Journalisme : les 7 formes journalistiques les plus courantes 📰

Etienne Porche - Mis Ă  jour le 14/01/2026
Journalisme et formes journalistiques

🧠 À retenir : 

  • Il existe diffĂ©rentes formes journalistiques pour traiter une information, comme le reportage qui raconte une histoire vĂ©cue sur le terrain.
  • L’enquĂȘte rĂ©vĂšle des faits cachĂ©s aprĂšs un long travail de recherche, tandis que l’interview donne la parole Ă  une personne sur un sujet prĂ©cis.
  • D’autres formats sont plus spĂ©cifiques, comme l’Ă©ditorial qui partage une opinion ou la brĂšve qui rĂ©sume un fait en quelques phrases.

Tout bon journaliste est au fait de ses missions. DĂ©couper, trier, hiĂ©rarchiser les informations, mais surtout : informer. Il doit aborder l’actualitĂ© d’un ton neutre, ne laisser transparaĂźtre aucun parti pris. Si ce mĂ©tier t’intĂ©resse, on va t’aider Ă  te repĂ©rer grĂące Ă  un TOPO sur les 7 formes journalistiques les plus courantes. Tu verras, ce n’est pas compliquĂ©, et grĂące Ă  cela tu deviendras un expert en la matiĂšre ! Tu ne sais pas comment distinguer un reportage d’une tribune ? Pas de panique. Cet article est aussi pour toi qui veux apprendre de nouvelles choses.

Qu’est-ce que le mĂ©tier de journaliste ? 🧐

Si certains, comme Tintin, font le tour du monde, la plupart des journalistes se dĂ©placent au sein de leur rĂ©gion. Ceux-lĂ  s’appellent les journalistes de PQR (Presse quotidienne rĂ©gionale) tandis que d’autres, basĂ©s Ă  Paris, sont des journalistes de PQN (Presse quotidienne nationale). Le mĂȘme principe s’applique aux autres formats : web, tĂ©lĂ©vision ou encore radio.

Ensuite, le journaliste se spĂ©cialise : culture, actualitĂ© gĂ©nĂ©raliste, actualitĂ© internationale, europĂ©enne, sport… Tous les choix sont permis. Mais un journaliste sait avant tout diffĂ©rencier les diffĂ©rentes formes journalistiques, cela fait partie de son mĂ©tier. Cependant, il est trĂšs frĂ©quent de devenir pigiste en sortie d’Ă©cole de journalisme. Le pigiste est un journaliste Ă  temps partiel (puisque appelĂ© lorsqu’il est sollicitĂ© par le mĂ©dia oĂč il pige) payĂ© Ă  la « pige », c’est-Ă -dire Ă  la production. Il travaille souvent pour plusieurs mĂ©dias, en raison de la prĂ©caritĂ© de son statut. Ils sont environ 7 000 sur les 35 000 journalistes que compte la France.

Forme journalistique n° 1 : Le reportage

Le reportage est un peu ce que la Joconde est Ă  la peinture. C’est un vrai chef-d’Ɠuvre journalistique lorsqu’il est rĂ©ussi. Le tout premier Ă  l’expĂ©rimenter fut Albert Londres, au dĂ©but du XXe siĂšcle. Il a donnĂ© son nom au prix Ă©ponyme qui rĂ©compense chaque annĂ©e les meilleurs de la profession.

Qu’il soit rĂ©alisĂ© pour la radio, la presse Ă©crite ou la tĂ©lĂ©vision, l’objectif est le mĂȘme : transporter le public avec soi et raconter une histoire. Le reportage est avant tout une expĂ©rience, un rĂ©cit vĂ©cu par le journaliste. Il se rĂ©alise en allant sur le terrain, contrairement Ă  l’article qui peut s’écrire sur la base d’interviews tĂ©lĂ©phoniques uniquement. Les reportages couvrent en gĂ©nĂ©ral une Ă  deux pages sur papier et sont assez longs sur la durĂ©e en radio ou en tĂ©lĂ©vision. D’autres, bien plus longs encore, sont appelĂ©s “longs-formats”.

