{"id":268849,"date":"2024-01-08T09:00:00","date_gmt":"2024-01-08T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/sherpas.com\/blog\/?p=268849"},"modified":"2024-04-17T23:18:41","modified_gmt":"2024-04-17T21:18:41","slug":"albert-londres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sherpas.com\/blog\/albert-londres\/","title":{"rendered":"Albert Londres ou les d\u00e9buts du grand reportage \ud83d\udd75\ufe0f"},"content":{"rendered":"\n

Tu as peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 entendu parler du prix Albert Londres, qui est d\u00e9cern\u00e9 chaque ann\u00e9e aux meilleurs grands reporters francophones ! D\u00e9couvre dans ce portrait l\u2019homme qui se cache derri\u00e8re ce prix ! <\/p>\n\n\n\n

On te retrace ici l\u2019incroyable histoire de ce journaliste et \u00e9crivain fran\u00e7ais<\/strong> \u2b07\ufe0f ! <\/p>\n\n\n\n

1, 2, 3, c\u2019est parti ! \ud83d\ude80<\/p>\n\n\n\n

La vie d\u2019Albert Londres <\/h2>\n\n\n\n

Albert Londres est consid\u00e9r\u00e9 comme le p\u00e8re fondateur du journalisme d\u2019investigation<\/strong>. Durant presque toute sa vie, il a parcouru le monde pour couvrir les grands \u00e9v\u00e9nements de son temps, toujours en premi\u00e8re ligne. <\/p>\n\n\n

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\"Un
Albert Londres quand il dit : “Une valise, on dirait que c’est la libert\u00e9 qu’on a dans la main<\/em>” . <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n

Pour en d\u00e9couvrir plus sur le monde du journalisme<\/a>, c’est par ici ! <\/p>\n\n\n\n

N\u00e9 en 1884 \u00e0 Vichy, Albert Londres commence sa carri\u00e8re professionnelle \u00e0 Lyon en tant que comptable<\/a>, mais sa passion pour le th\u00e9\u00e2tre et la po\u00e9sie<\/a> le font monter \u00e0 Paris<\/strong>, o\u00f9 il publie des recueils de po\u00e9sie. <\/p>\n\n\n

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Un nom de famille qui \u00e9voque d\u00e9j\u00e0 le voyage\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n

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Londres \u00e9tait le vrai nom du journaliste ! En effet, la famille de son p\u00e8re, modeste chaudronnier, \u00e9tait d\u2019origine gasconne et s\u2019appelait <\/span>Loundr\u00e8s. <\/span><\/i>Au fil des g\u00e9n\u00e9rations, le nom s\u2019est transform\u00e9 en <\/span>Londr\u00e8s<\/span><\/i> puis en <\/span>Londres<\/span><\/i>. <\/span><\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n

En 1904, \u00e0 20 ans, il devient le correspondant parisien du journal lyonnais Salut Public<\/em><\/strong>. Par la suite, il entre au Matin<\/em>, o\u00f9 il couvre les couloirs de la Chambre des D\u00e9put\u00e9s<\/strong>. Il r\u00e9dige des chroniques politiques, qu\u2019il ne signe pas ! <\/p>\n\n\n

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Je demeure convaincu qu\u2019un journaliste n\u2019est pas un enfant de ch\u0153ur<\/span> et que son r\u00f4le ne consiste pas \u00e0 pr\u00e9c\u00e9der les processions, la main plong\u00e9e dans une corbeille de p\u00e9tales de roses. Notre m\u00e9tier n\u2019est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie<\/span>.<\/p>\n<\/q>\n\n

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Albert Londres <\/p>\n

Journaliste et \u00e9crivain<\/p>\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n

Le d\u00e9but de la 1\u00e8re Guerre mondiale \ud83e\ude96<\/h3>\n\n\n\n

En 1914, la guerre \u00e9clate<\/strong>. Albert Londres<\/strong>, comme il est r\u00e9form\u00e9<\/strong>, est affect\u00e9 au minist\u00e8re de la Guerre \u00e0 Reims<\/strong>, o\u00f9 il est t\u00e9moin du bombardement de la cath\u00e9drale gothique. Il \u00e9crit le papier \u201cIls bombardent Reims\u201d, qu\u2019il signe cette fois-ci, et fait sensation. Son style d\u00e9tonne : plut\u00f4t que de se r\u00e9fugier derri\u00e8re l\u2019objectivit\u00e9, il \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne des textes courts, vifs, enflamm\u00e9s. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il devient correspondant de guerre et est envoy\u00e9 au front<\/strong>. <\/p>\n\n\n

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Nous \u00e9tions cinq hommes qui ne parlaient plus. Le sort de l’\u0153uvre qui depuis huit si\u00e8cles \u00e9merveille le monde nous tenaillait l\u2019esprit<\/span>. Un sous-officier nous croisa. – C\u2019est la sous-pr\u00e9fecture qui flambe, cria-t-il. […]<\/p>\n

Elle [la cath\u00e9drale de Reims] n\u2019\u00e9tait pas suppliante comme celle de Chartres, pas \u00e0 genoux comme celle de Paris, pas puissante comme celle de Leon. C\u2019\u00e9tait la majest\u00e9 religieuse descendue sur terre<\/span>. Ils allaient la br\u00fbler.<\/p>\n<\/q>\n\n

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Albert Londres<\/p>\n

Ils bombardent Reims, Le Matin, 21 septembre 1914.<\/p>\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n

De 1915 \u00e0 1918, il se rend au sud-est de l\u2019Europe, o\u00f9 il pense que tout se passe. Il travaille dor\u00e9navant pour l\u2019un des plus importants quotidiens de l\u2019\u00e9poque : Le Petit Journal<\/em><\/strong>, ayant rompu avec Le Matin<\/em>. Il couvre les combats de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise d\u2019Orient en Turquie, en Gr\u00e8ce, en Albanie, en Serbie<\/strong>.<\/p>\n\n\n

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\u00c0 lire aussi<\/p>\n

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Si tu veux en savoir plus sur les combats de la Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/a>, c’est par ici !<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n

En 1919, il est renvoy\u00e9 du Petit Journal<\/em> par Clemenceau pour ses propos sur l\u2019Italie, et \u00e9crit d\u00e9sormais pour L\u2019Excelsior<\/em><\/strong>. Ses reportages d\u00e9crivent la vie sous le r\u00e9gime bolch\u00e9vique de l\u2019Union sovi\u00e9tique<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n

En 1922, il se rend au Japon<\/strong> et en Chine<\/strong> et en ram\u00e8ne une s\u00e9rie d\u2019articles <\/strong>qui conna\u00eetra un grand succ\u00e8s. Il publie plusieurs articles dans un recueil La Chine en folie<\/em> qui conna\u00eetra un grand succ\u00e8s ! Il y raconte la Chine d\u2019alors, en proie \u00e0 une profonde anarchie, o\u00f9 les pirates, les trafiquants de drogue et les tenanciers de tripots tiennent le haut du pav\u00e9. En Inde, il rencontre Nehru et Gandhi et raconte le vent de r\u00e9bellion qui souffle sur ce vaste pays encore sous domination britannique<\/strong>.<\/p>\n\n\n

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\n \n \n \n \n \"Personne\n <\/picture>\n
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