Entretien avec Jean, le dĂ©veloppeur qui rĂȘve en code đŸ§ đŸ‘šâ€đŸ’»

Marion Watier - Mis Ă  jour le 13/09/2021
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Sais-tu ce que c’est qu’un dev’ ? Il serait temps, car aujourd’hui, c’est la journĂ©e mondiale des dĂ©veloppeurs ! On s’est entretenus avec Jean, un dĂ©veloppeur web qui travaille avec nous chez Les Sherpas. Pour nous, Jean est un alien et on aimerait bien comprendre ce qui lui plait tant dans le fait d’exercer cette activitĂ© ! 

Il a acceptĂ© de nous livrer les dessous de son mĂ©tier et de nous Ă©clairer sur son rĂŽle aussi bien au sein de notre mĂ©dia que dans la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral 👀

Si tu souhaites en savoir plus sur le mĂ©tier de dĂ©veloppeur ou que tu essayes simplement de comprendre en quoi ça consiste, laisse notre Jean national t’en dire plus ! 😉

Qui est Jean ? đŸ‘šâ€đŸ’»

Marion : Salut Jean ! Tout d’abord, pourquoi tu as choisi d’ĂȘtre dev’, et pas banquier ou boulanger comme monsieur tout le monde ?

Jean : Je dirais que c’est la vie qui m’a poussĂ© Ă  devenir dĂ©veloppeur ! J’ai toujours eu une passion pour la tech. Quand j’étais petit, mon rĂȘve secret, c’était de devenir Tony Stark de Iron Man
 J’étais trop fan de ses armures ! Je me suis un peu formatĂ© Ă  devenir quelqu’un de trĂšs scientifique et j’ai ensuite fait des Ă©tudes de mĂ©catronique pour faire des robots. C’est lors d’un stage que j’ai dĂ©couvert le dĂ©veloppement. J’ai trouvĂ© ça trĂšs cool, car ça te laisse Ă©normĂ©ment de libertĂ© !

C’était oĂč, ce stage ?

Je faisais mon stage Ă  l’innovation de Oui SNCF, qui m’avaient recrutĂ© pour faire un Ă©norme mur de LED Ă  l’entrĂ©e des bureaux. C’était une mission super sympa ! Ensuite, ils m’ont proposĂ© de dĂ©velopper le Konami Code (un code de triche, NDLR) au sein d’une plateforme de hackathon qu’ils venaient de monter. Du coup, j’ai pu dĂ©velopper un jeu vidĂ©o pour la plateforme et ça, c’est vraiment ce qui m’a fait kiffer le mĂ©tier !

Être dĂ©veloppeur, kĂ©saco ? 😅

Si tu devais expliquer Ă  ta grand-mĂšre en quoi consiste le mĂ©tier de dev’, tu lui dirais quoi ?

Je lui dirais qu’en fait, je suis traducteur. Je traduis la reprĂ©sentation graphique d’un designer en langage informatique pour que ça s’affiche sur des pages web.

C’est quoi la journĂ©e type d’un dĂ©veloppeur ?

Ne rien faire ! [rires]
On travaille trĂšs souvent en sprint, c’est-Ă -dire en sessions de quelques jours avec des objectifs bien dĂ©finis Ă  remplir. On suit des mĂ©thodes agiles, qui s’appellent le Scrum. Et en gros, on s’engage Ă  prendre un nombre de tĂąches qu’on appelle des “User Story”. Et la journĂ©e type, c’est de remplir des user story : une, deux, parfois moins. On fait aussi un peu de review, car dans le cycle de vie du scrum, ces user story passent de “to do” Ă  “in progress” Ă  “à revoir” et Ă  “done”. Mon travail consiste parfois Ă  les faire et parfois Ă  revoir le travail des autres.

Tu travailles donc beaucoup en collaboration avec les autres dev’, ce n’est pas un mĂ©tier si solitaire !

ComplĂštement ! On est une Ă©quipe oĂč chacun interagit avec les autres. Et le but, c’est de tous progresser et de gagner en rapiditĂ©, en efficacitĂ© et en technique pour devenir les plus performants possibles.

ConcrĂštement, ça sert Ă  quoi de coder ? 

