Dans le film am\u00e9ricain Les Trolls<\/em> de Walt Dohrn, on \u00e9voque le \u00ab trollstice \u00bb, une f\u00eate dont le nom est bas\u00e9 sur le terme \u00ab solstice \u00bb. Si cet \u00e9v\u00e9nement inspire encore <\/strong>des r\u00e9alisateurs (et des jeux de mots), on n\u2019a pourtant souvent qu\u2019une vague id\u00e9e de ce que c\u2019est. Pour rendre justice \u00e0 ce moment astronomique, on te pr\u00e9sente 10 histoires et l\u00e9gendes autour du solstice\u202f!<\/strong> \u2600\ufe0f<\/p>\n\n\n
D\u00e9butons par le commencement\u202f! Que se cache-t-il derri\u00e8re cet \u00e9trange mot ? En fran\u00e7ais, le nom masculin \u00ab solstice \u00bb est un emprunt au latin <\/strong>solstitium<\/em><\/strong> qui se compose de sol<\/em> qui signifie \u00ab soleil \u00bb <\/strong>et de statum<\/em> qui est issu du verbe sistere<\/em>, soit \u00ab demeurer immobile \u00bb<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n
\ud83d\udc49 Si on l\u2019appelle ainsi, c\u2019est parce que le verbe sistere<\/em> fait r\u00e9f\u00e9rence aux deux \u00e9poques de l’ann\u00e9e o\u00f9 l\u2019astre semble rester au m\u00eame endroit <\/strong>durant quelques jours avant de se rapprocher \u00e0 nouveau de l’\u00e9quateur. On dit alors qu\u2019il atteint sa plus forte d\u00e9clinaison bor\u00e9ale ou australe (pour les plus pointilleux).<\/p>\n\n\n
\ud83d\udca1 Le savais-tu ?<\/p>\n<\/div>\n
C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Pline l’Ancien<\/strong>, un \u00e9crivain naturaliste<\/a> romain du I\u1d49\u02b3 si\u00e8cle av. J-C, qu\u2019on conna\u00eet maintenant ce mot. Il a employ\u00e9 plusieurs fois le terme latin <\/strong>solstitium<\/em><\/strong> dans son ouvrage en prose intitul\u00e9 Histoire naturelle<\/em>. Donc, qu\u2019est-ce qu\u2019on dit ? Merci Pline !<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n
\ud83d\udea8 Gilet de secours<\/p>\n<\/div>\n
\ud83d\udea9<\/strong> Rappel :<\/strong> en termes non scientifiques (oui, on comprend ton d\u00e9sarroi), un \u00e9quinoxe renvoie au moment de l\u2019ann\u00e9e durant lequel le jour et la nuit poss\u00e8dent \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame dur\u00e9e<\/strong>. D\u2019o\u00f9 le mot \u00ab \u00e9quinoxe \u00bb qui est n\u00e9 de l\u2019association du latin \u00e6quus<\/em> (\u00e9gal) et noctis<\/em> (nuit).<\/p>\n\n\n
\u00c0 lire aussi<\/p>\n
\ud83c\udf0c D\u00e9couvre la v\u00e9ritable histoire du syst\u00e8me solaire<\/a> !<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n
Si les \u00e9quinoxes se caract\u00e9risent par une dur\u00e9e \u00e9gale entre le jour et la nuit sur toute la plan\u00e8te<\/a>, les solstices correspondent en revanche \u00e0 des dur\u00e9es maximales qui ne sont pas les m\u00eames en fonction de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re<\/strong> observ\u00e9. \ud83d\udc40<\/p>\n\n\n\n
La date des solstices correspond au d\u00e9but de l’\u00e9t\u00e9 ou de l’hiver astronomique. Dans les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es, les solstices sont souvent utilis\u00e9s pour d\u00e9finir les saisons du calendrier<\/strong>. Bref, ils ont un job<\/a> \u00e0 plein temps !<\/p>\n\n\n
\u21aa\ufe0f Quels r\u00f4les ont-ils ?<\/p>\n<\/div>\n
Tout comme c\u2019est le cas pour les saisons, les dates des solstices d’hiver et d’\u00e9t\u00e9 sont invers\u00e9es<\/strong> pour les parties oppos\u00e9es du globe terrestre. Dans les environs du 21 juin, c’est l’\u00e9t\u00e9 qui commence dans l’h\u00e9misph\u00e8re Nord alors que l’hiver d\u00e9bute dans l’h\u00e9misph\u00e8re Sud.<\/p>\n\n\n
\u00c0 lire aussi<\/p>\n
\u2604\ufe0f \u200aM\u00e9t\u00e9ore, m\u00e9t\u00e9orite, ast\u00e9ro\u00efde <\/a>: quelle diff\u00e9rence ?<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n
On dit qu\u2019une ann\u00e9e conna\u00eet deux solstices. Dans le calendrier gr\u00e9gorien, le premier est proche du 21 juin tandis que le second est proche du 21 d\u00e9cembre<\/strong>. Ces dates \u00e9voluent en fonction des l\u00e9gers mouvements de l’axe de rotation de la Terre. Ben oui, \u00e7a manquerait de piquant si c\u2019\u00e9tait trop simple ! \ud83d\ude0f<\/p>\n\n\n\n
\ud83d\udc49 \u00c0 la diff\u00e9rence des \u00e9quinoxes, l’heure exacte des solstices est difficile \u00e0 d\u00e9terminer <\/strong>directement avec de l’observation. Les variations de la d\u00e9clinaison solaire deviennent plus petites \u00e0 mesure qu\u2019elle s’approche du minimum ou du maximum.<\/p>\n\n\n
\ud83d\udca1 Le savais-tu ?<\/p>\n<\/div>\n
Claude Ptol\u00e9m\u00e9e<\/strong>, un astronome, math\u00e9maticien et g\u00e9ographe grec, utilisait une m\u00e9thode fond\u00e9e sur l’interpolation<\/strong>. Cette m\u00e9thode consistait \u00e0 mesurer la d\u00e9clinaison du Soleil \u00e0 midi sur plusieurs jours avant et apr\u00e8s le solstice.<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n
Autre m\u00e9thode mythique ? L\u2019utilisation d\u2019un astrolabe ! Il s\u2019agit d\u2019un cercle gradu\u00e9 permettant d\u2019observer des \u00e9toiles et de faibles dimensions<\/strong>. Pour utiliser cet \u00e9trange outil qui a l\u2019air tout droit sorti du film La Boussole d’or<\/em> de Chris Weitz, il faut disposer d’un point interm\u00e9diaire visible de nuit comme la Lune.<\/p>\n\n\n
\ud83d\udc49 Pas facile de d\u00e9terminer une heure pr\u00e9cise, mais des dates concr\u00e8tes oui ! D\u2019apr\u00e8s le calendrier gr\u00e9gorien, un calendrier<\/a> solaire con\u00e7u \u00e0 la fin du XVI\u1d49 si\u00e8cle<\/strong>, les dates moyennes de commencement des saisons sont :<\/p>\n\n\n\n