{"id":272353,"date":"2026-05-06T14:24:00","date_gmt":"2026-05-06T12:24:00","guid":{"rendered":"https:\/\/sherpas.com\/blog\/parents\/?p=272353"},"modified":"2026-05-05T15:27:03","modified_gmt":"2026-05-05T13:27:03","slug":"grande-enquete-nationale-revisions-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sherpas.com\/blog\/parents\/a\/grande-enquete-nationale-revisions-2026\/","title":{"rendered":"La grande enqu\u00eate nationale des r\u00e9visions 2026 \ud83d\udd0e"},"content":{"rendered":"\n
On pourrait croire que les r\u00e9visions n\u2019ont pas vraiment chang\u00e9. Pourtant, entre le contr\u00f4le continu, l\u2019\u00e9volution des outils web, l\u2019intelligence artificielle et les habitudes de vie, la fa\u00e7on de travailler des \u00e9l\u00e8ves ne ressemble plus tout \u00e0 fait \u00e0 celle d\u2019il y a 10 ou 15 ans.<\/p>\n\n\n\n
Pour y voir plus clair, Les Sherpas a lanc\u00e9 une grande enqu\u00eate nationale sur les r\u00e9visions<\/strong> aupr\u00e8s de coll\u00e9giens, lyc\u00e9ens et \u00e9tudiants. Et dans cet article, on d\u00e9crypte avec vous les 10 grands enseignements de l\u2019\u00e9tude et ce qu\u2019ils disent des besoins r\u00e9els des \u00e9l\u00e8ves aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n \ud83e\udde0 \u00c0 retenir<\/p>\n<\/div>\n \n C’est peut-\u00eatre le premier enseignement de cette enqu\u00eate, et sans doute le plus parlant pour vous en tant que parent, vos enfants abordent rarement les r\u00e9visions comme un moment d’apprentissage<\/strong>. Ils les subissent bien souvent comme une contrainte.<\/p>\n\n\n\n Commen\u00e7ons par le ressenti. Quand on demande aux \u00e9l\u00e8ves comment ils vivent les r\u00e9visions, les r\u00e9ponses laissent peu de place au doute :<\/p>\n\n\n 66,8% les d\u00e9crivent comme une p\u00e9riode difficile ;<\/p>\n\n <\/span>\n <\/li>\n 86,2% se d\u00e9clarent stress\u00e9s ;<\/p>\n\n <\/span>\n <\/li>\n Et seulement 4,6% y voient quelque chose de positif.<\/p>\n\n <\/span>\n <\/li>\n <\/ul>\n \n\n\n\n Autrement dit, pour la grande majorit\u00e9 de vos enfants, les r\u00e9visions ne sont pas v\u00e9cues comme une opportunit\u00e9 de progresser ou de consolider leurs acquis. C’est avant tout une \u00e9preuve \u00e0 traverser, avec tout le stress et la pression que \u00e7a implique.<\/p>\n\n\n \ud83d\udca1 Le saviez-vous ?<\/p>\n<\/div>\n Et ce ressenti va de pair avec une vision tr\u00e8s particuli\u00e8re de ce que sont les r\u00e9visions. 72% des \u00e9l\u00e8ves les consid\u00e8rent comme une action ponctuelle, destin\u00e9e uniquement \u00e0 pr\u00e9parer une \u00e9ch\u00e9ance pr\u00e9cise. Ils ne sont que 27,8% \u00e0 les percevoir comme un vrai mode d’apprentissage \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n Alors, quand est-ce qu’ils s’y mettent vraiment ? La r\u00e9ponse risque de vous faire sourire, ou soupirer.<\/p>\n\n\n\n 52,7% des \u00e9l\u00e8ves<\/strong> commencent \u00e0 r\u00e9viser moins d’une semaine avant un examen<\/strong>. Et parmi eux, 14,6% attendent<\/strong> la veille, voire l’avant-veille, pour ouvrir leurs cahiers. En vingt ans, les outils ont chang\u00e9, les programmes aussi, mais la procrastinationelle, a visiblement r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 toutes les r\u00e9formes.<\/p>\n\n\n\n Ce n’est pas une question de mauvaise volont\u00e9. C’est souvent la cons\u00e9quence directe de cette vision des r\u00e9visions comme une contrainte ponctuelle, on repousse ce qui fait peur, jusqu’au moment o\u00f9 on ne peut plus reculer.<\/p>\n\n\n\n Si le stress touche les \u00e9l\u00e8ves en g\u00e9n\u00e9ral, il ne les touche pas de la m\u00eame fa\u00e7on selon le genre.<\/p>\n\n\n 44,3% des filles se d\u00e9clarent \u00ab\u00a0beaucoup stress\u00e9es\u00a0\u00bb contre 34,9% des gar\u00e7ons, soit pr\u00e8s de 10 points d’\u00e9cart ;<\/p>\n\n <\/span>\n <\/li>\n La pression scolaire les affecte aussi davantage, puisque 53,1% des filles ressentent cette pression, contre 44,6% des gar\u00e7ons.