En tant que parent, l’orientation est un sujet qui peut vous donner des sueurs froides et qui est prétexte à des débats animés à la maison. Si le sujet est d’ailleurs très anxiogène au lycée, il est bon de l’aborder aussi au collège, pour le choix des spécialités, mais aussi pour embarquer votre enfant sur le sujet (même si ce n’est pas “grave” de ne pas savoir ce qu’on veut faire plus tard” 😉).
Pour vous permettre de mieux comprendre les enjeux et problématiques de l’orientation des lycéens, Diplomeo a interrogé 1011 jeunes français âgés de 16 à 25 ans sur leur orientation (actuelle et passée), et les chiffres obtenus sont particulièrement intéressants.
Comment les ados d’aujourd’hui construisent-ils leur choix d’orientation ? À qui font-ils confiance pour décider de leur avenir ? Regrettent-ils leur choix et pourqoi ? Mais aussi, quelle place laissent-ils à leurs parents et à l’intelligence artificielle lorsqu’il faut faire des choix ou leurs dossiers ? Ce sont ce genre de questions auxquelles ont voulu répondre Diplomeo et Hellowork à travers cette enquête. On vous explique tout ça. 👇
🧠 À retenir
- L’orientation commence tôt et se fait souvent sans assez d’accompagnement, puisque 34 % des jeunes se questionnent dès le collège, et 20 % disent n’avoir eu aucun accompagnement à l’école.
- Les parents sont un repère clé, car 68 % des jeunes sont aidés par leurs parents et la famille influence les choix dans 50% des cas.
- L’IA est déjà très utilisée par les jeunes comme outil pratique (61 % des lycéens/étudiants l’ont utilisée au moins une fois dans leur parcours), mais aussi comme interlocuteur externe (car elle les aide à clarifier et enrichir leurs sources d’informations).
Comprendre l’orientation aujourd’hui 🧭
💡 Le saviez-vous ?
L’enquête Diplomeo X HelloWork a été menée en partenariat avec Discurv auprès de 1 001 jeunes Français de 16 à 25 ans, dont 78% en situation d’orientation et 2% en demarche de réorientation.
Des choix qui commencent tôt
Si votre enfant est encore au lycée, ou même au collège, vous le savez mieux que quiconque : l’orientation démarre avant le lycée.
🔢 Ce que disent les chiffres
34 % des jeunes interrogés commencent à se questionner sur leur avenir dès le collège. Cela se renforce en fin de troisième, lorsque se pose le choix entre voie générale, technologique ou professionnelle.
Autrement dit, au collège, les élèves sont déjà sensibilisés, mais lorsqu’arrivent les décisions officielles, s’ils ont une première idée de leur orientation, celle-ci reste vague (choix de spécialité ou de filiere) et intégre déjà des doutes sur les premiers choix.
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Un accompagnement parfois absent
En parallèle des questions d’âge et de niveau scolaire, l’orientation est aussi une question d’accès aux informations et de dispositifs deployés par le systeme éducatif ou l’aide à la jeunesse. Et si des dispositifs existent, l’accompagnement semble loin d’être satisfaisant au regard des jeunes.
🔢 Ce que disent les chiffres
Quand on les interroge, 8% des jeunes considérent l’accompagnement insuffisant, et 20 % déclarent n’avoir bénéficié d’aucun accompagnement pour leur orientation (à l’école, dans les institutions ou auprès de leur entourage).
En tant que parent, on peut ainsi s’interroger sur l’accès à l’information et le rôle des parent sur la sensibilité au sujet. Malgré l’éccompagnement des enseignants, la présence de Centre d’information et d’Orientation, ou encore la masse de sites web en ligne spécialisés, on constate que les jeunes se sentent encore démunis sur ces questions.
Et cela aide à comprendre pourquoi certains jeunes vont chercher des réponses ailleurs, quitte à intéroger l’IA (au grand dam des parents).
Des critères de décision très concrets
Quand les jeunes doivent choisir une orientation, les passions et les centres d’intêret personnels restent le premier facteur d’influence. Mais celle de la famille ou des informations disponibles sur Parcoursup guide aussi très fortement leurs choix.

