Points clés à retenir :
- Sciences Po Paris a reçu plus de 12 000 candidatures en 2025 pour 1 246 admis : le taux d'accès sur la voie générale est de 5 % (Sciences Po Paris, rapport jury 2025).
- Le concours commun des IEP affiche un taux d'accès de 14,3 %, avec 1 220 places ouvertes pour 2026 (réseau ScPo, 2025).
- 95,7 % des admis à Sciences Po Paris en 2025 avaient une mention Très Bien au bac (Sciences Po Paris, 2025).
- Depuis la réforme 2025, l'oral pèse 50 % de la sélection à Sciences Po Paris : préparer l'expression orale est désormais aussi décisif que les écrits.
Les concours des Instituts d'études politiques (IEP) comptent parmi les épreuves post-bac les plus sélectives de France. Réussir ces concours demande une connaissance précise de leur structure, une méthode de travail rigoureuse et, pour la grande majorité des candidats, une préparation démarrée bien avant l'année de terminale. Ce guide fait le point sur les deux voies d'accès aux IEP, les chiffres d'admission 2025, les matières à travailler en priorité et la durée de préparation adaptée.
Quelles sont les épreuves des concours Sciences Po ?
Les IEP français proposent deux voies d'accès distinctes. Sciences Po Paris recrute via Parcoursup sur dossier et oral (1 246 admis en 2025), tandis que les sept IEP du réseau ScPo partagent un concours commun à trois épreuves écrites, avec 1 220 places disponibles en 2026 (réseau ScPo, 2026). Identifier dès le départ quelle voie vous ciblez oriente toute la stratégie de préparation.
Sciences Po Paris : dossier, oral et réforme 2025
L'admission à Sciences Po Paris se fait en deux étapes via Parcoursup. La première repose sur le dossier scolaire et les activités extrascolaires. La seconde est un oral de 30 minutes portant sur des questions d'actualité, la cohérence du projet et la capacité à défendre un point de vue. Depuis la réforme de 2025, cet oral pèse 50 % de la décision finale (Sciences Po Paris, rapport jury 2025). Un dossier solide ne suffit plus sans un oral préparé.
En 2025, 3 150 candidats ont été convoqués à l'oral sur les 12 000 inscrits, soit un taux d'admissibilité de 26 %. Parmi eux, 1 246 ont été admis. La note minimale d'admission était fixée à 60 sur 80.
Concours commun des IEP : trois épreuves écrites, deux ans de culture
Le concours commun donne accès à sept IEP : Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Trois épreuves écrites composent ce concours pour la session 2026 (réseau ScPo, 2026) :
- Questions contemporaines : 3 heures, coefficient 3. Dissertation sur l'un des deux sujets au choix. Thèmes 2026 : "le vivant" et "solidarités".
- Histoire : 2 heures, coefficient 3. Analyse de documents portant sur les relations entre puissances et modèles politiques depuis les années 1930.
- Langue vivante : 1 heure, coefficient 2. Compréhension d'un texte et essai court en langue étrangère.
Ces concours sont-ils aussi sélectifs qu'on le dit ?
Les statistiques 2025 parlent d'elles-mêmes. Dans la voie générale de Sciences Po Paris, le taux d'accès est de 5 % : 6 531 candidats se sont disputé 829 places. Le concours commun des IEP est plus accessible mais reste serré : 14,3 % des candidats ont été admis en 2025 (L'Étudiant, 2025). Ces deux chiffres posent le niveau d'exigence attendu.
Le profil des reçus donne un repère utile. À Sciences Po Paris, 95,7 % des admis 2025 avaient une mention Très Bien au bac et 42,8 % les félicitations du jury. Pour le réseau ScPo, la moyenne au bac des admis s'établit à 17,2 sur 20 (L'Étudiant, 2025). Ces données ne doivent pas décourager. Elles montrent que la compétition est serrée et que la préparation fait la différence entre deux candidats de niveau comparable.
Un autre chiffre mérite attention : en 2025, exactement la moitié des admis au concours commun étaient des étudiants de Bac+1 (réseau ScPo, 2025). Repasser le concours après une première tentative n'est pas un parcours atypique. C'est même une stratégie assumée par la moitié des reçus.
Comment préparer les épreuves écrites du concours commun ?
Au concours commun des IEP, les épreuves de questions contemporaines et d'histoire cumulent ensemble 6 points de coefficient sur 8. Ce sont ces deux matières qui font la différence. Travailler chacune avec une méthode propre, et pas seulement accumuler des connaissances, est la condition d'une préparation rentable.
Questions contemporaines : construire une dissertation solide
L'épreuve de questions contemporaines évalue la capacité à raisonner sur des problèmes de société à partir d'une culture construite sur la durée. Le format attendu, la dissertation en deux parties et deux sous-parties, est précis et codifié. Les correcteurs identifient immédiatement les copies qui respectent cette structure.