Mais on ne s’improvise pas reporter ! Deux ingrĂ©dients sont indispensables : trouver la bonne idĂ©e et dĂ©peindre la vie quotidienne.

Trouver la bonne idée

En premier lieu, il faut une bonne idĂ©e. Oui, car rĂ©aliser un reportage, c’est bien, mais s’il se distingue des concurrents, c’est encore mieux. Il faut trouver “la” bonne idĂ©e, celle qui captera le public. C’est ce que l’on appelle un “angle”. Sans cet “outil”, inutile de rĂ©aliser un reportage. Il sert Ă  dĂ©finir les bases temporelles et spatiales prĂ©cises. Tout le monde parle de la transition Ă©nergĂ©tique et de l’urgence Ă©cologique. Dans ce cas, intĂ©ressons-nous aux communes rurales qui produisent aujourd’hui plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Un angle plus prĂ©cis, moins traitĂ©, qui permet d’aborder le sujet Ă  travers des initiatives locales concrĂštes. L’idĂ©e plaira davantage et sera moins exploitĂ©e.

Dépeindre la vie quotidienne et faire appel aux 5 sens

La clĂ© d’un bon reportage, c’est lorsque le lecteur ou le tĂ©lĂ©spectateur est plongĂ© dans l’univers dans lequel tu le transportes. Le reportage, c’est avant tout la vie des gens et leur cadre de vie. Lorsque tu en visionnes un ou en lis un, tu dois ressentir l’atmosphĂšre qui se dĂ©gage, les bruits, les sons, les odeurs, le toucher
 Les 5 sens doivent ĂȘtre mobilisĂ©s. Il sert aussi Ă  inspirer et montrer des profils atypiques. Plus les portraits ou scĂšnes de vie seront originaux et inspirants, plus le reportage sera rĂ©ussi. Qui est Ginette ? Est-elle accro au cafĂ© ? Sent-elle le cafĂ© tous les matins ? Quel est son mode de vie ? C’est lĂ  que rĂ©side la force centrale d’un bon reportage : faire vivre une histoire vraie, en donnant au public l’impression d’y ĂȘtre, aux cĂŽtĂ©s de ceux dont on raconte le quotidien.

Les défis actuels du reportage

Aujourd’hui, le reportage fait face Ă  une augmentation prĂ©occupante des violences Ă  l’encontre des journalistes. Les conflits armĂ©s qui parsĂšment le monde, comme la guerre au YĂ©men, exposent les reporters Ă  des dangers constants, qu’il s’agisse de menaces physiques, d’enlĂšvements ou de pressions politiques. Dans de nombreux pays, exercer le mĂ©tier de reporter implique dĂ©sormais de travailler dans des conditions extrĂȘmement prĂ©caires, voire au pĂ©ril de sa vie.

À ces risques s’ajoute un autre dĂ©fi majeur : la dĂ©fiance croissante du public Ă  l’égard de l’information.

À l’ùre des rĂ©seaux sociaux et de la dĂ©sinformation, une partie de la population remet en cause la crĂ©dibilitĂ© des mĂ©dias traditionnels, brouillant la distinction entre information vĂ©rifiĂ©e, rumeur et propagande. Cette perte de confiance complique le travail des journalistes, qui doivent non seulement enquĂȘter et tĂ©moigner, mais aussi rĂ©affirmer sans cesse la lĂ©gitimitĂ© et la fiabilitĂ© de leur travail.

FondĂ©e en 1985, Reporters sans frontiĂšres (RSF) cĂ©lĂšbre cette annĂ©e 40 ans d’engagement en faveur de la libertĂ© d’informer. Depuis sa crĂ©ation, l’organisation dĂ©fend sans relĂąche le droit d’informer et d’ĂȘtre informĂ©, partout dans le monde. Son but est de protĂ©ger les journalistes menacĂ©s, dĂ©noncer la censure, soutenir le pluralisme des mĂ©dias et promouvoir une information libre, indĂ©pendante et fiable. À travers ses actions, RSF rappelle combien le journalisme demeure un pilier essentiel des sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques.

