Bien que cela évolue au fil du temps, dans les domaines scientifiques, les femmes ont toujours été sous-représentées par rapport à leurs homologues masculins. Et chez Les Sherpas, nous nous sommes interrogés à ce sujet.
Quelles sont les raisons de cette sous-reprĂ©sentation ? Pourquoi y a-t-il encore si peu de figures fĂ©minines dans les carriĂšres scientifiques ? Comment la reconnaissance des femmes dans ce domaine a-t-elle Ă©voluĂ© au cours des siĂšcles ? Aujourdâhui, on rĂ©pond Ă toutes les questions que tu peux te poser !
Alors, prĂȘt Ă en apprendre davantage sur un sujet bien trop longtemps passĂ© sous silence ? Promis, tu ne seras pas déçu du voyage ! đ
Un constat chiffrĂ© đ
Avant toute chose, commençons par une petite remise en contexte, avec un Ă©tat des lieux de la place des femmes dans la science aujourdâhui. đ
Les femmes peu prĂ©sentes dans les formations scientifiques ? đ
Peut-ĂȘtre lâas-tu dĂ©jĂ remarquĂ©, mais Ă lâĂ©cole comme dans la vie professionnelle, les femmes occupent une place encore moins importante par rapport Ă celle de leurs homologues masculins.
Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e sur lâĂ©tat de lâenseignement supĂ©rieur, si 57% des femmes obtiennent un diplĂŽme de lâenseignement supĂ©rieur pour 47% dâhommes, elles constituent seulement 43% des effectifs des formations scientifiques. Et aprĂšs lâuniversitĂ©, ce chiffre baisse drastiquement pour arriver Ă seulement 18% ! Câest tout de suite plus flagrant, nâest-ce pas ? đ
LâĂ©cart est encore plus marquĂ© dans certains domaines spĂ©cifiques : selon lâUNESCO, les femmes ne reprĂ©sentent que 12% des chercheurs en IA et 6% desdĂ©veloppeurs de logiciels professionnels. Pourtant, ces domaines sont en plein essor et ce sont eux qui façonnent le monde de demain !
Ă lire aussi
DĂ©couvre aussi notre article sur lâhistoire de lâĂ©volution des droits des femmes !
Un dĂ©crochage progressif đ«€
Tu lâauras compris, ce dĂ©sĂ©quilibre que lâon peut observer dans ces formations ne fait que sâaccentuer au fil des parcours acadĂ©miques.
đĄ Le savais-tu ?
Deux Ă©tudes de lâInstitut des politiques publiques (IPP) ont montrĂ© que, contrairement aux idĂ©es reçues, les filles bĂ©nĂ©ficient dâune discrimination positive en sciences Ă diffĂ©rents stades de leur scolaritĂ©.
Ă lâĂcole normale supĂ©rieure de Paris, les rĂ©sultats montrent quâĂ lâoral, les filles progressent nettement en mathĂ©matiques et en physique, ce qui leur permet de grimper en moyenne de 10 places sur 100 candidats. Ce phĂ©nomĂšne est Ă©galement observĂ© dans les matiĂšres littĂ©raires, mais Ă lâinverse : ce sont cette fois les garçons qui sont avantagĂ©s.
Au collĂšge, ces mĂȘmes Ă©tudes ont montrĂ© que lâeffet Ă©tait similaire. Lorsquâune Ă©valuation Ă©tait anonymisĂ©e, les garçons obtennaient de meilleurs rĂ©sultats. Mais lorsque les enseignants attribuaient eux-mĂȘmes les notes, les filles Ă©taient mieux notĂ©es, avec un Ă©cart moyen de +6 % en mathĂ©matiques.
Ces conclusions ont remis en question lâidĂ©e selon laquelle les filles seraient pĂ©nalisĂ©es en sciences. Pourtant, comme on le verra tout Ă l’heure, elles restent sous-reprĂ©sentĂ©es dans ces filiĂšres !
