COVID-19 : retour sur une année de pandémie en France 😷

Rédac des Sherpas - Mis à jour le 20/11/2020
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« As-tu mis ton masque ? », « As-tu pensé à remplir ton attestation ? », « As-tu du gel ? »

Autant de questions qu’on ne posait jamais il y a seulement quelques mois. On “fêtera” bientôt le premier anniversaire du Coronavirus, du COVID-19, du Sars-cov-2 ; le moment de faire le bilan, de se remémorer tout ce qui s’est passé ces derniers mois n’est-il pas venu ? 🕕

Retour sur une année qui a bousculé nos vies, a transformé notre quotidien, mais surtout, a causé la mort, à ce jour, de 1 338 100  personnes. Je te propose de vivre, à travers cet article, les conséquences de la pandémie, uniquement en France, à travers le portrait de personnes très différentes, mais que la crise sanitaire a particulièrement touchées.

Les débuts de la crise sanitaire 🔎

Sais-tu seulement qu’il y a eu plusieurs formes de coronavirus ? Son nom actuel est : SARS-CoV-2 ; le COVID-19 étant la maladie qui en découle. Le SARS-CoV-2, relèverait d’une mutation d’un autre coronavirus, celui d’une chauve-souris, pendant la deuxième moitié du XXème siècle. Une fois muté, il pouvait contaminer un humain, ou alors un autre être vivant un peu sensible au coronavirus, comme la civette palmiste ou… le pangolin javanais ! 😮 Ce dernier représente un intermédiaire entre la chauve-souris et l’Homme.

La date exacte de contamination du « patient zéro » est… inconnue. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les premiers cas ont été connus le 31 décembre 2019, ces personnes infectées ayant ressenti les premiers symptômes autour du 8 décembre. Un médecin chinois aurait aussi donné l’alerte le 1er décembre.

En réalité, selon la presse chinoise, le « patient zéro » remonterait à mi-novembre, voire bien avant si l’on en croit des experts en phylodynamique, une discipline qui permet de traquer le virus grâce aux traces qu’il laisse dans le génome. Et si le patient zéro était sur le sol français ? En effet, on suspecte le premier cas de COVID-19 d’être un homme hospitalisé à Colmar le 16 novembre, mais ce pourrait aussi être un autre patient, hospitalisé à Hubei, en Chine, le 17. Cependant, ces deux cas ne sont pas officialisés formellement.

Cependant, les premiers cas (officiels), ont un point commun : ils se rendaient régulièrement, et/ou travaillaient dans un marché de poissons en gros, à Wuhan, en Chine, le genre de marché où l’on vend aussi des animaux vivants et sauvages, comme les civettes palmistes, bien qu’elles soient interdites de vente.

Mais pourquoi Wuhan ? On ne sait pas vraiment comment le virus a contaminé l’Homme à ce moment-là. Plusieurs hypothèses s’affrontent. 🤜🤛 Comme je viens de te l’expliquer, ce genre de virus, pour passer de l’animal à l’Homme, a besoin de muter, et cette mutation aurait pu se faire dans ce marché. Cette ville du centre de la Chine renferme de surcroît des laboratoires de virologie. La presse américaine avait à ce sujet révélé des failles quant aux mesures de sécurité prises dans ces laboratoires . Selon elle, le COVID serait réapparu à cause d’une erreur humaine. Toujours dans la même idée, une étude indienne soupçonnait, elle-aussi, une erreur faite par un Homme qui tentait de concevoir un vaccin contre le sida. Un peu étrange, non ? 😅 En tout cas, cette dernière hypothèse a été qualifiée de « théorie du complot » (comme beaucoup) une fois révélée au grand jour.

On a découvert qu’il s’agissait du Sars-CoV-2 en le séquençant, c’est-à-dire une fois son ARN (son matériel génétique) identifié. On observait alors un lien étroit avec le SARS-CoV, responsable de la mort de 774 personnes entre 2002 et 2003. Visiblement, sa deuxième version est bien plus destructrice…

Une fois les premiers cas révélés, le COVID-19 s’est répandu de façon fulgurante. Le premier décès arrive le 9 janvier 2020, il s’agit, troublante coïncidence, d’un habitué du marché de Huanan, à Wuhan. 😦 Onze jours plus tard, la ville sera confinée.

Dans la même période, les premiers cas sont officiellement déclarés en Europe (en France) et aux Etats-Unis. Le COVID arrivera en Afrique quinze jours plus tard. Tu réalises maintenant la rapidité d’une telle propagation : en à peine quelques mois, l’épidémie devient une pandémie, c’est-à-dire mondiale. 🗺

La propagation du COVID-19 commence souvent par un rassemblement important de foule, tel qu’une manifestation religieuse à Mulhouse en France, ou un match de football en Italie, qui engendre, très vite, un foyer de contamination (Cluster).