Forme journalistique n°2 : L’enquĂȘte đŸ•”ïžâ€â™€ïž

Si le reportage n’est pas un exercice des plus Ă©vidents, l’enquĂȘte, elle, nĂ©cessite encore plus de rigueur. Aucun droit Ă  l’erreur : prĂ©cision, documentation et preuves sont ainsi les maĂźtres-mots qui accompagnent au quotidien les journalistes d’investigation.

Les enquĂȘtes se reconnaissent par leur caractĂšre inĂ©dit. À la tĂ©lĂ©, elles sont souvent diffusĂ©es sur Capital ou Cash Investigation, oĂč les scĂšnes sont filmĂ©es en camĂ©ra cachĂ©e. Elles se distinguent des autres formats. En effet, lĂ  oĂč le reportage se concentre sur des choses vues et entendues, les enquĂȘtes, elles, se fondent surtout sur des Ă©lĂ©ments cachĂ©s, invisibles et Ă©cartĂ©s des informations grand public. Les enquĂȘtes peuvent durer des semaines, comme des mois. La clĂ© de la rĂ©ussite d’une enquĂȘte est tout d’abord le rĂ©seau et la dĂ©brouillardise.

Un travail en équipe

Parce que “seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.” Tout le monde connaĂźt la formule et elle s’avĂšre trĂšs pertinente dans les enquĂȘtes. Lorsque l’on souhaite “enquĂȘter”, le rĂ©seau devient plus qu’indispensable.

« Oui, allĂŽ, j’aimerais enquĂȘter sur les rĂ©seaux de prostitution pour mineures, aurais-tu les coordonnĂ©es de tel endroit ? ConnaĂźtrais-tu quelqu’un susceptible de m’en parler ?”
Telle est la routine des professionnels de l’enquĂȘte. Le plus important reste la discrĂ©tion. Une fois la liste des tĂ©moins connus dressĂ©e, de l’entourage des personnes concernĂ©es, l’enquĂȘte peut commencer.

DĂ©mĂȘler le vrai du faux

Qui croire ? Les tĂ©moins sont-ils impliquĂ©s dans des conflits d’intĂ©rĂȘts ? Veulent-ils dĂ©stabiliser l’enquĂȘte ? Le journaliste d’investigation trie, hiĂ©rarchise, recoupe, dĂ©coupe. Il dĂ©mĂȘle le vrai du faux. Cela passe par une bonne documentation. Ses meilleurs amis deviennent vite les sites d’archives, et autres ressources gĂ©nĂ©alogiques.

Appuyer ses arguments sur des preuves irréfutables

La derniĂšre Ă©tape, et pas la plus facile : le terrain. Sans terrain, pas d’enquĂȘte vĂ©ritable. En radio et tĂ©lĂ©vision, nombreux sont les journalistes Ă  utiliser les camĂ©ras cachĂ©es pour enregistrer les conversations Ă  l’insu des interlocuteurs. Une pratique parfois dĂ©criĂ©e par l’Observatoire de DĂ©ontologie de l’Information. Pourtant, son utilisation reste nĂ©cessaire Ă  certains moments. En presse Ă©crite, des micro-cravates sont utilisĂ©s, ce qui permet de restituer de A Ă  Z les propos tenus, le tout accompagnĂ© d’images.

L’enquĂȘte du journaliste ne doit pas se substituer Ă  celle de la police.
Attention : l’enquĂȘte journalistique exige des compĂ©tences spĂ©cifiques. DiscrĂ©tion et silence restent essentiels pour mener Ă  bien le projet. Le journaliste n’est ni juge, ni policier et ne doit pas utiliser de techniques dĂ©loyales pour rĂ©ussir Ă  soustraire des informations.