Mais lorsqu’il s’agit de choisir ses formations sur Parcousup, les jeunes s’appuient sur des critères plus pragmatiques. Les plus cités sont :
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La localisation (35 %) ;
-
L’intérêt pour le secteur (31 %) ;
-
Le salaire à la sortie (30 %).
S’ajoutent aussi des éléments comme la spécialisation de la formation ou la réputation de l’établissement.
🔢 Ce que disent les chiffres
Malgré les nombreux critères utilisés pour choisir leur orientation, seuls 27 % estiment avoir trouvé une formation qui “cochait toutes les cases”.

Dans les faits, au moment de Parcoursup ou Monmaster, beaucoup d’étudiants font des compromis, pour sécuriser leur choix, intégrer une formation qu’ils considèrent davantage à leur niveau (même si elle attire moins), ou éviter de perdre une année…
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L’usage de l’IA dans l’orientation
À la lecture de l’étude, on découvre que sur l’orientation aussi, les jeunes font massivement appelle à l’IA. 61% des sondés disent avoir utiliser l’IA au moins une fois pour leur orientation.
Comme un outil de reflexion tout d’abord. Pour :
-
Avoir des réponse à leur question (35%) ;
-
Avoir un avis neutre sur leurs idées (26%) ;
-
Et meme pour échanger plus facilement qu’avec un adulte (23%).
Mais aussi pour faciliter le quotidien :
-
Rédiger leurs lettres de motivation (28%) ;
-
Avoir toutes les informations au meme endroit (27%).

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Le cas de la ré-orienation
Parmis les jeunes interrogés, 22 % d’entre eux étaient dans une situation de réorientation, une situation assez méconnue par les parents et pourtant de plus en plus fréquente parmi les étudiants. L’étude montre que la réorientation est rarement vécue comme une erreur par les jeunes, en s’appuyant notamment sur les motifs de la réorientation.Si 45 % des étudiants cite le changement de leur centre d’intérêt comme la source principale de la réorientation, il n’en reste pas moins que :
-
36 % des étudiants citent un mauvais choix ou de mauvais conseils reçus lors de la phase d’orientation ;
-
53 % citent une déception sur le cursus ou la pédagogie rencontrée.
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Pour en savoir plus sur la réorientation sur Parcoursup, découvrez notre article à ce sujet !
Le rôle des parents 👨👩👦
Au-delà de l’étude et du constat chiffé qu’il en ressort, on peut se poser des question quant au rôle des parents sur l’orientation. Même si les jeunes ont aujourd’hui accès à une grande autonomie et une quantité d’informations impressionnante pour s’orienter, leurs parents restent un pilier dans l’orientation.
🔢 Ce que disent les chiffres
L’enquête montre que :
- 50 % des jeunes citent la famille parmi les facteurs qui influencent leurs choix devant Parcoursup (39 %).
- 68 % des 16–25 ans interrogés disent être aidés par leurs parents pour s’orienter (contre 13 % aidés par un frère ou une sœur).

Vous l’aurez compris, votre rôle est essentiel. Pourtant, l’étude a également mis en lumière un point délicat.
Quand l’influence parentale devient trop directive, certains jeunes le vivent mal après coup !
🔢 Ce que disent les chiffres
Les résultats de l’enquête ont montré que “4 lycéens sur 10 regrettent d’avoir trop écouté leurs parents”. Et quand il y a réorientation, 25 % estiment qu’ils auraient dû davantage suivre leurs propres envies plutôt que l’avis de leurs parents. Ce chiffre grimpe même à 41 % chez les 16–18 ans.
Cela ne veut pas dire que les jeunes rejettent l’aide des parents. Cela montre surtout que l’accompagnement idéal ressemble plus à un cadre qu’à une prise en charge ou un “flicage”. Au risque de répéter les conseils que nous listons régulièrement : aider son enfant à s’orienter est avant tout basé sur le fait de poser des questions, vérifier les infos avec eux ou parler budget… plutôt qu’à une décision à prendre à leur place !
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Comme on sait que ce n’est pas toujours facile de savoir à quel moment cadrer son enfant et à quel moment lâcher du lest, on vous a justement préparé un article sur le sujet !
