

Le 18 juin 1815 : la bataille finale 

đŸ—“ïž La bataille Ă  Waterloo a lieu le 18 juin 1815 et oppose donc l’armĂ©e française Ă  l’armĂ©e des AlliĂ©s, dirigĂ©e par le duc de Wellington. BlĂŒcher, vaincu deux jours plus tĂŽt, mais pas abattu, rĂ©ussit finalement Ă  rejoindre son alliĂ©. Ce sont ainsi 50 000 soldats prussiens qui s’ajoutent aux 68 000 dĂ©ployĂ©s par Wellington. Les forces françaises, en face, ne comptent que 72 000 soldats. 

Des combattants munis de leurs épées rebroussent chemin en disant "run away ! run away !"
Les Français quand ils voient la troupe prussienne dĂ©barquer 

Mais, comme le dit si bien Napoléon :

Ce n’est pas possible ; cela n’est pas français

âČ Le combat commence Ă  11h30, aprĂšs une nuit pluvieuse qui a rendu le champ de bataille boueux et mouillĂ© la poudre des fusils. L’armĂ©e de Wellington est alors rĂ©partie sur la crĂȘte de 4 km de long. 

1ïžâƒŁ Dans un premier temps, les Français concentrent leurs forces sur Hougoumont, afin de dĂ©tourner l’attention des Britanniques avant d’attaquer le centre. La bataille est sanglante. Wellington envoie des renforts pour dĂ©fendre la ferme, et l’aile gauche française s’épuise. Ce sont en tout 5 000 soldats qui y pĂ©rissent contre Ă  peine un milieu du cĂŽtĂ© adverse. Le tas de cadavres qui se forme est surnommĂ© plus tard par les Britanniques le « killing ground ». 

2ïžâƒŁ Vient ensuite la seconde phase de cette bataille : l’attaque par le centre. L’assaut commence vers 13h30 par un violent duel d’artillerie avant que l’infanterie française ne monte sur la crĂȘte. Les alliĂ©s prĂ©sents sur la pente sont alors obligĂ©s de se retirer sur le plateau et les dĂ©fenseurs de la Haye Sainte se barricadent dans la ferme. Les troupes britanniques mitraillent l’armĂ©e française, essoufflĂ©e par la montĂ©e du plateau, et envoient leur cavalerie. Les Français reculent alors


3ïžâƒŁ Vers 15h30, l’artillerie française bombarde la Haye Sainte. MalgrĂ© la charge de la cavalerie du marĂ©chal Ney, qui comptait 10 000 chevaux, et de la garde impĂ©riale (une troupe d’élite), l’infanterie alliĂ©e, en particulier les Britanniques, fait preuve d’une rĂ©silience dĂ©terminĂ©e. La ligne de front est impĂ©nĂ©trable, malgrĂ© les efforts des Français.

Des chevaliers débarquent en grand groupe et tirent des coups de feu dans le ciel. Une entrée fracassante !
La cavalerie de Ney qui débarque dans les troupes anglaises

La bataille se prolonge toute la journĂ©e, les Français perdent beaucoup de soldats et les corps s’accumulent sur le sol. Au vu de la nĂ©cessitĂ© absolue de gagner la bataille, politiquement et stratĂ©giquement, NapolĂ©on ne peut que tenter un dernier assaut. Il engage ainsi la Vieille Garde.

Les grognards de la Vieille Garde 

Il s’agit de l’unitĂ© d’élite de la Garde impĂ©riale de la Grande ArmĂ©e durant les guerres napolĂ©oniennes ! Les soldats Ă©taient surnommĂ©s les grognards par NapolĂ©on, car ils ne cessaient d’exprimer leur mĂ©contentement.