Les dĂ©fis actuels de l’enquĂȘte

Parmi les dĂ©fis majeurs du journalisme d’enquĂȘte figure Ă©galement la protection des sources. L’affaire Edward Snowden en est une illustration frappante. En rĂ©vĂ©lant, en 2013, l’ampleur des programmes de surveillance de masse menĂ©s par la NSA, Snowden a mis en lumiĂšre le rĂŽle crucial des journalistes d’enquĂȘte dans la dĂ©fense de l’intĂ©rĂȘt public. Cependant, cette affaire a aussi montrĂ© les risques considĂ©rables encourus, tant pour les lanceurs d’alerte que pour les journalistes, confrontĂ©s Ă  des pressions judiciaires, politiques et Ă  une surveillance accrue. Elle souligne ainsi la fragilitĂ© de la libertĂ© d’enquĂȘter Ă  l’ùre du numĂ©rique.

Edward Snowden
Edward Snowden

Le dĂ©veloppement du numĂ©rique et de l’intelligence artificielle transforme profondĂ©ment la collecte d’informations. S’il facilite l’accĂšs Ă  d’immenses volumes de donnĂ©es et l’analyse de documents complexes, il accroĂźt aussi les risques de surveillance, de traçage des sources et de pressions judiciaires. À l’ùre de l’IA, la protection des sources et l’indĂ©pendance des journalistes constituent plus que jamais un enjeu central de la libertĂ© d’enquĂȘter.

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Forme journalistique n°3 : L’interview / Le portrait đŸ–Œ

Format de base de tout journaliste : l’interview. Elle est le rĂ©sultat d’une conversation entre un interviewĂ© et le journaliste. Les rĂ©ponses sont retranscrites Ă  la suite des questions posĂ©es, avec la plus grande prĂ©cision. Le but d’une interview est simple : extraire des informations ou points de vue de l’interlocuteur sur un sujet prĂ©cis, sans aucune retouche journalistique ou minimale.

Le portrait, lui, se situe entre l’analyse et l’interview.
Personnes inspirantes, atypiques, au parcours de vie rempli… La premiĂšre mission du professionnel de l’information est de repĂ©rer des profils passionnants. Le portrait, c’est d’abord de l’humain. Des Ă©changes avec la personne sont nĂ©cessaires et en constituent la base.

3 éléments restent prépondérants :

  • une rĂ©trospective du parcours accompli,
  • des citations de la personne,
  • sa personnalitĂ©.

Exemple

La lecture, c’est toute sa vie. Victor ne cesse de lire depuis ses 9 ans. Une passion prĂ©coce qui l’a amenĂ© Ă  devenir Ă©crivain. Son dernier tome, “Les Ă©toiles de la mer” sortira le 5 novembre prochain.

Que ce soit l’interview ou le portrait, le but est de raconter et de transmettre une parole, une expĂ©rience ou un point de vue, tout en restant fidĂšle Ă  la personne mise en lumiĂšre.

Forme journalistique n°4 : L’éditorial

C’est sans doute la forme la plus Ă  part de l’objectivitĂ© journalistique. Critiquer et mettre en perspective l’actualitĂ© dans un ton libre, voici le mot d’ordre de l’éditorialiste. InvitĂ© rĂ©current des talks-shows, il reprĂ©sente son mĂ©dia sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision, ou dans les studios de radio. Ce qui le caractĂ©rise, c’est sa grande influence. Toujours trĂšs attendu des intervieweurs, son avis importe et compte plus que n’importe quel journaliste politique. Personnage clĂ© des mĂ©dias, il se caractĂ©rise surtout par sa tĂ©nacitĂ© et sa poigne. Il crĂ©e du dĂ©bat et parfois de la controverse.

De plus, il est apprĂ©ciĂ© pour ses capacitĂ©s d’analyse des faits d’actualitĂ©. Vifs, piquants, tantĂŽt saignants tantĂŽt Ă©logieux, les Ă©ditos sont courts, mais efficaces. En tant que tels, ils n’apportent pas grand-chose. Mais ils aident avant tout Ă  connaĂźtre les prises de position du mĂ©dia qu’ils reprĂ©sentent. C’est le propre de l’édito : parler de tout et de rien.