La question de la distance avec la famille dans le choix
L’orientation, ce n’est pas seulement savoir “quelle formation veux-tu faire ?”, c’est aussi “quelle vie souhaites-tu avoir pendant tes études ?”. Et là, la distance avec la famille pèse réellement.
🔢 Ce que disent les chiffres
44 % des jeunes préfèrent rester proches de leur famille, tandis que 26 % d’entre eux souhaitent au contraire s’en éloigner.
Derrière ces chiffres, on retrouve des sujets très concrets, comme :
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Le logement ;
-
Le coût de la vie ;
-
Les transports ;
-
Le sentiment de sécurité ;
-
L’envie d’autonomie.
Autant d’éléments qui peuvent expliquer des choix qui semblent surprenants au premier abord, comme une formation un peu moins idéale sur le papier, mais plus rassurante ou plus simple au quotidien.
Que faut il penser de l’usage de l’IA pour s’orienter ?
💡 Le saviez-vous ?
L’enquête rappelle que, pour les jeunes, l’IA est un “outil d’éclairage” au même titre que les proches et les sources officielles et qu’elle ne remplace pas l’accompagnement humain.
Concrètement, votre rôle peut être assez simple. Il s’agit surtout d’encourager votre enfant à croiser ce que l’IA leur répond. Avec des sources fiables, que ce soit avec des fiches officielles, en échangeant avec un professeur, un conseiller d’orientation ou une école, et à utiliser l’outil pour clarifier, pas pour décider à sa place.
⁉️ FAQ
À quel moment faut-il commencer à parler d’orientation avec son enfant ?
Le plus tôt possible, mais sans pression. L’idée n’est pas de choisir à 13 ans, plutôt d’ouvrir le champ : centres d’intérêt, matières aimées/détestées, rythme de travail, environnement souhaité.
Comment aider son ado s’il n’a “aucune idée” de métier ou de formation ?
Commencez par le concret, en le questionnant sur ce qu’il aime faire (et ce qu’il ne supporte pas), en voyant avec lui ses contraintes et les vôtres (budget, mobilité, besoin d’encadrement), et en distinguant 2–3 domaines à explorer.
Quels critères prioriser quand tout semble important ?
Aidez-le à hiérarchiser en 3 niveaux :
- Non négociable (ex. domaine, ville, budget, alternance)
- Important (ex. réputation, spécialisation, débouchés)
- Bonus (ex. campus, options, vie associative)
Que faire si mon enfant veut rester proche de nous, ou au contraire partir loin ?
Traitez ça comme un critère d’orientation à part entière, pas comme un caprice. Une partie des jeunes veulent rester proches, d’autres s’éloigner. Discutez des raisons : sécurité, budget, besoin d’autonomie, fatigue des transports, envie de “nouveau départ”. Ensuite, cherchez un compromis ensemble.
Comment encadrer l’usage de l’IA pour l’orientation sans interdire ni laisser faire ?
Fixez des règles claires, en expliquant à votre ado que l’IA sert à explorer et structurer, pas à décider. Ensuite, demandez-lui à chaque fois des réponses sourcées (et vérifiez toujours derrière), et conseillez à votre ado de reformuler systématiquement avec ses propres mots pour éviter le “copié-collé”.
L’IA peut-elle aider à écrire la lettre de motivation Parcoursup sans risque ?
Oui, si elle sert de brouillon. Votre enfant peut demander un plan, des formulations plus claires ou des exemples de structure. Mais esuite, il doit la personnaliser avec son projet, son vœu, ses expériences, ses raisons spécifiques. L’IA peut faciliter la rédaction (c’est un usage fréquent), mais l’écrit final doit rester authentique et cohérent avec le dossier.
Vous l’aurez compris, aujourd’hui, l’orientation démarre souvent tôt, se construit par étapes, et implique des compromis. Et quand l’accompagnement manque, il est logique que les jeunes cherchent des repères ailleurs, entre les proches, les plateformes disponibles et les nouveaux outils.
On espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair sur la vision de l’orientation et la réalité de cette dernière chez les jeunes aujourd’hui. Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire. 😉