En rĂ©alitĂ©, ce phĂ©nomĂšne sâexplique notamment par un manque de reprĂ©sentation dans les domaines de recherche et de dĂ©veloppement. En 2021, selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e sur lâĂ©tat de la recherche sur lâĂ©tat de la recherche, les femmes ne constituent que 34 % des personnels de recherche en France. Ă lâĂ©chelle mondiale, les donnĂ©es de lâInstitut de Statistique de lâUNESCO (ISU) indiquent que moins de 30 % des chercheurs sont des femmes.
Ton premier cours particulier est offert ! đ
Nos profs sont passés par les meilleures écoles et universités.
Les femmes dans la recherche et les postes Ă responsabilitĂ© đïž
Ce plafond de verre est dâautant plus visible dans les carriĂšres scientifiques. Si les femmes sont de plus en plus nombreuses Ă poursuivre des Ă©tudes dans ces domaines, leur prĂ©sence, quant Ă elle, diminue drastiquement au fil de leur carriĂšre. On pourrait penser que les choses sâamĂ©liorent avec le temps, et câest vrai⊠Enfin, en partie !
Un plafond de verre, kĂ©sako ? đ€
Le plafond de verre dĂ©signe le fait que, dans une structure hiĂ©rarchique, les niveaux supĂ©rieurs sont rarement accessibles Ă certaines catĂ©gories de personnes, essentiellement en raison de mĂ©pris de classe. Dans ce cas prĂ©cis, cela signifie que les femmes peuvent progresser dans la hiĂ©rarchie de l’entreprise, mais seulement jusqu’Ă un certain niveau. RĂ©sultat : elles sont en grande partie absentes du sommet de la hiĂ©rarchie.
On lâa vu tout Ă lâheure, aujourdâhui, les Ă©tudiantes sont presque aussi nombreuses que leurs homologues masculins en licence de sciences. Mais plus le niveau dâĂ©tude sâĂ©lĂšve, plus elles disparaissent.
đą Quelques chiffres clĂ©s
DâaprĂšs une Ă©tude faite sur la paritĂ© dans la recherche, en 2021, en France, 671 500 personnes (en personnes physiques) ont participĂ© aux activitĂ©s de R&D (Recherche et DĂ©veloppementĂ . Parmi cet effectif, 228 200 Ă©taient des femmes, ce qui reprĂ©sente seulement 34 % du personnel de recherche et de dĂ©veloppement. On sait, lorsque lâon compare, câest peuâŠ
Autrement dit, plus on monte dans la hiĂ©rarchie scientifique, plus les femmes se font rares. Cela en dit long sur la place des femmes dans la science et de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale dans la hiĂ©rarchie aujourdâhui, nâest-ce pas ?
đą Quelques chiffres clĂ©s
Selon une Ă©tude de lâINSEE rĂ©alisĂ©e en 2019, en Occitanie, dans le secteur privĂ©, les femmes reprĂ©sentent 39 % des chefs dâentreprises (dirigeants salariĂ©s et non-salariĂ©s). Et lorsquâil sâagit des niveaux hiĂ©rarchiques juste infĂ©rieurs, aux postes de directeurs et cadres des grandes entreprises, leur place est encore moindre, puisquâelle atteint 23 %.
Pourquoi les filles se dĂ©tournent-elles des sciences ? đ€
Si les femmes sont, aujourdâhui encore, sous-reprĂ©sentĂ©es dans les domaines des sciences, câest loin dâĂȘtre anodin. Eh oui, derriĂšre ces chiffres se cachent des dĂ©cennies dâidĂ©es reçues, de biais inconscients et de freins structurels qui limitent lâattrait des sciences pour les jeunes filles. Ăa te paraĂźt flou ? Pas de panique, on tâexplique tout ça ! đ
Des stĂ©rĂ©otypes ancrĂ©s dĂšs lâenfance đ§ž
Depuis notre plus jeune Ăąge, nous ne recevons pas les mĂȘmes encouragements en matiĂšre dâorientation si nous sommes des filles, ou des garçons. Dans le cas des sciences, elles ont trop souvent Ă©tĂ© perçues comme un domaine âmasculinâ, oĂč il faut ĂȘtre rationnel, logique et compĂ©titif. Des qualificatifs qui, selon de nombreux stĂ©rĂ©otypes de genre, ont longtemps Ă©tĂ© attribuĂ©s aux hommes⊠On sait, ces rĂ©flexions peuvent sembler venir dâun autre Ăąge, et pourtant, c’est un systĂšme de pensĂ©e qui reste trĂšs ancrĂ©, malgrĂ© les avancĂ©es.