Les dĂ©fis actuels de l’Ă©ditorialiste

Aujourd’hui, l’un des principaux dĂ©fis de l’éditorialiste rĂ©side dans la confiance qu’il est censĂ© incarner en tant que reprĂ©sentant de son mĂ©dia. En exprimant une opinion assumĂ©e, il doit constamment trouver un Ă©quilibre entre libertĂ© de ton et rigueur journalistique. La question de la neutralitĂ© se pose alors inĂ©vitablement : un Ă©ditorialiste peut-il rĂ©ellement ĂȘtre objectif ?

Son rĂŽle n’est pas de prĂ©tendre Ă  une neutralitĂ© absolue, mais de proposer une analyse argumentĂ©e, honnĂȘte et fondĂ©e sur des faits vĂ©rifiĂ©s. La crĂ©dibilitĂ© de l’éditorialiste repose ainsi sur sa transparence et la soliditĂ© de son raisonnement. Comme le rĂ©sume justement cette idĂ©e avancĂ©e par Alexis Levrier : « l’éditorialiste, c’est d’abord un journaliste auquel on donne le droit de dire “je”, parce que son expĂ©rience le lui permet. » Cette prise de parole personnelle n’est donc pas arbitraire, mais fondĂ©e sur une lĂ©gitimitĂ© professionnelle et une expertise reconnue. À cela s’ajoutent les pressions contemporaines liĂ©es aux rĂ©seaux sociaux et Ă  l’instantanĂ©itĂ© de l’information. TrĂšs exposĂ© mĂ©diatiquement, l’éditorialiste est confrontĂ© aux critiques, parfois violentes, et aux dĂ©bats du public. 

Forme journalistique n°5 : Le filet/ BrÚve

La brĂšve se caractĂ©rise par sa trĂšs petite taille et n’a qu’un objectif : informer en deux ou trois phrases d’un Ă©vĂ©nement factuel. Pas d’adverbes ni d’adjectifs, ou mĂȘme de titre : dans une brĂšve, l’essentiel, c’est l’information, pas le style d’Ă©criture.

Exemple

Le premier ministre indien, Narendra Modi, a donnĂ© l’ordre ce lundi matin Ă  la population de se confiner jusqu’à nouvel ordre.

Le filet, lui aussi trĂšs court, comporte un titre mais ne laisse place Ă  aucune analyse non plus. Il tient en un petit paragraphe.

Forme journalistique n°6 : Le fait divers

Le fait divers s’est trĂšs vite imposĂ© comme le format de rĂ©fĂ©rence de la Presse Quotidienne RĂ©gionale (PQR).

Qui a tué le petit Grégory ? Avons-nous retrouvé Xavier Dupont de LigonnÚs ?

Il est devenu populaire, les lecteurs locaux en raffolent. Ceux qui les Ă©crivent sont les faits-diversiers. Le fait divers est un exercice qui n’est pas des plus simples. Il parle Ă  tous, peut arriver n’importe oĂč, n’importe quand et peut prendre une grande ampleur. Le journaliste doit donc le traiter avec la plus grande prudence.
Ici, pas question de laisser transparaĂźtre les Ă©motions. Un fait divers reste et restera toujours, quoi qu’il advienne, neutre. S’il passionne autant, c’est parce qu’il alimente les discussions, et l’imagination des gens. Un fait divers suscite plus ou moins d’intĂ©rĂȘt en fonction de sa proximitĂ© par rapport aux lecteurs. C’est ce que l’on appelle en journalisme “la loi de proximitĂ©â€. On parle de proximitĂ© en termes de gĂ©ographie, de temporalitĂ© ou encore d’affection.

La longueur du fait divers varie. TantĂŽt longue, tantĂŽt courte. Elle relĂšve des choix Ă©ditoriaux de chaque mĂ©dia. Mais un Ă©lĂ©ment reste essentiel : les 5W pour Who, What, Where, When et Why (Qui ? Quoi ? OĂč ? Quand ? Pourquoi ?). Plus que jamais, le journaliste doit aller Ă  l’essentiel et ĂȘtre concis.