Mais, face Ă  la contre-attaque des ennemis, renforcĂ©s par les soldats prussiens du commandant BĂŒlow, pour la premiĂšre fois de son histoire, la Vieille Garde recule. Les Français paniquent, c’est la dĂ©bandade, et aprĂšs 10 h de combat et des milliers de morts, NapolĂ©on ordonne la retraite et rentre Ă  Paris. C’est la victoire pour les AlliĂ©s aprĂšs une trĂšs longue journĂ©e.

Dans cette carte, on retrouve les différents mouvements de la bataille !

carte de la bataille de Waterloo

Les consĂ©quences de cette dĂ©faite cuisante đŸ’„

Mais alors quelles en sont les consĂ©quences ? Conscient du coup fatal qui vient de lui ĂȘtre portĂ©, NapolĂ©on, une fois rentrĂ© Ă  Paris, abdique en faveur de son fils le 22 juin 1815.

Abdiquer, kézako ? 

Ce verbe signifie renoncer Ă  une fonction, un pouvoir, et en particulier renoncer Ă  l’autoritĂ© souveraine, selon le Larousse.

Cette bataille  Ă  Waterloo  marque  ainsi  la fin des Cent Jours. NapolĂ©on est exilĂ© de force sur l’üle de Sainte-HĂ©lĂšne, une Ăźle perdue au beau milieu de l’Atlantique, oĂč il meurt le 5 mai 1821. Son corps sera finalement transfĂ©rĂ© aux Invalides en 1840, oĂč il y est dĂ©sormais enterrĂ©. 

Durant son exil, il commence d’ailleurs Ă  Ă©crire ses mĂ©moires, MĂ©morial de Saint-HĂ©lĂšne dans lesquelles les bases du bonapartisme sont posĂ©es !

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Les pertes sont nombreuses de tous les cÎtés

👉 Wellington perd 15 000 hommes ;

👉 BlĂŒcher en perd 8 000 ;

👉 NapolĂ©on : 25 000 morts et 9 000 prisonniers. 

C’est sans compter les milliers de blessĂ©s ! Cette courte est l’un des affrontements les plus sanglants des guerres de la RĂ©volution et de l’Empire. 
Le fils de NapolĂ©on est finalement Ă©cartĂ© et c’est Louis XVIII qui revient sur le trĂŽne le 8 juillet 1815. La monarchie est instaurĂ©e une nouvelle fois.

Un sportif combattant est sur scÚne face à une foule. Il tient un tissu sur lequel est écrit never give up.
Pov Louis XVIII qui revient en force aprÚs son petit séjour à Gand

La Sainte Alliance, composée des puissances européennes qui ont battu Napoléon, se forme le 26 septembre 1815 dans le but de maintenir la paix et de combattre les idées révolutionnaires

Cette mĂȘme annĂ©e, en novembre, a lieu le traitĂ© de Paris. Il consacre la paix europĂ©enne, mais la France est durement traitĂ©e

  • AmputĂ©e de nombreux territoires ; 
  • doit entretenir une armĂ©e d’occupation ; 
  • doit payer une lourde indemnitĂ© de guerre.

La bataille de Waterloo marque ainsi la fin de l’épopĂ©e napolĂ©onienne et met fin Ă  7 siĂšcles d’hostilitĂ© entre la France et le Royaume-Uni ! 

Cette bataille, devenue mythique dans l’histoire de la France, a inspirĂ© de nombreux artistes. 

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La bataille de Waterloo, 18 juin 1815 est une huile sur toile rĂ©alisĂ©e en 1852 par ClĂ©ment-Auguste Andrieux. On y voit l’attaque des 3 000 cuirassiers du gĂ©nĂ©ral Milhaud lors de l’action visant Ă  dĂ©sorganiser le centre des lignes ennemies. On t’invite Ă  y jeter un coup d’Ɠil !

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Clémence
Rédactrice
Hello ! Dans le cadre de ma 3Ăšme annĂ©e de BUT infocom, j'ai rejoint les Sherpas en tant que rĂ©dactrice web. J'espĂšre que mes articles pourront t'aider dans ton quotidien et tes Ă©tudes ✹

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