S’il n’y avait pas Internet, je ne servirais Ă  rien ! Je ne dirais pas que j’ai une fonction importante dans la sociĂ©tĂ©. Mais aujourd’hui, on a dĂ©cidĂ© quInternet Ă©tait un terrain de jeu et que beaucoup de choses pouvaient se faire par ce biais. Donc, on a de plus en plus besoin de dĂ©veloppeurs pour construire les immeubles de ce terrain de jeu.

Et mon mĂ©tier, c’est effectivement de construire des fonctionnalitĂ©s qui rĂ©pondent Ă  des besoins afin de satisfaire les utilisateurs. C’est un mĂ©tier hyper important aujourd’hui, parce qu’on est de plus en plus connectĂ©s. On a de plus en plus besoin de simplifier la maniĂšre dont les relations de service se dĂ©roulent.

Qu’est-ce qui pourrait motiver nos lecteurs Ă  devenir dĂ©veloppeur ?

Tout Ă  l’heure, je parlais de terrain de jeu. En gros, ĂȘtre dev’, c’est le pouvoir de faire tout ce que tu veux faire ! C’est le pouvoir d’avoir la libertĂ© de crĂ©er ce que tu veux sur le web. Et ça, c’est extrĂȘmement satisfaisant… Parce que tu n’es pas forcĂ©ment obligĂ© de rĂ©pondre Ă  un besoin, tu peux aussi ĂȘtre un troll sur Internet et crĂ©er une interface pour te faire marrer.

C’est incroyable, tu peux tout faire et ça, c’est extrĂȘmement satisfaisant !

Jean

DĂ©veloppeur chez les Sherpas

En dehors du taff chez Les Sherpas, tu fais tes petites expériences ?

C’est un peu la honte, mais j’ai un blog perso. J’essaye de l’amĂ©liorer petit Ă  petit sur mon temps libre. Il me sert Ă  rĂ©fĂ©rencer des articles d’expertises en techniques de code.

Je teste aussi pas mal de nouvelles technologies, parce que le monde du dĂ©veloppement est en continuelle progression. Ça change tout le temps. Il faut toujours ĂȘtre Ă  l’Ă©coute des nouvelles technologies, des nouveaux langages, de nouveaux frameworks… Ça veut dire s’amuser Ă  toujours les tester et voir comment ça rĂ©pond, comprendre si c’est mieux et pourquoi.

Dans un sens, tu fais un vrai travail de veille ?

Exactement, la veille technique fait partie intégrante du métier de développeur à mon sens.

Les dĂ©veloppeurs, une secte bien Ă©trange ? đŸ˜Č

Comme pour tous les métiers, il y a sûrement des clichés sur les développeurs web. Est-ce que tu peux nous en parler ?

Personnellement, dans ma vie de tous les jours, je parle trĂšs peu de mon mĂ©tier. Il y a deux raisons. PremiĂšrement, personne ne comprend rien (ou alors si la personne te fait croire qu’elle comprend, elle est toujours en train de dodeliner de la tĂȘte
). DeuxiĂšmement, ça ne les intĂ©resse pas. Je travaille sur des outils qu’ils utilisent dans la vie de tous les jours, mais savoir comment ils fonctionnent, c’est plutĂŽt barbant pour eux.

Quand tu es dĂ©veloppeur, en fait, tu apprends une nouvelle langue que tout le monde ne comprend pas. Ça donne des situations un peu particuliĂšres. Quand tu apprends l’anglais et que tu commences Ă  ĂȘtre bon, tu peux te mettre Ă  rĂȘver en anglais au point que tu ne rĂȘves plus du tout dans ta langue maternelle. Eh bien moi, ça m’est dĂ©jĂ  arrivĂ© de rĂȘver en code. Quand j’ai des problĂšmes, des sujets trĂšs complexes que j’ai traitĂ©s, ils me reviennent dans mes rĂȘves…

Donc oui, il y a des clichĂ©s, oui, j’en fais partie. Je suis cette personne qui vit dans ma grotte et quand je sors de ma grotte, j’ai un temps d’acclimatation pour me remettre Ă  parler de sujets normaux.