Exemple

Titre : Coups de feu dans un quartier de Besançon

Ce matin, vers 3h30, deux hommes ont ouvert le feu dans le quartier sensible de Palente au sein de la capitale comtoise. Cinq personnes ont été blessées et deux sont entre la vie et la mort.

Forme journalistique n° 7 : L’analyse/La synthùse 🖋

La Presse Quotidienne Nationale (PQN) en est friande. La synthĂšse est un type d’article trĂšs utilisĂ©, voire celui qui est le plus utilisĂ©. Elle rĂ©sume et dĂ©crypte les principaux aspects actuels d’une situation, d’un fait qui se dĂ©roule depuis quelque temps. Elle se base sur diffĂ©rents arguments, une analyse (bien que peu poussĂ©e), et des citations. Sa taille est variable mais contient souvent plusieurs intertitres.

L’analyse se base sur le mĂȘme principe que la synthĂšse mais laisse une place plus importante Ă  la rĂ©flexion et au dĂ©cryptage des journalistes, Ă  leur avis, des comparaisons ou encore des retours historiques. L’analyse est le fruit d’un grand raisonnement de la part de son auteur.
 

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Journalisme : et si tu en faisais un mĂ©tier ?💡

Si la lecture de cet article a confirmĂ© ta volontĂ© de devenir journaliste, je vais te parler rapidement des Ă©coles de journalisme. Accessibles sur concours (celles qui sont reconnues), elles te donneront en deux ans les outils pour bien dĂ©marrer ta carriĂšre. MĂȘme si l’entrĂ©e est sĂ©lective, ce n’est pas non plus impossible.
Ensuite tu pourras te spécialiser dans le média de ton choix (radio, TV, presse écrite).

Attention : la concurrence est Ă©levĂ©e, il est donc primordial de t’y prĂ©parer au mieux et de connaĂźtre le terrain. Rien de mieux que quelques stages d’observation, cela te dĂ©marquera, et tu sauras de quoi tu parles !
Écoles privĂ©es, publiques, Master de Sciences Po en journalisme… Tu devrais trouver ton bonheur !

La curiositĂ© est une qualitĂ© fondamentale du journaliste. Un bon journaliste s’intĂ©resse Ă  une grande diversitĂ© de sujets et reste constamment Ă  l’affĂ»t de nouvelles informations. La lecture, les documentaires, les podcasts ou encore la presse constituent des moyens efficaces pour enrichir sa culture gĂ©nĂ©rale. Cette culture gĂ©nĂ©rale est d’ailleurs un critĂšre dĂ©terminant lors des concours et des sĂ©lections en Ă©coles de journalisme : c’est avant tout ce que les jurys observent et attendent d’un candidat. MĂȘme certaines plateformes comme YouTube peuvent devenir de vĂ©ritables outils d’apprentissage, Ă  condition de choisir des contenus fiables et de qualitĂ©.

À lire aussi

Tu ne sais pas si les études de journalisme sont faites pour toi ? Teste-toi pour le savoir !

Voici le résumé des 14 écoles de journalisme reconnues.

Les établissements publics

CELSA – Master option journalisme
DiplĂŽme : master de journalisme

CUEJ – Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg
Établissement universitaire (UniversitĂ© de Strasbourg)
DiplĂŽme : master de journalisme
Cursus possible en alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation)

EDC – École de journalisme de Cannes (IUT Nice Cîte d’Azur)
Établissement universitaire
DiplĂŽme : DUT de journalisme

EJDG : École de Journalisme de Grenoble
Établissement universitaire
DiplĂŽme : double diplĂŽme (DiplĂŽme de Sciences Po Grenoble et Master de journalisme de l’UniversitĂ© Grenoble Alpes)

EJCAM : École de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille
Établissement universitaire
DiplĂŽme : master de journalisme

EPJT – École publique de journalisme de Tours
Diplîme d’État : Master

IFP – PanthĂ©on : Institut Français de presse, Master de journalisme
DiplĂŽme : master de journalisme