Les stĂ©rĂ©otypes de genre, kĂ©sako ? đ€
Pour faire simple, un stĂ©rĂ©otype de genre est une opinion gĂ©nĂ©ralisĂ©e ou un prĂ©jugĂ© vis-Ă -vis des attributs ou des caractĂ©ristiques que les femmes et les hommes ont ou devraient avoir.Â
Par exemple, dans notre enfance, le fait que les kits de construction et les jeux STEM (sciences, technologies, ingénierie et maths) étaient souvent associés aux garçons, tandis que les poupées et les jeux créatifs étaient plus souvent proposés aux filles est un stéréotype de genre !
Ă lire aussi
Envie dâen savoir plus sur le concept de paritĂ© ?
Les chiffres sont souvent plus rĂ©vĂ©lateurs que de longs discours, alors laisse-nous tâen prĂ©senter quelques-uns. Une Ă©tude Ipsos a rĂ©cemment rĂ©vĂ©lĂ© que seulement 33% des filles reçoivent un soutien familial pour sâorienter vers les mĂ©tiers du numĂ©rique et des sciences. Si lâon compare avec les garçons, ce chiffre atteint 66%. Tu remarqueras une diffĂ©rence de taille !
Et ce conditionnement joue un rĂŽle important dans la perception des sciences chez les jeunes filles. Câest aussi lui qui peut influencer leurs choix dâorientation, et ce, dĂšs le collĂšge et le lycĂ©e !
Une orientation influencĂ©e par des choix multiples đ§
Pour comprendre cette sous-reprĂ©sentation des femmes dans certains milieux, nous avons interrogĂ© une professeure et lui avons posĂ© la question. Voici lâune des rĂ©ponses quâelle a pu nous donner :
Jâai souvent pu constater, parmi mes Ă©lĂšves lycĂ©ens, que si les garçons s’intĂ©ressaient aux sciences, alors seules les sciences comptaient pour eux. Au contraire de mes Ă©lĂšves filles qui pouvaient avoir un grand intĂ©rĂȘt pour les sciences, mais Ă©galement pour la littĂ©rature, la musique, lâart, etc. Lors du choix des filiĂšres et du projet dâĂ©tudes, les garçons nâont finalement souvent quâune option selon leur goĂ»t, Ă la diffĂ©rence des filles qui hĂ©sitent entre 2 Ă 3 options avec de grandes facilitĂ©s dans chacune dâelles. Parfois, elles choisissent donc plutĂŽt une autre filiĂšre et ne vont garder les sciences que pour le plaisir de la lecture et des loisirs.
RĂ©sultat de ce processus ? Il peut arriver aux filles de dĂ©laisser les sciences, non pas par dĂ©sintĂ©rĂȘt, mais plutĂŽt parce quâelles ont davantage de choix que les garçons. Malheureusement, cette polyvalence peut aussi ĂȘtre perçue comme un manque de spĂ©cialisation dans le monde professionnel. Ce qui nâest pas forcĂ©ment le cas !
Le manque de modĂšles fĂ©minins đ€·ââïž
Aujourdâhui, en science, les femmes sont de plus en plus mises en avant, que ce soit dans les programmes scolaires, ou dans les mĂ©dias. Mais lorsque lâon compare cela Ă la mise en lumiĂšre de leurs homologues masculins, on y voit bien souvent une diffĂ©rence flagrante.
đĄ Le savais-tu ?
En Australie, une seule femme scientifique est mentionnĂ©e dans les manuels scolaires des lycĂ©es : Rosalind Franklin. Et encore… Selon The Guardian, son nom est uniquement citĂ© dans les Ă©coles de certains Ă©tats et territoires australiens !