L’Italie, justement, est le premier pays d’Europe confiné, le 9 mars 2020, avec, pour corollaire, les premières conséquences économiques. C’est le début d’une crise sanitaire mondiale majeure.

Les conséquences du coronavirus en France 💡

A travers le témoignage de français, qui, comme toi, ont vécu une année folle avec cette pandémie, voyons maintenant les conséquences de cette crise sanitaire, en France.

Mais d’abord quelques dates repères qui ont marqué l’année (en France toujours) : 👇

  • ☑ 24 janvier 2020 : premiers cas officiels
  • ☑ 14 février : premier décès dû au Covid-19
  • ☑ 23 février : déclenchement du Stade 1 (freiner l’introduction du Covid-19 sur le territoire).
  • ☑ Février / début Mars : accélération forte de la diffusion du virus et passage au stade 2 (pour freiner la propagation du Covid) le 28 février.
  • ☑ 14 mars : déclenchement du stade 3 (tenter de réduire les effets du Covid : fermeture des lieux publics non-indispensables)
  • ☑ 17 mars au 11 mai : premier confinement
  • ☑ Mai / Juin / Juillet : conservation de restrictions
  • ☑ Août : le masque devient peu à peu obligatoire partout
  • ☑ Septembre : Nouvelle hausse des cas
  • ☑ 26 septembre : premières zones en « alerte maximale »
  • ☑ 14 octobre : instauration d’un couvre-feu
  • ☑ 30 octobre au 15 décembre : Deuxième confinement ( allégé)

Coronavirus : la pression dans les hôpitaux

Dans les hôpitaux, on s’organise tant bien que mal. C’est ce que nous explique :

👉 Anne, infirmière depuis vingt ans : cinq ans en hématologie, cinq autres en réanimation, réussite au concours d’entrée de l’école d’infirmiers anesthésistes.  Aujourd’hui, elle travaille dans un bloc opératoire, toutes spécialités confondues.

👉 Isabelle, attachée de recherche clinique depuis vingt ans, dans un centre hospitalier.

Toutes deux ont vu leur vie professionnelle bouleversée par la crise du coronavirus, mais pas de la même façon.

« Lors de la première vague, je suis restée au bloc opératoire. Cette fois-ci, je me suis portée volontaire, enfin plus ou moins, pour éviter à mes collègues infirmiers anesthésistes qui avaient vécu la première vague, de subir la seconde, explique Anne. »

En résumé, la première vague dans les hôpitaux a été mal vécue, notamment avec le nombre insuffisant de lits de réanimation. La France avait, avant la pandémie, 5000 lits de réanimation. En très peu de temps, début avril, on a atteint une capacité d’accueil de 7000 lits.

Pour soulager ici ou là, des services sur- saturés, des transferts ont été effectués vers des hôpitaux plus disponibles. 🚁 De plus, la pénurie de masques, et d’équipements spécifiques, ont fait de cette première vague une épreuve extrêmement pénible pour les soignants. 

Au 11 octobre, avant la seconde vague, 57% des infirmiers salariés se disaient en “épuisement professionnel” et 40% souhaitaient démissionner, selon l’Ordre national des Infirmiers. 😨

Anne est ainsi arrivée dans le service au moment de la deuxième vague avec beaucoup d’appréhension et de problèmes à résoudre tant dans sa vie professionnelle que personnelle et familiale. Elle craignait de ne pas être en mesure de bien s’occuper de ses patients, d’être bloquée dans un secteur COVID pendant des semaines. Et surtout, elle avait cette « peur de ramener ce virus à la maison ! ».

Psychologiquement, le personnel hospitalier n’a donc pas été épargné, d’autant plus que le quotidien professionnel a lui aussi changé avec la crise : – plus grande complexité de prise en charge. Se sont ajoutées à cela de grosses difficultés d’organisation : impossibilité de respecter les mesures de précaution au moment des pauses et du déjeuner, par exemple.

La charge de travail est de surcroît considérable dans les hôpitaux : c’est une perpétuelle course contre-la-montre, il faut être partout à la fois. ⏱ Et bien sûr, « l’habillage-déshabillage avant de rentrer dans les chambres des patients complique tout : les soins sont groupés au maximum de façon à faire un minimum d’aller-retour dans ces chambres. Si jamais le patient a un problème, on perd beaucoup de temps, compte tenu des impératifs, avant de pouvoir lui porter secours.»

Quant à la création de lits supplémentaires de réanimation en prévention de la seconde vague, elle doit se corréler avec plus de personnel.