IJBA – Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine
Diplîme d’État : master professionnel de journalisme
Recrutement : au niveau bac +3 ou validation d’acquis professionnels

IPJ : Institut Pratique du Journalisme de l’UniversitĂ© Paris-Dauphine
DiplĂŽme : master de journalisme

IUT Lannion
Établissement universitaire
CoĂ»t annuel des Ă©tudes : frais d’inscription universitaires*
DiplĂŽme : DUT
Recrutement sur dossier et entretiens niveau bac

Les établissements privés

CFJ Paris : Centre de Formation des Journalistes
Formation diplĂŽmante en filiĂšre classique ou en apprentissage

École de journalisme de Sciences Po
DiplĂŽme : master de journalisme et master journalisme et affaires internationales

EJT : École de Journalisme de Toulouse
Diplîme d’État : Master de journalisme

ESJ : École SupĂ©rieure de Journalisme de Lille
DiplĂŽme d’État : Master de journalisme associĂ© Ă  Sciences Po Lille

La conclusion sur le journalisme et les formes journalistiques

Tu as dĂ©sormais toutes les clĂ©s en main pour savoir reconnaĂźtre les diffĂ©rentes formes journalistiques ! Tu pourras ainsi impressionner tes amis lorsque vous parlerez de l’actualitĂ©. Si le journalisme t’attire, voire si tu souhaites devenir journaliste, tu es dĂ©sormais au point sur le langage technique utilisĂ© dans cet univers. Enfin, si tu cherches ta future Ă©cole, on espĂšre que nos informations et nos conseils t’aideront Ă  faire ton choix. Être journaliste est un mĂ©tier fascinant qui te fait dĂ©couvrir chaque jour de nouvelles choses et rencontrer des personnes uniques.

Les questions fréquentes

Le reportage raconte une histoire vĂ©cue sur le terrain pour transporter le lecteur, comme le faisait Albert Londres. L’enquĂȘte, elle, rĂ©vĂšle des informations cachĂ©es avec des preuves irrĂ©futables. On la retrouve dans des Ă©missions comme Cash Investigation.

Oui, dans un format spĂ©cifique qui s’appelle l’Ă©ditorial. L’Ă©ditorialiste y critique l’actualitĂ© avec un ton libre et reprĂ©sente la ligne de son mĂ©dia. Son analyse, souvent courte et piquante, crĂ©e le dĂ©bat.

Un pigiste est un journaliste indĂ©pendant payĂ© Ă  l’article, aussi appelĂ© « pige ». Il collabore avec plusieurs mĂ©dias Ă  cause de la prĂ©caritĂ© de son statut. La France compte environ 7 000 pigistes sur 35 000 journalistes.

Le fait divers est un article trĂšs populaire en presse rĂ©gionale qui relate un Ă©vĂ©nement imprĂ©vu et souvent dramatique. Il rĂ©pond aux questions Qui ? Quoi ? OĂč ? Comment ? Pourquoi ? et suscite l’intĂ©rĂȘt par sa proximitĂ© avec le lecteur.

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Etienne Porche
Co-fondateur des Sherpas
PassĂ© de minor Ă  Major pendant ma prĂ©pa HEC (Franklin puis Commercia), j'ai intĂ©grĂ© l'ESCP oĂč j'ai cofondĂ© Les Sherpas avec William. PassionnĂ© d'Ă©ducation et de dĂ©veloppement personnel, je suis ravi de te partager mes conseils afin de t'aider Ă  rĂ©ussir tes Ă©tudes avec le sourire ! âšĄïžđŸ’–

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  1. Je suis auditeur /Etudiant en Journalisme Ă  l’ISTC Polytechnique d’Abidjan-Cocody.
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    1. Merci pour ton message et bravo pour ton parcours en journalisme Ă  l’ISTC Polytechnique ! 😊 Pour bĂ©nĂ©ficier de nos conseils, n’hĂ©site pas Ă  explorer nos articles, et si tu souhaites partager ou discuter davantage sur le journalisme, on serait ravis d’échanger avec toi.

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