Rappelle-toi de tes cours de sciences du collĂšge ou du lycĂ©e, durant lesquels il pouvait tâarriver dâĂ©tudier les figures historiques qui ont façonnĂ© les connaissances scientifiques dâaujourdâhui. Certes, tu as sĂ»rement dĂ©jĂ entendu parler de Marie Curie, qui a dĂ©crochĂ© le prix Nobel de chimie pour avoir rĂ©ussi Ă isoler un gramme de radium, ou encore de Rosalind Franklin, dont la dĂ©couverte de l’ADN a marquĂ© lâhistoire. Mais en dehors de ces quelques noms, combien de femmes scientifiques pourrais-tu citer spontanĂ©ment sur la simple base des cours que tu as pu recevoir ?
Ă lâinverse, les figures masculines ont toujours Ă©tĂ© omniprĂ©sentes. Newton, Einstein, Darwin, Pasteur, GalilĂ©e⊠Tant de noms qui nâont eu de cesse dâĂȘtre mis en avant lorsque lâon abordait les grandes dĂ©couvertes scientifiques, renforçant lâidĂ©e que les dĂ©couvertes majeures ont Ă©tĂ© faites par des hommes. Bien que notre sociĂ©tĂ© Ă©volue et que les femmes scientifiques sont de plus en plus mises en avant (comme nous le verrons tout Ă lâheure đ), câest ce manque dâĂ©quilibre qui contribue Ă perpĂ©tuer le stĂ©rĂ©otype selon lequel les sciences seraient une âaffaire dâhommesâ.
Besoin d’un prof particulier ? âš
Nos profs sont lĂ pour t’aider Ă progresser !
Les avancĂ©es pour plus dâinclusivitĂ© đ«
Fort heureusement, la sous-reprĂ©sentation des femmes dans les sciences est une problĂ©matique qui est de plus en plus prise en compte aujourdâhui. De nombreuses initiatives et dispositifs Ă©mergent pour encourager les jeunes filles Ă sâorienter vers des domaines scientifiques, et pour arrĂȘter d’invisibiliser les femmes scientifiques. On tâexplique tout ça. đ
Des programmes Ă©ducatifs instaurĂ©s đ§âđ
Aujourdâhui, lâun des principaux leviers que nous avons pour Ă©lever les consciences, câest lâĂ©ducation. Pour favoriser la prĂ©sence des femmes dans les domaines scientifiques, et surtout arrĂȘter les prĂ©jugĂ©s auxquels elles peuvent faire face, il faut donc Ă©galement en passer par lĂ . Câest dans cette optique que de nombreuses associations ont vu le jour, pour dĂ©construire les stĂ©rĂ©otypes sur le sujet, et pour ouvrir davantage les milieux scientifiques aux femmes.
En France, par exemple, il y a des associations comme âFemmes et sciencesâ (facile Ă retenir, non ? đ) dont le but est justement d’inciter les jeunes filles Ă sâengager dans des formations scientifiques et techniques, de favoriser la promotion des femmes engagĂ©es dans des carriĂšres scientifiques, mais aussi d’amĂ©liorer la visibilitĂ© des femmes scientifiques.
Mais elle nâest pas la seule ! Puisquâil y a aussi âElles bougentâ, une association qui vise quant Ă elle Ă susciter des vocations fĂ©minines pour les mĂ©tiers d’ingĂ©nieurs dans l’aĂ©ronautique, le spatial, ou encore le transport ferroviaire. Un exemple concret dâune de leur initiative ? Lâassociation a rĂ©alisĂ© des interventions dans plusieurs lycĂ©es pour valoriser les carriĂšres scientifiques Ă destination des jeunes filles. En 2023, ça a notamment Ă©tĂ© le cas du LycĂ©e Marie Curie.
Une meilleure mise en avant des femmes scientifiques đŹ
Si nous tâavons parlĂ© du manque dâĂ©quilibre entre les figures fĂ©minines et masculines mises en avant dans les domaines scientifiques, il nâen reste pas moins que notre monde Ă©volue. Eh oui, grĂące aux nombreuses initiatives mises en place ces derniĂšres annĂ©es, les femmes scientifiques ont de plus en plus de visibilitĂ©.