Trois axes de travail s'avèrent décisifs pour cette épreuve :
- Lire la presse de fond régulièrement pour nourrir les arguments (Le Monde, Le Monde diplomatique, Alternatives Économiques)
- Lire les essais et ouvrages liés aux thèmes officiels de l'année, disponibles sur le site du réseau ScPo
- Rédiger des dissertations en temps limité avec un retour critique sur la structure et le fond
Des cours de culture générale permettent de construire cette méthode progressivement, avec un professeur qui connaît les attentes des jurys IEP et peut corriger les copies en temps réel.
Histoire : analyser et contextualiser les documents
L'épreuve d'histoire du concours commun porte sur l'analyse de documents. Il ne s'agit pas de restituer un cours, mais de commenter les sources, de les situer dans leur contexte historique et de les mettre en relation. Le programme 2026 couvre les relations entre puissances et modèles politiques depuis les années 1930.
Pour travailler cette période, des cours d'histoire ciblés permettent d'ancrer les grandes ruptures, les acteurs clés et les notions centrales (blocs, guerres, décolonisation, ordre mondial post-1991). Un professeur qui connaît le programme officiel du concours aide à concentrer les révisions sur ce qui compte vraiment pour le jury.
Langue étrangère : comprendre un texte, défendre un point de vue
L'épreuve de langue dure une heure. Elle combine la compréhension d'un texte à caractère politique ou journalistique et la rédaction d'un essai court. La grande majorité des candidats choisissent l'anglais. Le niveau attendu correspond à celui d'un lycéen de terminale aisé à l'écrit : connaissance du vocabulaire politique, capacité à formuler un argument en quelques paragraphes bien construits.
Pour les candidats qui ont des lacunes en production écrite formelle, des cours d'anglais axés sur ce format permettent de combler le retard en quelques mois. Lire régulièrement la presse anglophone (The Guardian, The Economist) apporte à la fois du vocabulaire et des modèles de raisonnement directement transférables à l'épreuve.
Combien de temps faut-il pour se préparer au concours Sciences Po ?
En 2025, la moitié des admis au concours commun étaient des étudiants de Bac+1 passant le concours en deuxième tentative (réseau ScPo, 2025). Réussir dès la terminale est possible, mais prendre deux ans pour se préparer n'est ni un aveu d'échec ni un cas marginal. C'est le parcours de la moitié des reçus.
En pratique, les épreuves de questions contemporaines et d'histoire reposent sur une culture construite sur la durée. Décider de préparer ces matières dans les trois semaines précédant le concours est rarement suffisant. Une préparation démarrée en classe de première, ou au tout début de la terminale, donne de bien meilleures marges de progression.
Pour Sciences Po Paris, la réforme 2025 ajoute une dimension au calendrier. L'oral représente 50 % de la sélection. Préparer cet oral demande des mois : la clarté de l'expression, la capacité à défendre une position face au jury et la réactivité aux questions ne s'acquièrent pas en quelques séances. Idéalement, ce travail oral commence dès le second semestre de terminale. La plateforme Les Sherpas vous propose des cours particuliers pour le niveau terminale pour vous accompagner.
Que peut apporter un professeur particulier dans cette préparation ?
Selon le Baromètre Les Sherpas 2024, 93 % des familles qui suivent des cours particuliers observent une progression de la moyenne scolaire de leur enfant (Baromètre Les Sherpas, 2024). Pour des concours aussi techniques que les IEP, où la méthode compte autant que les connaissances, un suivi personnalisé permet d'identifier les lacunes précises et de les traiter avant le jour J.
Ce qu'un professeur expérimenté apporte, c'est un retour direct sur les copies. La dissertation de questions contemporaines ou l'analyse de documents en histoire n'ont pas de "bonne réponse" objective. Elles s'évaluent sur la qualité du raisonnement, la clarté du plan et la précision du vocabulaire. Ces critères s'acquièrent vraiment avec une correction régulière et ciblée, pas avec de l'autoformation seule.
Pour préparer l'oral de Sciences Po Paris, l'accompagnement individualisé est encore plus décisif. Simuler des entretiens, corriger les maladresses d'expression et apprendre à défendre une idée sous pression sont des compétences qui s'acquièrent en pratiquant face à quelqu'un. Les Sherpas propose des professeurs spécialisés dans la préparation aux concours des IEP, recrutés sur leur propre parcours académique. Peu importe la formule que vous choisissez, le premier cours d'essai est offert pour évaluer le niveau et poser les bases d'un plan de travail adapté.
Préparer les concours des IEP, que ce soit celui de Sciences Po Paris ou le concours commun du réseau ScPo, est un effort qui se planifie. Plus la préparation commence tôt, plus les marges de progression sont grandes. Travailler avec un professeur qui connaît ces concours de l'intérieur reste la façon la plus directe de transformer du temps de travail en résultats concrets.