Anne est révoltée quand elle constate que des soignants « travaillent dans d’autres services que le leur, sans être formés, avec comme consigne de leur hiérarchie, voire des ressources humaines ‘’vous ferez comme vous pourrez’’ ». 🤨 

Mon sentiment de n’être qu’un pion déplaçable à souhait n’a fait que se renforcer au fur et à mesure. Il est massivement partagé par mes collègues.

Anne

Infirmière

Isabelle, elle, est attachée de recherche clinique dans un service de pédiatrie en maladies rares. Elle supervise la mise en place d’essais cliniques, avant la mise sur le marché de nouveaux traitements.

Contrairement à sa collègue, bien qu’elle ne soit pas directement concernée par le Covid-19, elle en subit néanmoins les contraintes et les conséquences sur le suivi de ses patients. « Même si nous sommes moins touchés que les services directement impactés, nous rencontrons des difficultés pour mener à bien les protocoles de recherche en cours, et la mise en place de nouveaux essais cliniques. Nous parvenons à convaincre les familles de ne pas arrêter les traitements. Elles restent toutefois angoissées de venir au Centre dans ces conditions, mais nous mettons tout en œuvre pour les rassurer et expliquons que l’arrêt des soins serait catastrophique pour les patients. »

Malgré tout, certains déplacements ont été très difficiles pour certains patients. Isabelle cite des cas de patients qui ont dû arrêter leurs traitements pendant quelques semaines voire quelques mois; une réalité préoccupante….. 😰

Dans ces circonstances, Isabelle comme Anne ont constaté des changements majeurs dans l’exercice de leur profession ; même si “ça fait longtemps que j’ai pris conscience du changement du monde de l’hôpital”, avoue Anne.

En ce moment, le coronavirus semble moins agressif, même si les hôpitaux restent sous tension. 👊 

Les personnes âgées, les plus vulnérables face au COVID-19 🧓

Les principales victimes du coronavirus sont certainement les personnes âgées, car il affecte de façon très forte leur santé : neuf personnes sur dix qui meurent du Covid-19 ont plus de 65 ans, et les plus de 80 ans sont ceux qui présentent les symptômes les plus graves de la maladie.

Les symptômes observés sont multiples, et plus ou moins importants (on peut même être malade asymptomatique !).  – fatigue – toux (dans la majorité des cas) – difficultés respiratoires – douleurs dans la poitrine – difficultés pour bouger et parler – perte du goût et de l’odorat. Les cas graves concernent les personnes âgées, mais aussi celles atteintes de différentes pathologies et donc plus vulnérables.

Que ressentent les personnes âgées face à ce virus ? Suzette, 78 ans, veuve, nous a gentiment ouvert la porte de son apparetment, où elle est confinée pour la deuxième fois, pour en parler.

Le premier confinement, je l’ai assez bien vécu, parce que je pensais que tous le respectaient : il n’y avait pas beaucoup de monde dans les rues. Pour le deuxième, je suis un peu frustrée parce que les gens ne respectaient rien du tout.

Suzette

Retraitée

A ce propos, selon une étude réalisée par l’IFOP (Institut Français de l’Opinion Publique), 60% des français avouent n’avoir pas respecté, au moins une fois, les règles de ce second confinement. 😬

Suzette, comme toi sûrement, regrette le temps où l’on pouvait sortir quand et où l’on voulait, sans avoir à remplir d’attestation. « Quand on a l’habitude de sortir où et quand on veut, on se sent privé de liberté. »

Mais pour elle, pas question d’attraper le virus ! « Disons que je suis un petit peu fragile parce que j’ai de l’asthme, alors je respecte la règle. »

Pour autant, Suzette ne s’ennuie pas : avec le téléphone, on reste en contact avec ses amis et sa famille, et puis, elle a toujours quelque chose à faire. Cependant, elle reste lucide ; s’il le faut, elle se dit prête à sacrifier Noël, cette fête de famille, oh combien importante, et pour les retrouvailles familiales et pour l’économie du pays.

 Aux dernières nouvelles, lors de la conférence de Jean Castex jeudi dernier, on pourra possiblement retrouver notre famille à Noël, mais pas « de grosse fête » ! 😫

Noël passé, le virus sera toujours là. « Le virus va certainement perdre de sa virulence, et je pense qu’on prendra ce virus-là comme celui de la grippe, dans le temps. Il y aura d’autres maladies qui vont hélas arriver… », nous confie Suzette, qui pense qu’en cas de vaccin, elle ne le fera pas, ou du moins pas tout de suite. « J’ai toujours entendu dire qu’un vaccin, il fallait une quinzaine d’années pour qu’il soit efficace. Pour mon compte, j’ai essuyé les déconvenues du BCG. Aussi je suis un peu sceptique ; autant je suis pour le vaccin contre la grippe, autant pour cette maladie-là… ».

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