Pour te donner un exemple, PĂ©nĂ©lope Bagieu, une illustratrice française, a créé un livre intitulĂ© Les CulottĂ©es, qui met en avant des portraits de femmes inspirantes qui ont âluttĂ© contre vents et marĂ©es pour faire ce qu’elles avaient Ă faireâ. Câest ce genre d’Ćuvre qui contribue Ă rendre visible , tous milieux confondus.
Il y a Ă©galement des programmes comme celui LâOrĂ©al – UNESCO Pour les femmes et la science qui permettent justement de mettre en avant les femmes scientifiques d’aujourd’hui.
Le programme LâOrĂ©al – UNESCO Pour les femmes et la science, kĂ©sako ? đ€
Ce programme est un partenariat qui a Ă©tĂ© créé en 1998 entre LâOrĂ©al et lâUNESCO dans le but de promouvoir la place des femmes dans les sciences.Â
Pour te donner un exemple, l’un des volets distingue chaque annĂ©e, avec un grand prix, cinq chercheuses, une par grande rĂ©gion (Afrique et Ătats arabes, AmĂ©rique latine, AmĂ©rique du Nord, Asie-Pacifique, Europe).
Des modĂšles fĂ©minins de plus en plus prĂ©sents đââïž
En plus de toutes les initiatives mises en place pour amĂ©liorer la visibilitĂ© des femmes en sciences, de plus en plus de chercheuses sâimposent comme des modĂšles inspirants pour les gĂ©nĂ©rations futures. Voici cinq femmes scientifiques qui, par leur travaux et leur parcours, participent Ă façonner le monde de demain :
-
Nina Tendon : ingĂ©nieure biomĂ©dicale et fondatrice dâEpiBone, elle a rĂ©volutionnĂ© la reconstruction osseuse en dĂ©veloppant une mĂ©thode qui permettait de cultiver des os en laboratoire Ă partir de cellules souches de patients. On sait, ça paraĂźt un peu flou expliquĂ© comme ça, mais son travail a notamment permis dâobtenir de rĂ©duire les risques de rejet en cas de greffe, et dâouvrir la voie Ă des traitements plus efficaces en mĂ©decine rĂ©gĂ©nĂ©rative.
-
Tiera Guinn : ingĂ©nieur aĂ©rospatiale amĂ©ricaine, elle a contribuĂ© au dĂ©veloppement du Space Launch System de la NASA, un programme important pour lâexploration spatiale et les futures missions vers mars.
-
Hamilton Bennett : Directrice principale de lâaccĂšs aux vaccins et des partenariats chez Moderna, elle a jouĂ© un rĂŽle important dans le dĂ©veloppement du vaccin Ă ARN messager contre la Covid-19.
-
Françoise BarrĂ©-Sionoussi : virologue française, elle est connue pour avoir dĂ©couvert le virus du VIH, une avancĂ©e qui lui a notamment valu le prix Nobel de MĂ©decine en 2008. Eh oui, rien que ça ! Aujourdâhui, en plus dâĂȘtre engagĂ©e dans la lutte contre le sida, elle prĂ©side Ă©galement le ComitĂ© analyse recherche et expertise (CARE) contre la Covid-19 en France.
-
BĂ©rengĂšre Dubrulle : physicienne et chercheuse au CNRS, elle sâest beaucoup intĂ©ressĂ©e aux turbulences atmosphĂ©riques et astrophysiques. Et en 2022, elle a Ă©tĂ© nommĂ©e âFemme scientifique de lâannĂ©eâ par lâAcadĂ©mie des sciences grĂące Ă ses travaux sur les dynamiques des fluides, et leur impact sur notre comprĂ©hension du climat et de lâunivers. PlutĂŽt sympa, non ?
Bref, tu lâauras compris, les femmes ont toujours eu leur place dans les sciences. Aujourdâhui, grĂące aux efforts de sensibilisation, aux initiatives mises en place, et aux nombreuses figures fĂ©minines inspirantes, les mentalitĂ©s Ă©voluent et permettent Ă de plus en plus de femmes dâexceller dans ces domaines.
Alors, que tu sois un Ă©tudiant ou une Ă©tudiante, souviens-toi : la science appartient Ă tout le monde. Et qui sait ? Peut-ĂȘtre que la prochaine grande dĂ©couverte viendra de toi !