Je ne parle qu’en 0 et en 1.

Jean

DĂ©veloppeur chez les Sherpas

Ca doit te soulager de pouvoir travailler avec des gens qui parlent la mĂȘme langue que toi !

Oui, quand deux dĂ©veloppeurs se rencontrent, ils sont dans une bulle, ils utilisent un langage particulier qui leur appartient, ils disent des termes que personne ne comprend… Ils se marrent mĂȘme avec des blagues que personne ne comprend. Peut-ĂȘtre que si dans ce monde, il y avait un ordinateur, lui il rigolerait avec eux ! [rires]

Les avantages et inconvĂ©nients d’ĂȘtre dĂ©veloppeur selon Jean đŸ’Ș

Quels sont les trucs cool dans ton mĂ©tier ?

L’une des choses qui est trĂšs cool et qui n’est pas possible pour tous les mĂ©tiers, c’est que tu peux te permettre d’ĂȘtre trĂšs nomade ! J’ai fait du tĂ©lĂ©travail Ă  foison pendant la pĂ©riode du COVID. Comme tu n’as besoin que d’une connexion Internet et d’un ordinateur, tu peux ĂȘtre partout. Tu peux mĂȘme imaginer louer un van et devenir dĂ©veloppeur freelance, itinĂ©rant
 D’ailleurs, c’est lĂ  oĂč il y a le plus de jobs en remote.

Je pense que c’est le meilleur mĂ©tier du monde. Je pourrais faire ça toute ma vie. Tu apprends toujours des choses, tu es en continuelle remise en question, tu crĂ©es ce que tu veux


En tant que dĂ©veloppeur, tu es vraiment le maĂźtre du monde aujourd’hui.

Jean

DĂ©veloppeur chez les Sherpas

Et cÎtés inconvénients ?

En France, c’est un mĂ©tier encore trĂšs masculin. Il y a beaucoup moins de femmes dĂ©veloppeuses que d’hommes dĂ©veloppeurs… Donc les femmes, motivez-vous, c’est gĂ©nial d’ĂȘtre dĂ©veloppeur !

Est-ce que tu as des perspectives d’Ă©volution, justement ?

Ce serait dommage s’il n’y en avait pas car ça ne fait que 3 ans que je fais ce mĂ©tier, donc j’espĂšre encore gagner un peu plus d’argent… [rires]
Dans mon cas, j’aimerais devenir CTO (chief technical officer). Il a deux rĂŽles : celui d’organisateur, ce qui implique une vraie dimension de management et de rĂ©ponse Ă  un besoin client, et en mĂȘme temps, une expertise technique oĂč il apporte cette force Ă  ses dĂ©veloppeurs dans le besoin. C’est le rĂŽle de Paul (notre CTO chez Les Sherpas). C’est fou ce qu’il fait et j’aimerais faire la mĂȘme chose un jour !

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Tout, en fait ! Surtout les 0 et les 1 ! Tu parles avec des designers, tu parles avec des techniciens, tu parles parfois avec des gens du produit ou avec des gens extrĂȘmement embĂȘtants qui ont une idĂ©e impossible Ă  faire. C’est le cĂŽtĂ© challengeant.

Tu peux aussi ĂȘtre dans ta bulle comme ne pas ĂȘtre dans ta bulle. Et ça, c’est vraiment cool, car tu as une vraie libertĂ©. Je n’ai pas fait beaucoup de mĂ©tier d’ingĂ©nieur et j’ai fait diffĂ©rents stages, mais je trouve que c’est le mĂ©tier oĂč tu as le plus de libertĂ©.

Merci Jean d’avoir rĂ©pondu Ă  nos questions sur le mĂ©tier de dĂ©veloppeur web ! đŸ€©âœš

On fait aussi un coucou Ă  toute le reste de l’équipe de dev’ des Sherpas : Paul, Sadri, Amine et Victor, et on leur souhaite une bonne journĂ©e du dĂ©veloppeur ! đŸ„‚

Alors, qu’as-tu pensĂ© de ce tĂ©moignage ? Le mĂ©tier de dĂ©veloppeur t’intĂ©resse ? Dis-le nous en commentaires ! 😎

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