<\/p>\n\n <\/span>\n <\/li>\n <\/ul>\n \n\n\n\n Derri\u00e8re le stress et la procrastination, cette enqu\u00eate met le doigt sur quelque chose de plus profond, le probl\u00e8me n’est pas que vos enfants ne veuillent pas r\u00e9viser. C’est qu’ils ne savent souvent pas comment le faire.<\/p>\n\n\n\n Quand on demande aux \u00e9l\u00e8ves s’ils ont appris \u00e0 r\u00e9viser, la r\u00e9ponse est sans appel, 54,4% d\u00e9clarent avoir peu ou pas appris \u00e0 r\u00e9viser<\/strong>, que ce soit \u00e0 l’\u00e9cole ou ailleurs.<\/p>\n\n\n\n Et \u00e7a se voit dans les m\u00e9thodes qu’ils utilisent. Relire son cours, refaire des fiches de r\u00e9visions<\/strong><\/a>, voil\u00e0 les deux grandes strat\u00e9gies qui dominent. Des m\u00e9thodes rassurantes et famili\u00e8res, mais pas forc\u00e9ment efficaces. Car la recherche en sciences cognitives est formelle l\u00e0-dessus, la relecture passive est l’une des techniques de m\u00e9morisation les moins performantes qui soient.<\/p>\n\n\n \ud83d\udca1 Le saviez-vous ?<\/p>\n<\/div>\n Des techniques de m\u00e9morisation active existent et ont fait leurs preuves, comme les flashcards<\/b><\/span><\/a>, les cartes mentales (ou mind maps<\/i><\/b><\/span><\/a>), la m\u00e9thode Cornell<\/b><\/span><\/a>, la technique Pomodoro<\/b><\/span><\/a>. Elles reposent sur des m\u00e9canismes bien document\u00e9s, comme la r\u00e9p\u00e9tition espac\u00e9e ou la r\u00e9cup\u00e9ration active en m\u00e9moire. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019elles sont encore tr\u00e8s peu enseign\u00e9es en classe.<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n Ce qui est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant dans les r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate, c’est l’\u00e9cart entre ce que les \u00e9l\u00e8ves connaissent et ce qu’ils font vraiment.<\/p>\n\n\n\n Les techniques de m\u00e9morisation active sont connues par pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves, car en moyenne, 45,8% d’entre eux d\u00e9clarent avoir entendu parler de ces m\u00e9thodes<\/strong>. Mais la notori\u00e9t\u00e9 ne suffit pas \u00e0 cr\u00e9er l’usage. <\/p>\n\n\n \ud83d\udca1 Le saviez-vous ?<\/p>\n<\/div>\n Si nous prenons l’exemple des flashcards, 53,8% des \u00e9l\u00e8ves<\/b> connaissent cette m\u00e9thode, mais seulement 32,4% l’utilisent r\u00e9ellement<\/b>. Soit presque 20 points d’\u00e9cart<\/b> entre savoir que \u00e7a existe et franchir le pas.<\/p>\n\n <\/div>\n <\/section>\n\n\n\n Probablement parce que ces techniques demandent un effort de mise en place initial et parce qu’elles ne sont pas suffisamment encourag\u00e9es, ni m\u00eame expliqu\u00e9es, dans le cadre scolaire. Au final, les \u00e9l\u00e8ves restent donc dans leur zone de confort, m\u00eame quand ils savent que \u00e7a ne suffit pas.<\/p>\n\n\n\n Pour vous, en tant que parent, ce constat est important. Ce n’est pas parce que votre enfant \u00ab\u00a0r\u00e9vise\u00a0\u00bb qu’il r\u00e9vise efficacement. Et l’aider \u00e0 d\u00e9couvrir de meilleures m\u00e9thodes<\/strong>, c’est peut-\u00eatre l’un des meilleurs moyens que vous ayez pour l’accompagner vraiment.<\/p>\n\n\n\n
Les r\u00e9visions, une \u00e9preuve redout\u00e9e et souvent repouss\u00e9e \ud83d\ude30<\/h2>\n\n\n\n
Une p\u00e9riode difficile pour une \u00e9crasante majorit\u00e9 d’\u00e9l\u00e8ves \ud83d\ude1f<\/h3>\n\n\n\n
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L\u2019intemporelle r\u00e9vision de derni\u00e8re minute \u270d\ufe0f<\/h3>\n\n\n\n
Les filles, plus touch\u00e9es que les gar\u00e7ons \ud83d\udc6d<\/h3>\n\n\n\n
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Ce qu’on n’apprend (toujours) pas \u00e0 l’\u00e9cole \ud83d\udcda<\/h2>\n\n\n\n
\u00ab\u00a0On ne nous a pas appris \u00e0 r\u00e9viser\u00a0\u00bb \ud83d\ude13<\/h3>\n\n\n\n
Des m\u00e9thodes connues mais pas pratiqu\u00e9es \ud83d\udcc4<\/h3>\n\n\n\n
Pourquoi cet \u00e9cart ? \ud83e\udd14<\/h3>\n\n\n\n